Aller au contenu principal
Toute l'actualité
parlementvia Le HuffPost··2 min de lecture

Après une rupture conventionnelle, vous toucherez le chômage moins longtemps qu’avant

Personnalités citées :Jean-Pierre FarandouSébastien LecornuJerôme EndNathalie Colin-OesterléSophie Taillé-Polian
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le Parlement français débat depuis plusieurs mois de la réforme de l'assurance chômage, en particulier des ruptures conventionnelles, qui permettent aux salariés de quitter leur emploi à l'amiable tout en bénéficiant d'allocations chômage. Cette réforme s'inscrit dans un contexte de recherche d'économies budgétaires et de retour à l'emploi.

Ce qu'il faut retenir

Le Parlement a adopté un texte réduisant la durée d'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle, passant de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans. Le gouvernement estime que cette mesure permettra des économies de 800 millions d'euros par an à partir de 2029. Les députés ont exprimé des opinions divergentes sur l'impact de cette réforme, certains la considérant comme une dérive, d'autres comme une nécessité pour le marché du travail.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait réduire le soutien financier pour les chômeurs issus de ruptures conventionnelles, ce qui pourrait influencer leur retour à l'emploi. Elle soulève des préoccupations sur la précarité des travailleurs et la manière dont les employeurs utilisent ces ruptures pour se séparer de salariés.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Des mois de chômage en moins. Le Parlement a définitivement adopté ce mardi 2 juin un texte transposant dans la loi un accord conclu entre partenaires sociaux pour réduire la durée d’allocation chômage en cas de rupture conventionnelle.

Cette mesure, défendue par le gouvernement, doit permettre jusqu’à 800 millions d’euros d’économies annuelles, à partir de 2029. L’Assemblée nationale a approuvé par 353 voix contre 114 ce projet de loi en deuxième lecture, avec le soutien de la droite, du centre et de l’extrême droite , et dans les mêmes termes que le Sénat il y a deux semaines.

« Vous avez permis à la démocratie sociale de rejoindre la démocratie parlementaire » , s’est félicité le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou dans l’hémicycle. « Cette réforme doit permettre 15 000 retours à l’emploi supplémentaires » , a ajouté sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Créées en 2008, les ruptures conventionnelles permettent à un employeur et un salarié de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage. Avec 515 000 ruptures conventionnelles individuelles signées en 2024, elles sont en augmentation, et représentent désormais plus d’un quart des dépenses d’assurance chômage.

« Une dérive » , selon Jerôme End (LR). La députée Horizons Nathalie Colin-Oesterlé a pointé le profil des bénéficiaires de ruptures conventionnelles, « plus qualifiés » , et pourtant restant comparativement « plus longtemps au chômage » . « Ce paradoxe a un nom, l’optimisation des droits » , a-t-elle déclaré.

Au contraire, la députée Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste), a dénoncé que nombre de ruptures conventionnelles sont « en réalité des licenciements déguisés, utilisés par les employeurs pour se débarrasser d’un salarié sans motif et sans risque d’être mis devant les prud’hommes » , a-t-elle ajouté.

L’accord conclu en février entre trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et FO) prévoit notamment de ramener de 18 à 15 mois la durée maximale d’indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, après une fin de contrat de travail à l’amiable.

Cette durée serait fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans (contre 22,5 mois actuellement pour les 55-56 ans, et 27 mois à partir de 57 ans). Les séniors auraient toutefois possibilité de demander une prolongation de leur indemnisation, appréciée au cas par cas.

Cet accord, que la CGT et la CFE-CGC n’ont pas signé, nécessitait une modification du Code du travail pour permettre sa mise en œuvre. À gauche, si une majorité de socialistes s’est abstenue, la France insoumise, le groupe communiste et les Écologistes se sont opposés au texte.

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.