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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Aide à mourir : « une forme de cristallisation », le gouvernement devrait proposer de supprimer les délits d’entrave et d’incitation

Personnalités citées :Philippe VigierOlivier Falorni
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Le contexte

Le débat sur le droit à l'aide à mourir en France est en cours depuis plusieurs années, avec des propositions de loi et des discussions au sein du Parlement. Le gouvernement cherche à trouver un compromis sur ce sujet sensible, qui suscite des opinions divergentes au sein de la société et des institutions politiques.

Ce qu'il faut retenir

Le gouvernement français prévoit de proposer la suppression des délits d'entrave et d'incitation à l'aide à mourir lors de la nouvelle lecture du texte à l'Assemblée nationale. Philippe Vigier, rapporteur général, a confirmé cette intention et a souligné la nécessité d'apaiser les tensions autour de ce sujet. Le délit d'entrave, introduit lors de la lecture en commission, prévoit des sanctions sévères pour ceux qui tentent d'empêcher l'accès à l'aide à mourir. En parallèle, un délit d'incitation a été ajouté pour punir les pressions exercées sur les personnes souhaitant recourir à cette aide.

Ce que ça change

Cette proposition de suppression des délits pourrait faciliter l'accès à l'aide à mourir en France et réduire les tensions politiques autour de ce sujet. Elle pourrait également influencer le débat public sur la fin de vie et la législation en matière de droits des patients. La décision finale de l'Assemblée nationale prévue pour le 15 juillet sera cruciale pour l'avenir de cette législation.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le gouvernement tente de trouver des solutions et cherche des compromis et devrait donc supprimer ces deux délits

Le gouvernement devrait proposer la suppression des délits d’entrave et symétriquement d’incitation à recourir au droit à l’aide à mourir , au cours de la nouvelle lecture du texte sur la fin de vie à l’Assemblée, a confirmé mercredi son rapporteur général, Philippe Vigier (MoDem), qui la soutiendra.

Selon les informations de La Tribune Dimanche, le gouvernement présentera des amendements afin de dépénaliser le texte et d’y supprimer ces délits. Interrogé, le gouvernement n’a pas répondu dans l’immédiat.

Mais lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale au côté de ses quatre co-rapporteurs, Philippe Vigier a confirmé l’intention du gouvernement, et annoncé qu’il « accompagnerait » cette suppression. « On a bien vu qu’il y avait une forme de cristallisation » autour de ces dispositions, « dans un sens comme dans l’autre », et « nous, on est là pour apaiser mais aussi pour faire que ce texte aille jusqu’au bout », avec un dernier mot à l’Assemblée prévu le 15 juillet, a-t-il précisé .

Le délit d’entrave a été introduit par les députés lors de la lecture en commission du projet de loi du gouvernement sur la fin de vie en 2024. Le député Olivier Falorni l’a repris tel quel lors du dépôt de sa proposition de loi sur le droit à l’aide à mourir après la dissolution.

Alourdi lors de la première lecture en mai 2025, il prévoit désormais une peine de deux ans de prison et 30 000 euros d’amendes, calqué sur celui s’appliquant pour l’interruption volontaire de grossesse. Ce délit consiste par le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur l’aide à mourir par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales de l’aide à mourir.

En miroir, lors de la seconde lecture, en février 2026, les députés ont ajouté un délit d’incitation, réclamé notamment par les opposants du texte, passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende, visant à punir d’éventuelles pressions sur une personne afin qu’elle recoure à l’aide à mourir.

Cette conférence de presse se tenait au lendemain de l’échec d’une réunion entre députés et sénateurs pour tenter de trouver un compromis sur le texte. Les cinq co-rapporteurs (d’EPR jusqu’à LFI) ont fustigé « l’absence totale de volonté » des sénateurs, opposés au texte. Ils ont redit leur volonté de « continuer à avancer sur un texte d’équilibre » lors de la nouvelle lecture qui s’ouvre la semaine du 22 juin dans l’hémicycle, et dès lundi en commission.

La proposition de loi retournera ensuite au Sénat, mais le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’il donnerait le dernier mot aux députés le 15 juillet.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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