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educationvia Sud Ouest··2 min de lecture

Université : 900 euros en licence, 1 500 euros en master… Les syndicats étudiants redoutent une « augmentation colossale » des frais d’inscription

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Philippe BaptisteClara Privé
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Le contexte

Le financement des universités françaises est un sujet de débat récurrent, notamment en raison des difficultés financières rencontrées par les établissements. Les assises gouvernementales sur le financement des universités ont été lancées pour évaluer la situation budgétaire et proposer des solutions. Les frais d'inscription actuels sont jugés insuffisants par certains acteurs du secteur.

Ce qu'il faut retenir

Des syndicats étudiants s'inquiètent d'une possible augmentation des frais d'inscription à l'université, qui pourraient atteindre 900 euros pour une licence et 1 500 euros pour un master. Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a affirmé que les frais d'inscription pour 2027 resteraient identiques à ceux de 2026. Les présidents des assises gouvernementales ont proposé d'augmenter le recours au mécénat et aux financements privés, ce qui suscite des inquiétudes quant à l'impact sur la recherche.

Ce que ça change

Cette situation pourrait avoir des conséquences significatives sur l'accès à l'enseignement supérieur en France, en rendant les études plus coûteuses pour les étudiants. De plus, le recours accru aux financements privés pourrait influencer les priorités de recherche des universités, au détriment des sciences humaines.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Des organisations étudiantes redoutent une augmentation significative des droits d’inscription à l’université après la présentation de travaux sur le financement des établissements

Des organisations étudiantes s’inquiètent mardi d’une possible hausse généralisée des frais d’inscription à l’université , après la présentation des travaux des présidents des assises gouvernementales sur le financement des universités , mais le ministre affirme que ce n’est pas à l’ordre du jour. « En restant modérés, les droits d’inscription pourraient » représenter jusqu’à 10 % « des ressources universitaires » contre 2,5 % aujourd’hui, selon une diapositive présentée aux membres du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser, organe consultatif) par les présidents des assises gouvernementales sur le financement des universités.

Cette hausse porterait le coût annuel d’une licence à environ 900 euros, contre 178 aujourd’hui, et celui d’un master à 1 500 euros, contre 254 euros, a indiqué Clara Privé, trésorière de l’Unef, qui « tire la sonnette d’alarme » face à une « augmentation colossale ». « L’objectif est clair : trouver des ressources financières autres que celles de l’État », dénonce dans un communiqué l’Union étudiante, qui avance des calculs similaires.

Sollicité, le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste a temporisé. « Je rappelle que le rapport définitif n’est pas rendu. Et en tout état de cause, comme je l’ai dit, comme je le redis et comme je le redirai si nécessaire, les droits d’inscription pour 2027 en licence, en master et en doctorat pour les étudiants communautaires seront identiques à ceux de 2026 », a-t-il assuré. En février, il avait affirmé qu’augmenter les frais d’inscription pour les étudiants français « à un niveau soutenable » était un « débat légitime », dans un contexte de difficultés financières des établissements.

Il avait toutefois ajouté ne pas pouvoir « mettre en place une telle réforme à court terme », estimant que « les conditions (n’étaient) pas réunies à ce jour ». Selon Clara Privé, les présidents des assises ont aussi proposé d’augmenter le recours des universités au mécénat et aux entreprises privées pour se financer, « un scandale absolu » selon l’étudiante, qui s’inquiète de « l’impact » que cela peut avoir sur la recherche.

Selon elle, les sciences humaines risquent d’être délaissées au profit de recherches plus « rentables pour les entreprises ». L’Union étudiante estime de son côté que cela risque « d’entraîner des chantages à la subvention ». Les présidents des assises ont également, selon l’Unef, encouragé les universités à « financiariser » leur immobilier, en louant par exemple les locaux à des entreprises.

Le ministère a lancé en janvier des assises du financement des universités, coprésidées par Jérôme Fournel, inspecteur général des finances et ex-directeur de cabinet de l’ancien Premier ministre Michel Barnier, et Gilles Roussel, président de l’université Gustave-Eiffel, afin d’aboutir à un « diagnostic partagé » sur la situation budgétaire des universités.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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