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securitevia Le HuffPost··4 min de lecture

Critiqué sur le maintien de l’ordre en marge de la Ligue des Champions, le gouvernement en défense (et en défausse)

Personnalités citées :Laurent NunezManuel BompardClémence GuettéBruno RetailleauMarine Le PenJordan BardellaMaud BregeonMarina FerrariEmmanuel Macron
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Le contexte

Le gouvernement français fait face à des critiques concernant sa gestion des débordements survenus lors des célébrations de la victoire du Paris-Saint-Germain en Ligue des Champions. Les incidents ont entraîné de nombreux blessés et interpellations, suscitant des réactions de divers partis politiques.

Ce qu'il faut retenir

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a défendu le dispositif de sécurité mis en place, affirmant qu'il était exceptionnel et que les forces de l'ordre avaient agi avec fermeté. Les critiques viennent de la droite, de l'extrême droite et d'une partie de la gauche, qui pointent un manque de préparation et appellent à une révision de la doctrine de maintien de l'ordre. Emmanuel Macron a également condamné les violences, les qualifiant d'inqualifiables et a promis une réponse ferme contre les fauteurs de troubles.

Ce que ça change

Cette situation met en lumière les tensions autour de la gestion des événements publics en France et soulève des questions sur la sécurité et l'éducation. Les critiques des partis politiques pourraient influencer les futures politiques de sécurité et de maintien de l'ordre, ainsi que le débat sur la responsabilité collective face à la violence.

L'article complet

Source originale sur huffingtonpost.fr

Position défensive. La victoire du Paris-Saint-Germain en Ligue des Champions a provoqué des scènes de liesses et des débordements qui ont fait plusieurs centaines de blessés - légers pour la plupart. Critiqué par la droite, l’extrême droite et une partie de la gauche, pour un manque supposé de préparation, le gouvernement a balayé ces reproches en renvoyant la faute… ailleurs.

Ce lundi 1er juin, Laurent Nunez a fait état d’un nouveau bilan de 178 blessés dans les forces de l’ordre et plus de 890 interpellations. « Nous savions que ces célébrations allaient donner lieu à des débordements. (...) On avait un gros dispositif, exceptionnel en volume de fonctionnaires et de militaires de la gendarmerie mobilisés. Il y avait des consignes d’extrême fermeté d’intervention, c’est ce qui a été fait systématiquement pour mettre un terme » aux débordements, s’est défendu le ministre de l’Intérieur sur France Inter.

« Moi, mon travail, c’est de mettre un terme à ces exactions. C’est ce qui a été fait par les forces de sécurité intérieure. Et s’il y a autant d’interpellations, c’est que ce travail a été évidemment bien fait » , a-t-il insisté, refusant avec vigueur être dans « le déni ». « La question de savoir pourquoi ces jeunes viennent casser et autres, elle a des ressorts ailleurs et des solutions ailleurs » à trouver qu’auprès de son ministère a-t-il ajouté.

À partir de samedi soir, le dispositif de sécurité et Laurent Nuñez ont été critiqués de toutes parts. « À partir du moment où il y a ces débordements, on ne peut pas être satisfait de la gestion de la soirée d’hier telle qu’elle a été organisée par le gouvernement » , a déclaré sur France 3 le porte-parole de LFI Manuel Bompard. Plaidant pour des fan-zones, il a estimé qu’on « devrait essayer d’organiser cette fête, de l’encadrer, de lui proposer des lieux pour qu’elle puisse s’exprimer, pour éviter précisément ce type de débordements » . La vice-présidente (FI) de l’Assemblée Clémence Guetté a accusé les forces de l’ordre d’avoir « chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement » appelant à revoir « la doctrine » française.

À l’opposé sur le spectre politique, l’extrême droite et une partie de la droite ont dénoncé « un rituel qui se répète et s’aggrave » selon le patron de LR Bruno Retailleau. « Il n’y a qu’en France où chacun se sent obligé de s’enfermer chez soi un soir de victoire pour éviter d’être confronté à des violences » a abondé Marine Le Pen, tout en reconnaissant « un dispositif de sécurité hors-norme. ». Son poulain Jordan Bardella a appelé ce lundi sur RMC l’État à « reprendre la main sur sa politique de sécurité, sa politique pénale et par-dessus tout, sa politique migratoire, parce qu’il y a évidemment un lien », fidèle à sa rhétorique anti-immigration.

Sans reprendre les propos de l’extrême droite, Maud Bregeon a elle aussi estimé qu’il y avait « un problème de violences endémiques » . Le dispositif de sécurité déployé a été « absolument colossal » mais insuffisant et « ça doit nous interroger sur l’origine de cette violence » . « On a un problème endémique en France de violences qui se répètent, on a problème d’éducation, on a un problème culturel. Ça va au-delà de la seule question du dispositif de maintien de l’ordre » , a-t-elle ajouté.

La porte-parole du gouvernement a pointé une « responsabilité collective » qui « touche au politique » mais relève aussi de la « responsabilité parentale » . « On a un problème avec l’éducation d’une partie de nos enfants en France et on a un problème avec une partie l’éducation d’une partie de nos fils » , a-t-elle jugé, tout en soulignant que cela « n’exonère pas l’état de mettre en place les dispositifs suffisants. »

Dans ce sillage, la ministre des Sports Marina Ferrari a elle aussi jugé que les installations diverses évoqués pour permettre les rassemblements, comme les fans zones, n’étaient pas de nature à « régler dans l’absolu tous les débordements », balayant ainsi les critiques des mélenchonistes. « ll y a une façon systématique de la part de LFI de justifier tous les types de violences (...), ça dit quelque chose de leur rapport à l’institution policière, à l’autorité et à ceux qu’ils décrivent eux-mêmes comme “la nouvelle France” » , a aussi répliqué Maud Bregeon.

Signe de la sensibilité du sujet, le président de la République s’est lui aussi rapidement exprimé. En recevant les joueurs à l’Élysée, Emmanuel Macron a jugé « inqualifiables » les violences « à Paris et dans d’autres villes ». « Ça, c’est pas le foot, ça c’est pas le sport, c’est pas ce qu’on aime. Donc merci à nos policiers, à nos gendarmes. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le- bol » , a-t-il déclaré. En défense, et en impuissance ?

Texte extrait depuis l'article original sur huffingtonpost.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur huffingtonpost.fr.

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