Passer son oral du bac en pleine canicule ne sera pas une fatalité. Alors qu’un épisode de très fortes chaleurs doit toucher une grande partie de la France dès ce mercredi 17 juin, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé mardi une mesure inédite pour les candidats convoqués la semaine prochaine.
Les épreuves orales de français ainsi que le grand oral du baccalauréat pourront être décalées localement si les conditions de température sont jugées trop difficiles dans certains établissements et certaines régions.
L’idée n’est pas de reporter les examens à l’échelle nationale, mais de permettre des ajustements ciblés là où la chaleur rendrait le passage des épreuves particulièrement éprouvant.
« Dans l’hypothèse où la température dans tel ou tel centre d’examen serait trop importante, nous nous autoriserons localement […] à décaler de quelques jours ou de quelques heures les épreuves qui se dérouleraient l’après-midi dans des établissements qui seraient trop chauds » , a expliqué le ministre de l’Éducation Édouard Geffray lors d’un point presse organisé à l’issue d’une réunion interministérielle consacrée à la canicule.
Pour l’instant, le report des épreuves orales ne peut concerner que les candidats convoqués lundi 22 juin, date attendue du pic de canicule, a précisé Édouard Geffray ce mercredi 17 juin sur franceinfo . Si leur épreuve est reportée en raison de la chaleur, « ils recevront une convocation jeudi ou au plus vendredi matin leur indiquant que leur oral est décalé de quelques jours ».
Le ministre ne fixe pas de seuil de température précis à partir duquel un oral devra être reporté, mais ajoute : « Vous n’allez pas passer votre oral du bac dans une salle où il fait 38 °C ou 40 °C. »
Le ministère souligne que la question ne touche pas seulement les candidats : les examinateurs peuvent, eux aussi, passer « six à sept heures » de leur journée dans des locaux surchauffés. L’objectif est donc, selon Édouard Geffray, de garantir « des conditions décentes » aux élèves comme au personnel.
Les examens écrits du baccalauréat échappent, quant à eux, en grande partie au problème cette année puisqu’ils ont tous été programmés le matin.
La question des examens par forte chaleur est devenue un sujet récurrent des dernières années. Si les épreuves du brevet et celles du baccalauréat professionnel comportent encore des sessions organisées en après-midi, cette organisation doit évoluer. « Ce ne sera plus le cas l’an prochain », a expliqué Édouard Geffray.
