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Patrick Martin a également appelé à «investir comme des brutes» dans l’IA, ce mardi.
Le président du Medef Patrick Martin a jugé mardi que l'accord trouvé entre l'Iran et les Etats-Unis était «une bonne nouvelle» , et salué l'attitude des pays européens, comme la France, «intelligemment présents dans ce débat» . «C'est une bonne nouvelle» , a-t-il déclaré sur franceinfo, tout en soulignant le risque de «volte-faces» : «On a des Iraniens très résilients et assez retors, et un président (américain Donald) Trump qui peut changer d'avis assez régulièrement. Mais je crois que le sérieux et la raison sont en train de l'emporter» .
Il a jugé «la France, d'autres pays européens, intelligemment présents dans ce débat» , en «essayant d'apporter de l'apaisement sans perdre de vue les menaces géopolitiques» . «Nous on est très alignés avec le président de la République» à ce sujet, a-t-il insisté. Il a dit attendre du G7 d'Evian, en termes de commerce international, «que les pays reviennent à ce qui a préexisté pendant des décennies, c'est-à-dire une volonté de coopération» .
Patrick Martin a par ailleurs jugé que les 655 millions d'euros supplémentaires d'investissement dans l'intelligence artificielle annoncés mardi par le premier ministre Sébastien Lecornu étaient «à la mesure des moyens très faibles dont la France dispose du fait de l'état de ses finances publiques» , préconisant pour sa part «d'investir comme des brutes» dans l'IA.
Le président du Medef a critiqué le projet de loi sur la transparence salariale, estiment que le texte «va instaurer un principe d'égalitarisme (...) c'est-à-dire que les salariés qui sont moins engagés, moins motivés, veulent peut-être moins progresser, seront traités exactement comme ceux qui s'arrachent» . Pour lui, le texte représente en outre «un summum en termes de complexité» et aboutira à l'embauche «d'une palanquée de DRH» (directeurs des ressources humaines, NDLR).
Patrick Martin a enfin défendu l'invitation du président argentin Javier Milei - qui a décliné - à l'université d'été du Medef. «Est-ce que M. Milei est illibéral, est-ce qu'il met en prison ses opposants, est-ce qu'il met la main sur les médias, non» , a-t-il remarqué, observant avoir également invité «la présidente socialiste du Mexique» , Claudia Sheinbaum.
