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educationvia Sud Ouest··2 min de lecture

Lycée : le stage de seconde doit rester limité à de « l’observation », insiste le ministre de l’Éducation après plusieurs accidents mortels

Personnalités citées :Édouard GeffrayMustafa OzcelikArnaud DarthenayPaul VannierGabriel AttalAgnès AndersenJean-Rémi Girard
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Le contexte

Le stage de seconde en milieu professionnel est une obligation pour les élèves de lycée en France, instaurée pour leur permettre de découvrir le monde du travail. Cependant, plusieurs accidents mortels récents ont soulevé des inquiétudes concernant la sécurité des élèves durant ces stages. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a rappelé l'importance de la sécurité et des consignes à suivre.

Ce qu'il faut retenir

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a insisté sur le fait que le stage de seconde doit rester un stage d'observation, suite à des accidents mortels survenus récemment. Il a écrit aux chefs d'établissement pour rappeler les consignes de sécurité et a remis un document aux élèves pour sensibiliser les maîtres de stage. Des parents d'élèves et des syndicats expriment des préoccupations sur la sécurité et l'intérêt pédagogique de ces stages, certains appelant à leur suppression ou à leur optionnalité.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les enjeux de sécurité liés aux stages en milieu professionnel pour les élèves de seconde. Les déclarations du ministre et les réactions des parents et syndicats pourraient influencer les futures décisions politiques concernant la structure et la mise en œuvre de ces stages, ainsi que les mesures de sécurité à adopter.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Alors que les élèves de seconde débutent leur stage de deux semaines, le ministre Édouard Geffray insiste sur les consignes de sécurité après plusieurs accidents mortels

Le stage de deux semaines en milieu professionnel que les élèves de seconde entament lundi doit rester un stage « d’observation » , a insisté vendredi le ministre de l’Éducation nationale, affirmant avoir rappelé les « consignes de base » de sécurité, après des accidents mortels de lycéens .

« J’ai écrit à tous les chefs d’établissement de France pour leur demander d’avoir une action de sensibilisation pour leurs élèves sur le fait qu’ils ne devaient en aucun cas s’exposer à quelque danger que ce soit », a déclaré Édouard Geffray à la presse lors d’un déplacement à Paris. « Nous avons remis un document aux élèves pour qu’ils le remettent à leur maître de stage, rappelant les consignes de base. Le principal enjeu, c’est qu’un stage d’observation reste bien d’observation ».

En avril, un élève de 15 ans d’un lycée professionnel dans le Gard est décédé écrasé par un chariot élévateur sur son lieu de stage de seconde dans une entreprise de BTP. En réaction à l’accident, le gouvernement a annoncé une mission flash pour « renforcer les conditions de sécurité » des stagiaires de troisième et de seconde. Elle n’a pas encore rendu ses conclusions. « Les parents sont inquiets. Depuis 2025, au moins six élèves mineurs sont décédés en stage ou en formation », a alerté Mustafa Ozcelik, vice-président de la fédération de parents d’élèves FCPE.

« Les entreprises ne sont pas des garderies. Il y a des risques inhérents à chaque secteur d’activité. Envoyer des enfants sans aucune préparation de l’Éducation nationale et aucun suivi de l’Éducation nationale, c’est inadmissible », avait fustigé mercredi en conférence de presse Arnaud Darthenay, père d’un lycéen de 16 ans décédé lors de son stage de seconde à Saint-Lô (Manche) en 2025. Il était au côté du député LFI Paul Vannier, qui a déposé récemment une proposition de loi pour supprimer ce stage.

Depuis juin 2024, les 550 000 lycéens de seconde générale et technologique ont un stage obligatoire, dispositif voulu par Gabriel Attal lors de son passage à l’Éducation nationale pour mener une « reconquête du mois de juin ». En 2025, « entre 90 et 95 % » des adolescents ont réalisé ce stage, selon le ministère.

Mais plusieurs syndicats souhaitent sa suppression, ou qu’il soit rendu optionnel, pour des raisons pédagogiques et de moyens notamment. « C’est une surcharge de travail pour les lycées », affirme Agnès Andersen, du syndicat de chefs d’établissement ID-FO, qui milite pour que les proviseurs aient le choix de mettre en place ou non ce stage. Selon Jean-Rémi Girard, du syndicat Snalc, le stage de seconde est « le moins surveillé et le plus flou, parce qu’il n’a pas d’intérêt pédagogique ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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