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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

« On a besoin de mesures concrètes et pluriannuelles » : les psychiatres du secteur public menacent d’une grève mi-septembre

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Stéphanie RistFrançois Braun
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Le contexte

Le secteur de la psychiatrie publique en France fait face à une crise persistante, exacerbée par un manque de moyens et des réponses jugées insuffisantes de la part du gouvernement. Les syndicats de psychiatres expriment leur mécontentement face à l'absence de mesures concrètes pour améliorer la situation.

Ce qu'il faut retenir

Les syndicats de psychiatres du secteur public annoncent une grève à partir de mi-septembre en raison de l'absence de réponses adéquates du gouvernement à la crise de la psychiatrie. Ils critiquent les mesures proposées comme étant vagues et insuffisantes. Les syndicats demandent des augmentations de capacités d'hospitalisation et de revalorisation des ressources. Le gouvernement a récemment annoncé des mesures pour améliorer le suivi des élèves en détresse psychique, mais les professionnels de santé doivent s'organiser pour les mettre en œuvre.

Ce que ça change

Cette grève pourrait avoir un impact significatif sur le système de santé mentale en France, mettant en lumière les lacunes dans le financement et les ressources allouées à la psychiatrie. Les revendications des syndicats pourraient également inciter le gouvernement à réévaluer ses priorités en matière de santé mentale.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Le secteur psychiatrique réclame notamment plus de moyens « pour rattraper tout le retard ». Les principaux syndicats appellent à la grève à partir de mi-septembre

« Consternés » par les « réponses inconsistantes » du gouvernement face à la crise de la psychiatrie, les principaux syndicats de psychiatres du secteur public appellent à la grève à partir de mi-septembre, ont-ils annoncé dans un communiqué transmis mercredi.

Début juin, lors de la réunion interministérielle sur la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale, « on attendait un projet ambitieux, structuré, une méthode, un échéancier, une perspective d’envergure » mais « on a trouvé de la communication, des promesses vagues, des mesures cosmétiques ou irréalisables, sans moyens supplémentaires », écrivent ces organisations.

Parmi elles figurent l’Intersyndicale de la Défense de la Psychiatrie Publique (IDEPP), le syndicat des Psychiatres d’Exercice Public (SPEP), le syndicat des Psychiatres des Hôpitaux (SPH) et l’Union syndicale de la Psychiatrie (USP).

Les responsables syndicaux se sont vus proposer une rencontre, mais des ministres, « nous en avons rencontré au moins 5 ou 6 depuis 4 ans, nous avons déposé des propositions qui sont restées sans suite », poursuit l’intersyndicale. Les auteurs rappellent avoir élaboré, pour l’ex-Premier ministre François Braun, « un dossier complet sur la charge de travail en psychiatrie hospitalière lequel, malgré son actualité brûlante, semble s’être volatilisé… et la psychiatrie publique se trouve de plus en plus exsangue », soulignent-ils.

La psychiatrie « n’a pas besoin de communication ni de caresses », mais de mesures « concrètes et pluriannuelles pour rattraper les retards qui se cumulent d’année en année », et de « moyens conséquents pour pouvoir faire face aux missions » qui se multiplient, estiment-ils.

Les syndicats réclament notamment l’augmentation des capacités d’hospitalisation et d’accueil en CMP (centres médico-psychologiques, sans nuitée), une « revalorisation des ressources » des structures et des rémunérations. « À défaut, et devant ce silence assourdissant, nous lançons un mouvement de mobilisation et de grève de tous les psychiatres publics à partir de mi-septembre », indiquent-ils.

Le 2 juin, le gouvernement avait annoncé deux nouvelles mesures, dont un « coupe-file », qui doit permettre aux élèves « repérés » par l’Éducation nationale comme étant en état de détresse psychique, d’être orientés en moins de 48 heures vers un suivi adéquat. Mais ce sera aux professionnels de santé de « s’organiser entre eux » de manière à « libérer des créneaux » pour ces « urgences », avait dit la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

Elle avait aussi annoncé vouloir mettre fin aux pratiques de contention - qui consistent à entraver physiquement certains patients - dans les établissements psychiatriques d’ici 2030.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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