Qui sait, dans une trentaine d'années, dans les pages de L'Express, nous parlerons peut-être de talentueux héritiers Fauristes, Vallaudiens, Glucksmaniens ou Cazeneuviens au sein d'une gauche socialiste retrouvée. Ou bien de jeunes prodiges élevés à l'école Attaliste, Philippiste, Darmaniste, Retailliste dans un grand parti de la droite et du centre qui se serait reformé. Ou encore, de Bardelliens, de Ciottistes ou de Zemmouristes ? Qui sait ?
Mais, mille excuses pour les responsables politiques sus-cités et suffixés, il est tout de même permis d'en douter. Force est de constater que les anciens grands partis de gouvernement, particulièrement, ne produisent plus de leaders ni d'écoles de pensée. Les affiliations se font rares. A l'heure où les ambitions présidentielles prolifèrent, où une myriade d'élus se persuadent d'être impeccablement taillés pour le costume, ne connaissons-nous pas en réalité, comme on le dit dans le sport, un sérieux creux de génération ? La nouvelle politique française peinerait-elle à ériger des cathédrales ?
