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educationvia Sud Ouest··3 min de lecture

Bac 2026. « C’étaient des calculs simples » : les élèves de première ont étrenné l’épreuve anticipée de mathématiques

Personnalités citées :Édouard GeffrayGabriel Attal
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Le contexte

Le baccalauréat français a subi plusieurs réformes ces dernières années, notamment avec la réforme Blanquer qui a modifié le tronc commun des matières. En réponse à des résultats décevants dans les évaluations internationales, le gouvernement a introduit une épreuve anticipée de mathématiques pour les élèves de première. Cette épreuve vise à revaloriser l'enseignement des mathématiques.

Ce qu'il faut retenir

Plus de 500 000 élèves de première ont passé l'épreuve anticipée de mathématiques au baccalauréat. Les élèves ont exprimé des avis variés sur l'épreuve, certains la trouvant accessible malgré l'interdiction de la calculatrice. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a souligné l'importance de cette épreuve pour attester du niveau des élèves en mathématiques. Cette initiative fait suite à une baisse historique des résultats en mathématiques observée dans une étude internationale.

Ce que ça change

Cette nouvelle épreuve pourrait influencer les futurs parcours des élèves en valorisant les mathématiques dans le cadre de Parcoursup. Elle répond également à une volonté gouvernementale de remédier à la baisse de niveau en mathématiques, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les méthodes d'enseignement et les priorités éducatives en France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Plus de 500 000 élèves de première générale et technologique ont passé vendredi l’épreuve anticipée inédite de mathématiques au baccalauréat, créée après les résultats décevants d’une étude internationale sur le niveau des élèves français et qui comptera pour Parcoursup

« Je pense que ça s’est bien passé, c’étaient des choses qu’on a déjà vues et revues, j’étais bien préparé », a commenté auprès de l’AFP Youssouf, 17 ans, élève du lycée Gabriel-Fauré dans le XIII e arrondissement de Paris, qui n’a pas suivi la spécialité maths pendant l’année. Les élèves de première générale et technologique avaient deux heures pour répondre, sans calculatrice, à un questionnaire à choix multiples de calcul pour évaluer les automatismes et un ensemble de deux à trois exercices indépendants. Avec trois sujets distincts selon les parcours : spécialité mathématiques, enseignement scientifique sans spécialité ou tronc commun technologique.

Lucile, 16 ans, « déteste cette matière » mais s’est « motivée » parce que la note comptera pour Parcoursup, plateforme d’accès pour les études supérieures. « C’étaient des calculs simples de tête, raconte-t-elle. L’interdiction de la calculatrice n’était pas un handicap. C’était plus facile que les sujets sur lesquels on s’était entraîné. »

« On avait peur de ne pas avoir assez de temps, mais ça a été », a renchéri Eléa, élève du lycée Périer à Marseille, qui considère que l’interdiction de la calculatrice est une « bonne mesure, parce qu’il y en a trop qui ne connaissent pas leurs tables de multiplication ». « Ça fait travailler le cerveau, selon son camarade Adam, 17 ans, en première STMG (management et gestion). Mais en même temps, avec le stress, on est plus susceptibles de faire des erreurs. »

Les élèves qui ont choisi une spécialité mathématiques en terminale passeront toujours également une épreuve dans cette discipline à la fin de l’année prochaine.

« C’est la première fois qu’on va pouvoir attester par un examen national du niveau en mathématiques de tous les élèves de première générale et technologique de France », a réaffirmé devant la presse le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, en lançant l’épreuve au lycée Gabriel-Fauré. « Ce qui d’ailleurs apparaîtra dans Parcoursup pour les années suivantes et ce qui permet aussi de valoriser les mathématiques » comme cela est « fait pour le français depuis maintenant des décennies », a-t-il poursuivi.

Cette épreuve est issue du « choc des savoirs » de l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, qui en avait annoncé la création fin 2023, dans la foulée des résultats décevants de l’étude internationale Pisa. Elle pointait une baisse « historique » du niveau des élèves français en maths entre 2018 et 2022, « la plus importante observée » depuis la première étude en 2000. Pour le gouvernement, cette nouvelle épreuve, de coefficient 2, contribue à « revaloriser » la place au lycée des mathématiques, discipline ayant disparu du tronc commun des matières obligatoires entre 2019 et 2023 avec la réforme Blanquer.

À Bayonne, une partie des lycéens de première du lycée immersif en langue basque ont affirmé avoir composé leur épreuve en basque, alors que le ministre n’en a annoncé la possibilité qu’à partir de 2028. Seront-ils sanctionnés ? « On verra, mais je ne suis pas là pour encourager des pratiques qui ne sont pas conformes au cadre […] Je ne souhaite pas qu’ils composent en basque », a déclaré Édouard Geffray vendredi, interrogé par l’AFP. Selon lui, « les élèves n’ont pas besoin aujourd’hui de composer en langue basque, encore moins l’épreuve de mathématiques qui est à 90 % numérique, et non pas littéraire ».

À partir de 2028, les élèves auront la possibilité de passer une épreuve de spécialité dans une langue régionale pour les lycéens ayant suivi cette discipline dans la langue en question. Les textes d’application doivent être publiés dans l’été.

Les épreuves anticipées de maths et de français font partie des épreuves dites terminales du bac, qui représentent au total 60 % de la note finale du baccalauréat. Le contrôle continu sur deux ans compte pour 40 %. Pour les terminales, les épreuves écrites débutent lundi avec la philosophie.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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