Le ministère de la Ville et du Logement dresse un bilan positif du plan Logement d’abord, qui a permis à plus de 800 000 personnes en situation de précarité d’accéder à un habitat stable
Quelque 804 000 personnes sans domicile ont pu accéder à un logement stable depuis 2018 grâce au plan Logement d’abord, a annoncé le ministère de la Ville et du Logement dans un communiqué vendredi. Lancé par le président Emmanuel Macron en 2017, ce plan consiste à favoriser le passage des personnes vulnérables de la rue au logement, afin de réduire le nombre de personnes sans domicile et d’alléger la saturation des structures d’hébergement d’urgence.
Au total, 219 800 logements sociaux ont été attribués à des personnes issues de l’hébergement d’urgence ou de la rue. Leur part dans les attributions de logements sociaux a doublé, passant de 4,1 % à 8,5 % entre 2017 et mars 2026, indique le ministère à l’occasion de la semaine nationale des Pensions de famille. L’État finance par ailleurs 93 000 places en intermédiation locative, dont 59 000 créées depuis janvier 2018, soit une hausse de 165 %. Ce dispositif mobilise les propriétaires privés qui louent leur bien à une personne en difficulté, via une association, à un loyer réduit en échange d’avantages fiscaux.
Concernant les pensions de famille, 26 600 places sont « dédiées aux personnes les plus isolées et durablement exclues », dont « 11 163 places ouvertes depuis 2017, soit une hausse de 72 % », précise le ministère. Le gouvernement a engagé en juin 2023 un deuxième plan quinquennal pour le logement et la lutte contre le sans-abrisme, dit « Logement d’abord », prolongeant le premier (2017-2022) qui avait permis à quelque 440 000 personnes sans domicile d’accéder à un logement pérenne.
Ce dispositif, qui associe services de l’État, collectivités locales, associations et bailleurs, propose un accès direct au logement pérenne avec un accompagnement social adapté aux plus démunis. Le programme « Logement d’abord » entend désengorger les centres d’hébergement d’urgence et leur permettre de retrouver leur vocation première d’accueil temporaire de personnes en grande détresse.
