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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Corse : quelle « autonomie » pour l’île de Beauté ? Une réforme constitutionnelle examinée dès ce mardi au Parlement

Personnalités citées :Emmanuel MacronFrançoise GatelFlorent BoudiéFrançois-Xavier CeccoliLaurent MarcangeliMarine Le PenUgo BernalicisMarc Pena
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Le contexte

La question de l'autonomie de la Corse est un sujet de débat récurrent en France, notamment depuis les déclarations d'Emmanuel Macron en 2022 et 2023. La réforme constitutionnelle actuelle vise à accorder une plus grande autonomie à l'île, ce qui suscite des discussions au sein des différentes formations politiques. Le texte doit passer par plusieurs étapes législatives avant son adoption.

Ce qu'il faut retenir

Les députés examinent une réforme constitutionnelle pour accorder une autonomie à la Corse, permettant des adaptations législatives spécifiques à l'île. La ministre Françoise Gatel sera auditionnée, et le texte sera discuté en commission. Les opinions divergent au sein des partis, certains craignant un excès de pouvoir pour la Corse, tandis que d'autres soutiennent le principe d'autonomie avec des modifications. La gauche est ouverte au débat, mais des tensions persistent quant à la rédaction finale du texte.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait transformer le statut institutionnel de la Corse au sein de la République française, influençant les relations entre l'État et les collectivités territoriales. Si adoptée, elle pourrait également apaiser les tensions historiques en Corse, mais des désaccords subsistent sur les modalités d'application et les limites de cette autonomie.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Les députés débutent l’examen en commission d’une réforme constitutionnelle visant à accorder une autonomie à la Corse, un texte qui suscite des débats au sein des différentes formations politiques

Les députés se penchent ce mardi en commission sur une réforme constitutionnelle du statut de la Corse, lui accordant une « autonomie » et une latitude dans l’adaptation de certaines lois et normes sur son territoir e, le curseur divisant les formations politiques. Dans l’après-midi, la commission des Lois auditionnera la ministre Françoise Gatel (Aménagement du territoire et Décentralisation), puis étudiera le texte.

Une répétition, car l’Assemblée nationale repartira de la copie initiale dans l’hémicycle le 16 juin. Le texte, qui prend sa source dans des déclarations d’Emmanuel Macron en 2022 et 2023, est aussi le fruit d’une piste de compromis avec l’Assemblée de Corse. Le chemin est toutefois incertain : la réforme devra être adoptée par l’Assemblée nationale, le Sénat, puis trois cinquièmes des parlementaires réunis. Son application serait aussi encadrée par une future loi organique.

« On parle de l’avenir institutionnel de la Corse dans la République, donc de l’avenir de la République », souligne Florent Boudié (Renaissance), président de la commission devenu rapporteur du texte pour l’occasion. Le cœur des débats devrait porter sur le degré et les domaines dans lesquels la Corse pourrait déroger aux règles. Le texte prévoit notamment que « les lois et règlements » français puissent faire « l’objet d’adaptations justifiées » par les « spécificités » de l’île, sous conditions.

Mais la question divise, même au sein du camp gouvernemental. Pour François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), le texte initial va « trop loin sur le pouvoir donné en matière législative et normative ». Inquiet de potentielles pressions exercées sur les élus en Corse pour les inciter à adapter certaines lois, il plaide notamment pour un contrôle important du Parlement français, avec des limites de temps pour qu’il tranche. Il propose aussi d’exclure formellement le régalien du champ du texte, un avis du Conseil d’État estimant que la rédaction laisse une porte ouverte, même si ce n’était pas l’intention initiale.

Laurent Marcangeli (président des députés Horizons, Corse-du-Sud) se dit ouvert à certaines réécritures, mais appelle à ne pas « réduire de manière trop forte la compétence normative » déléguée à la Corse. « Ça ne servirait à rien d’adopter un texte si les élus autonomistes au pouvoir sont contre ». Côté RN, la rédaction « ne convient pas », prévient un cadre, le groupe de Marine Le Pen devant proposer une contre-proposition dans l’hémicycle.

La gauche semble prête à débattre : « on n’est pas défavorable au principe », souligne Ugo Bernalicis (LFI), appelant toutefois à des modifications, comme l’introduction d’un « principe de non-régression sociale et environnementale ». La position au PS « n’est pas encore établie », selon Marc Pena, qui espère qu’un texte aboutira. « Pour moi un socialiste est un décentralisateur », commente le député, craignant aussi que « s’il ne se passe rien, les tensions en Corse reviennent ».

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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