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justicevia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

La banque HSBC mise en examen à Paris dans l’enquête sur les biens mal acquis libanais

Personnalités citées :Riad Salamé
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Le contexte

L'enquête sur les biens mal acquis libanais implique des accusations de détournement de fonds publics et de blanchiment d'argent. Riad Salamé, ancien gouverneur de la Banque centrale du Liban, est au centre de cette affaire, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine illégalement. La mise en examen de HSBC s'inscrit dans un cadre juridique français qui vise à traiter des délits de corruption et de malversation.

Ce qu'il faut retenir

La filiale suisse de HSBC a été mise en examen à Paris pour avoir aidé Riad Salamé à détourner des fonds. Elle est poursuivie pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs. HSBC a versé 80 millions d'euros de cautionnement en raison des dommages potentiels. L'instruction a été ouverte en juillet 2021, et un mandat d'arrêt international a été délivré contre Salamé en mai 2023. Ce dernier a toujours nié les accusations portées contre lui.

Ce que ça change

Cette mise en examen pourrait avoir des implications significatives pour la restitution des fonds détournés au Liban. Elle souligne également l'engagement des autorités françaises à traiter les affaires de corruption internationale, ce qui pourrait influencer la perception de la France dans la lutte contre la corruption et le soutien aux victimes de crises financières.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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La filiale suisse de la banque britannique est soupçonnée d’avoir aidé l’ex-gouverneur de la banque centrale du pays Riad Salamé à détourner des fonds. Elle est poursuivie notamment pour blanchiment en bande organisée.

La filiale suisse de la banque britannique HSBC a été mise en examen à Paris dans l’enquête sur les biens mal acquis libanais, soupçonnée d’avoir aidé l’ex-gouverneur de la banque centrale du pays Riad Salamé à détourner des fonds, a appris l’AFP jeudi auprès du parquet national financier (PNF) français. La banque est poursuivie pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre des délits tels que du détournement de fonds publics, des abus de confiance ou de la corruption d’agent public, a précisé le PNF, confirmant une information du Monde .

La banque a dû verser 80 millions d’euros de cautionnement, notamment en raison d’éventuels dommages et intérêts futurs à payer, selon la même source. «Nous ne sommes pas en mesure de commenter une affaire juridique. L’enquête est en cours et nous continuons à coopérer» , a indiqué HSBC, interrogée par l’AFP.

L’instruction française a été ouverte en juillet 2021, pour blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs, en parallèle d’enquêtes européennes ou libanaises. En mai 2023, une juge française a délivré un mandat d’arrêt international à l’encontre de Riad Salamé, soupçonné de s’être constitué un riche patrimoine immobilier et bancaire en Europe et aux États-Unis via un montage financier complexe, un détournement massif de fonds publics libanais et la complicité de nombreux protagonistes. Gouverneur de la Banque centrale de 1993 à juillet 2023, Riad Salamé, qui était étroitement lié à la classe politique, est accusé par ses détracteurs d’être l’un des principaux responsables de l’effondrement financier du Liban.

La mise en examen de HSBC «constitue une étape importante pour les perspectives de restitution et de réparation au bénéfice du peuple libanais, durement affecté par l’une des plus graves crises de son histoire récente» , a souligné auprès de l’AFP Me Chanez Mensous, responsable des questions de corruption au sein de cette ONG.

Riad Salamé , ancien banquier d’affaires franco-libanais âgé de 75 ans, a été placé en détention provisoire au Liban pendant un an avant d’être libéré en septembre dernier par la justice libanaise, en versant une caution record de plus de 14 millions de dollars. Il a toujours nié toute malversation. À Beyrouth, la justice a ordonné en janvier un procès contre lui, le soupçonnant d’avoir détourné 44 millions de dollars, d’après une source judiciaire libanaise.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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