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gouvernementvia BFM TV··2 min de lecture

Emmanuel Macron juge que "les choses n'ont pas changé" depuis 2017, quand Xenia Fedorova était en charge d'une "agence de propagande d'État" russe

Personnalités citées :Emmanuel MacronLaurent NuñezJean-Noël BarrotÉdouard PhilippeRaphaël Glucksmann
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Le contexte

Emmanuel Macron a souvent abordé la question de la désinformation et de la propagande russe, notamment depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, est perçue comme une figure clé de cette propagande en France. Son titre de séjour a été renouvelé, suscitant des débats sur les ingérences étrangères et la liberté d'expression.

Ce qu'il faut retenir

Emmanuel Macron a déclaré que la situation concernant Xenia Fedorova n'a pas changé depuis 2017, la qualifiant de propagandiste d'État russe. Il a précisé que le renouvellement de son titre de séjour en France était conforme aux règles et procédures en vigueur. Le ministre de l'Intérieur a confirmé qu'il n'y avait pas eu d'intervention gouvernementale dans cette décision. Des eurodéputés ont appelé à des sanctions contre Fedorova pour sa diffusion de désinformation sur la guerre en Ukraine.

Ce que ça change

Cette déclaration de Macron souligne la position ferme du gouvernement français face à la désinformation et aux ingérences russes. Elle pourrait influencer le débat public sur la liberté d'expression et la régulation des médias en France, tout en renforçant les appels à des sanctions au niveau européen contre des figures perçues comme des agents de propagande.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Le président français Emmanuel Macron a déclaré ce jeudi 4 juin que la chroniqueuse russe Xenia Fedorova , accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, était déjà au service de la "propagande d'État" russe en 2017 et que "les choses n'ont pas changé" depuis.

"Je vous renvoie à ce que je disais à Versailles en juin 2017 assez clairement, en présence du président [russe Vladimir] Poutine, devant une personne qui était à l'époque en charge prétendument d'un média, mais qui était une agence de propagande d'État", a-t-il déclaré en référence à l'ancienne directrice de la chaîne d'information RT France (Russia Today) , interdite dans l'Union européenne en 2022 dans la foulée de l'invasion russe en Ukraine.

"Les choses n'ont pas changé. Je pense la même chose", a-t-il ajouté aux côtés du président Jakov Milatovic lors d'une visite au Monténégro axée notamment sur la coopération en matière de lutte contre les ingérences étrangères.

Xenia Fedorova, qui défend régulièrement les positions du Kremlin dans les différents médias du milliardaire conservateur français Vincent Bolloré a vu son titre de séjour renouvelé en France en 2024, ce qui a suscité de nombreuses réactions.

"Ce n'est pas le président, par une décision souveraine qui remet en cause les titres de séjour ou qui les donne. C'est une bonne chose. Il y a des règles et des procédures dans notre pays. Il faut qu'elles soient respectées", a assuré Emmanuel Macron, répondant à une question sur le titre de séjour de la chroniqueuse.

Le ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez avait déjà assuré qu'il n'y avait eu aucune "intervention" du gouvernement lors de la prolongation en 2024 de son titre de séjour.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait déjà qualifié la chroniqueuse de "propagandiste patentée , qui sert de relais à la désinformation du Kremlin".

Des eurodéputés du groupe centriste Renew ont demandé depuis à l'UE de prendre des sanctions à l'encontre de Xenia Fedorova, "propagandiste russe notoire", coupable, selon eux, de la diffusion de "narratifs grossièrement manipulatoires sur la guerre en Ukraine et à l'égard de l'UE".

Édouard Philippe, ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron et candidat à la présidentielle de 2027, a jugé que "relayer à Paris les positions de la Russie, c'est critiquer la position de la France".

Quant à Raphaël Glucksmann (gauche), patron de Place Publique et possible candidat à la présidentielle, il a jugé pour sa part qu'il fallait lui "retirer le micro" , estimant qu'il s'agissait d'une "agente russe" au service d'un régime qui "menace directement" l'Europe.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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