Aller au contenu principal
Toute l'actualité
immigrationvia Sud Ouest··2 min de lecture

L’envoi des migrants en régions, un levier « efficace » mais qui mérite d’être « optimisé », selon la Cour des comptes

PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

La crise migratoire de 2015 a entraîné un afflux important de demandeurs d'asile en France, particulièrement en Île-de-France, où la concentration des migrants a créé des déséquilibres dans l'accueil. La loi immigration de 2018 a introduit des mesures pour redistribuer les demandeurs d'asile vers d'autres régions afin de désengorger la région parisienne.

Ce qu'il faut retenir

La Cour des comptes a publié un rapport soulignant que le dispositif d'envoi des migrants en régions est efficace mais sous-utilisé, avec des disparités importantes dans l'accueil selon les territoires. En 2024, près de 18 000 orientations ont été réalisées, mais certaines régions n'ont pas atteint leurs objectifs d'accueil. Par exemple, les Pays de la Loire n'ont accueilli que 504 demandeurs d'asile au lieu des 2 445 prévus.

Ce que ça change

Le rapport de la Cour des comptes met en lumière les inégalités dans l'accueil des demandeurs d'asile en France, ce qui pourrait inciter le gouvernement à optimiser le dispositif d'orientation vers les régions. Cela soulève des questions sur l'efficacité des politiques d'immigration et d'accueil en France, et pourrait influencer les décisions futures concernant la répartition des migrants.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Ce dispositif visant à désengorger l’Île-de-France fonctionne de manière inégale selon les régions, certaines accueillant moins de migrants que ce qui avait fixé en objectif

L’envoi des personnes migrantes vers des centres d’hébergement en régions pour désengorger l’Île-de-France est un « levier efficace », mais « insuffisamment » utilisé et avec de fortes disparités dans l’accueil selon les territoires, pointe la Cour des comptes dans un rapport publié jeudi 11 juin.

L’afflux de migrants à la suite de la crise migratoire de 2015 a créé un déséquilibre entre leur présence « très concentrée » en Île-de-France et la capacité d’hébergement de cette région avec pour conséquence une hausse des personnes dormant dans la rue ou dans des campements, observe la Cour des comptes.

En 2020, l’Île-de-France enregistrait 46 % des demandes d’asile. Or, sa capacité d’hébergement des demandeurs, durant la première phase de constitution de leur dossier, en Centres d’accueil et d’examen des situations (CAES), représentait 19 % du dispositif national d’accueil (DNA).

Ainsi « moins de la moitié des demandeurs d’asile pouvaient être hébergés », note l’institution.

Depuis la loi immigration de 2018, afin de remédier à cette concentration, les demandeurs d’asile peuvent se voir proposer d’aller dans des CAES en régions, sans connaître à l’avance la destination. Quelque 40 % d’entre eux refusent malgré la suppression des aides prévues.

En 2024, le dispositif a permis de réaliser près de 18 000 orientations (proche de l’objectif fixé à 22 000) pour un coût « limité » de 50 millions d’euros, note l’institution chargée de s’assurer du bon emploi de l’argent public, au regard de l’ensemble des dépenses d’hébergement des demandeurs d’asile (962 millions d’euros).

Toutefois certaines régions sont « très en deçà des objectifs d’accueil, tandis que d’autres les ont dépassés », relève la Cour des comptes.

Ainsi, en 2024, les Pays de la Loire, qui auraient dû accueillir 2 445 demandeurs d’asile depuis l’Île-de-France, n’en ont accueilli que 504. Deux autres régions sont significativement éloignées de leur cible : Auvergne-Rhône-Alpes (1 988 au lieu des 3 681 prévus) et Nouvelle-Aquitaine (2 684 au lieu des 5 045 attendus).

À l’inverse, la région Centre-Val-de-Loire en a accueilli plus que prévu (1 754 contre 1 229 attendus).

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.