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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Corse : deux maires jugés en juin pour insolvabilité frauduleuse et blanchiment

Personnalités citées :François BartoliJacky BartoliJean-Jacques Panunzi
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Le contexte

Les maires de Conca et de Zonza, François et Jacky Bartoli, sont impliqués dans une affaire judiciaire concernant la liquidation d'une paillote en Corse. Cette affaire a été signalée par le préfet de Corse-du-Sud et a conduit à une enquête sur des accusations de fraude et de blanchiment. Le Conseil d'État a également ordonné la démolition de l'établissement pour occupation illégale du domaine public.

Ce qu'il faut retenir

François et Jacky Bartoli, maires de Conca et Zonza, seront jugés le 24 juin 2026 pour des accusations de fraude et de blanchiment liées à la liquidation de la paillote La Siesta. Ils sont sous contrôle judiciaire après avoir été déférés au parquet de Bastia. L'enquête a révélé des détournements d'actifs de l'entreprise, privant les créanciers de leurs droits. Trois autres personnes sont également convoquées pour des accusations de recel et de blanchiment.

Ce que ça change

Cette affaire met en lumière des pratiques potentiellement illégales au sein de la gestion municipale en Corse. Elle soulève des questions sur la transparence et l'intégrité des élus locaux, ainsi que sur la protection des droits des créanciers dans des situations de liquidation judiciaire.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les maires de Conca et de Zonza, les frères François et Jacky Bartoli, comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Bastia dans le cadre d’une affaire liée à la liquidation judiciaire d’une paillote

Les frères François et Jacky Bartoli, maires de Conca et Zonza (Corse-du-Sud), vont être jugés le 24 juin 2026 à Bastia pour notamment organisation frauduleuse d’insolvabilité et blanchiment dans le cadre d’une enquête sur la liquidation judiciaire de la paillote La Siesta à Conca.

« François et Jacky Bartoli sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Bastia le 24 juin 2026 pour y être respectivement jugés des chefs d’abus de faiblesse, de banqueroute, d’organisation frauduleuse d’insolvabilité d’une personne morale par son dirigeant, de blanchiment et de recel de banqueroute », a indiqué mercredi soir le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, dans un communiqué. Dans l’attente du procès, ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Ils « ont été déférés » mercredi au parquet de Bastia « à l’issue de leur garde à vue » dans le cadre d’une enquête « ouverte en juin 2024 sur le fondement d’un signalement du préfet de Corse-du-Sud dans le contexte de la liquidation judiciaire de la société exploitant la paillote La Siesta » et « gérée par François Bartoli », précise le magistrat.

À l’automne 2023 et au terme de dix ans de procédures, le Conseil d'État avait ordonné la démolition de l’établissement de plage pour occupation irrégulière du domaine public maritime. Les investigations de la gendarmerie suggèrent que « François Bartoli aurait sciemment organisé dès la fin 2023 l’insolvabilité de sa société » par une « suite de détournements des principaux actifs de l’entreprise », après « la date de cessation de paiement retenue par le tribunal de commerce d’Ajaccio », selon la même source.

Privant les créanciers, dont l’État, de leurs droits, « ces détournements opérés au profit de proches ou de sociétés dans lesquelles Jacky Bartoli disposait d’intérêts personnels, auraient ensuite permis la reprise de l’activité » via « la création de la société Battina, le 1er mai 2024 » pour exploiter La Siesta, détaille le procureur. « Les investigations ont également révélé les conditions douteuses de la cession de la parcelle sur laquelle est implantée La Siesta au profit de Jacky Bartoli par l’entremise de sociétés dont il est le bénéficiaire effectif », note Jean-Philippe Navarre.

Trois autres personnes sont également convoquées librement devant le tribunal correctionnel de Bastia pour y être jugées de recel et blanchiment de banqueroute. En mars 2023, près de 500 personnes, dont le sénateur de Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi, s’étaient réunies sur la plage de Favone pour soutenir le restaurant La Siesta, menacé de démolition.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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