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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

Cannabis médical : une expérimentation française et bordelaise montre un impact positif mais limité

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

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Le contexte

L'expérimentation du cannabis médical en France a été mise en place pour évaluer son efficacité et son impact sur le système de soins. Ce sujet est d'actualité alors que la France envisage une généralisation potentielle de ces traitements, en attendant des décrets gouvernementaux.

Ce qu'il faut retenir

Une étude de l'université de Bordeaux et de l'Inserm conclut que l'usage du cannabis médical a un effet positif mais limité sur le système de soins en France. Les patients ayant recours à ce traitement ont réduit leur consommation d'antalgiques, mais de manière marginale. La Haute autorité de santé doit se prononcer sur la prise en charge de ces médicaments par la Sécurité sociale, un élément crucial pour leur commercialisation.

Ce que ça change

Cette étude pourrait influencer les décisions politiques concernant la généralisation du cannabis médical en France. L'attente de décrets gouvernementaux est un facteur clé pour la mise en œuvre de ces traitements, ce qui pourrait avoir des implications sur l'accès des patients à ces soins.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Des chercheurs de l’université de Bordeaux et de l’Inserm, ont estimé que l’usage du cannabis médical a un effet positif sur le système de soins en France, il reste tout de même limité

L’usage du cannabis médical, testé plusieurs années en France auprès d’un nombre limité de patients, leur a globalement permis de réduire leur recours aux antidouleurs mais de manière limitée, conclut un bilan rendu public cette semaine.

« À partir de l’effectif limité étudié dans l’expérimentation du cannabis médical en France, l’initiation du cannabis médical montre un impact positif, bien que de faible intensité sur le recours aux soins », conclut cette analyse réalisée par des chercheurs de l’Inserm et de l’Université de Bordeaux, et transmise mercredi par l’Uivec, lobby français des producteurs de cannabis thérapeutique.

La publication de ce document, qui fait suite à une action en justice de l’Uivec auprès de l’État, enrichit le débat au moment où un large flou demeure sur la généralisation potentielle de traitements à base de cannabis en France, le sujet étant actuellement à l’étude chez la Haute autorité de santé (HAS).

L’usage du cannabis médical, déjà en vigueur dans plusieurs pays contre la douleur et l’anxiété, a fait l’objet au début des années 2020 d’une expérimentation auprès de plusieurs milliers de patients, sous l’égide de l’agence du médicament (ANSM). Le but n’était pas de déterminer si le cannabis est, en soi, efficace dans certaines indications - la littérature scientifique fait déjà apparaître des bénéfices, néanmoins modestes - mais s’il l’est suffisamment pour avoir un impact positif sur le système de soins.

L’étude rendue publique mercredi laisse penser que cet impact existe mais reste faible. À titre d’exemple, pour certaines douleurs réfractaires dites « neuropathiques », la proportion de patients sous antalgiques est passée de 73 % à 69 % après l’initiation des traitements à base de cannabis.

Un effet suffisamment important pour justifier l’intérêt de ces traitements « pour les patients en impasse thérapeutique […] où aucune alternative satisfaisante n’existe », assure l’Uivec. La HAS doit notamment se prononcer sur le caractère souhaitable ou non d’une prise en charge de ces médicaments par la Sécurité sociale, un point essentiel pour envisager une commercialisation à grande échelle.

Cette évaluation ne peut, toutefois, pleinement commencer sans la sortie de décrets gouvernementaux toujours en attente. Interrogé, le ministère de la Santé a confirmé que leur publication est prévue d’ici à juillet, comme l’espèrent les professionnels du secteur.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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