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parlementvia BFM TV··2 min de lecture

"On parle de l'avenir de la République": une réforme constitutionnelle du statut de la Corse examinée au Parlement

Personnalités citées :Emmanuel MacronFrançoise GatelFrançois-Xavier CeccoliLaurent MarcangeliMarine Le PenUgo BernalicisMarc Pena
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Le contexte

La réforme du statut de la Corse est un sujet de débat récurrent en France, visant à accorder plus d'autonomie à l'île. Les discussions actuelles s'inscrivent dans un cadre plus large de décentralisation et de prise en compte des spécificités territoriales. Emmanuel Macron a évoqué cette réforme dans ses déclarations précédentes, soulignant l'importance de trouver un compromis avec les élus corses.

Ce qu'il faut retenir

Les députés examinent une réforme constitutionnelle visant à accorder une autonomie à la Corse, permettant des adaptations des lois françaises sur l'île. La ministre Françoise Gatel sera auditionnée, et le texte sera discuté en hémicycle le 16 juin. Les opinions divergent au sein des partis politiques, certains craignant un excès de pouvoir pour la Corse, tandis que d'autres soutiennent la nécessité d'une certaine autonomie.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait redéfinir les relations entre l'État français et la Corse, en offrant plus de pouvoir aux élus locaux. Les débats en cours reflètent des tensions politiques sur la question de l'autonomie et pourraient influencer la stabilité politique en Corse. Si adoptée, cette réforme pourrait également servir de modèle pour d'autres régions en quête de plus d'autonomie.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

L'hémicycle de l'Assemblée nationale le 24 mars 2026 - MAGALI COHEN / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Les députés se penchent mardi 2 juin en commission sur une réforme constitutionnelle du statut de la Corse, lui accordant une "autonomie" et une latitude dans l'adaptation de certaines lois et normes sur son territoire, le curseur divisant les formations politiques.

Dans l'après-midi, la commission des Lois auditionnera la ministre Françoise Gatel (Aménagement du territoire et Décentralisation), puis étudiera le texte. Une répétition, car l'Assemblée repartira de la copie initiale dans l'hémicycle le 16 juin.

Le texte, qui prend sa source dans des déclarations d'Emmanuel Macron en 2022 et 2023 , est aussi le fruit d'une piste de compromis avec l'Assemblée de Corse.

Le chemin est toutefois incertain: la réforme devra être adoptée par l'Assemblée, le Sénat, puis 3/5e des parlementaires réunis. Son application serait aussi encadrée par une future loi organique.

Le cœur des débats devrait porter sur le degré et les domaines dans lesquels la Corse pourrait déroger aux règles. Le texte prévoit notamment que "les lois et règlements" français puissent faire "l'objet d'adaptations justifiées" par les "spécificités" de l'île, sous conditions.

Mais la question divise, même au camp gouvernemental. Pour François-Xavier Ceccoli (LR, Haute-Corse), le texte initial va "trop loin sur le pouvoir donné en matière législative et normative".

Inquiet de potentielles pressions exercées sur les élus en Corse, pour les inciter à adapter certaines lois, il plaide notamment pour un contrôle important du Parlement français, avec des limites de temps pour qu'il tranche.

Il propose aussi d'exclure formellement le régalien du champ du texte, un avis du Conseil d'État estimant que la rédaction laisse une porte ouverte, même si ce n'était pas l'intention initiale.

Laurent Marcangeli (président des députés Horizons, Corse-du-Sud) se dit ouvert à certaines réécritures, mais appelle à ne pas "réduire de manière trop forte la compétence normative" déléguée à la Corse. "Ça ne servirait à rien d'adopter un texte si les élus autonomistes au pouvoir sont contre".

Côté RN, la rédaction "ne convient pas" prévient un cadre, le groupe de Marine Le Pen devant proposer une contre-proposition dans l'hémicycle.

La gauche semble prête à débattre: "on n'est pas défavorable au principe", souligne Ugo Bernalicis (LFI), appelant toutefois à des modifications, comme l'introduction d'un "principe de non-régression sociale et environnementale".

La position au PS "n'est pas encore établie", selon Marc Pena, qui espère qu'un texte aboutira. "Pour moi un socialiste est un décentralisateur", commente le député, craignant aussi que "s'il ne se passe rien, les tensions en Corse reviennent".

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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