Aller au contenu principal
Toute l'actualité
socialvia Sud Ouest··2 min de lecture

Scandale du périscolaire : la France doit tendre vers une « culture de protection » des enfants, selon l’Unicef

Personnalités citées :Adeline HazanEmmanuel Grégoire
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le sujet des violences sexuelles dans le périscolaire a récemment pris de l'ampleur en France, avec plusieurs affaires impliquant des animateurs dans des écoles parisiennes. L'Unicef France appelle à une réforme systémique pour protéger les enfants et prévenir ces abus.

Ce qu'il faut retenir

L'Unicef France appelle à une culture de protection des enfants face aux scandales de violences sexuelles dans le périscolaire. La présidente de l'ONG, Adeline Hazan, souligne des failles structurelles dans le système actuel. Depuis 2026, 78 agents de la Ville de Paris ont été suspendus pour des suspicions de violences sexuelles. L'Unicef préconise des actions telles que l'harmonisation des procédures de signalement et la formation des professionnels en contact avec les enfants.

Ce que ça change

Cet appel à une culture de protection pourrait entraîner des réformes significatives dans la gestion des structures périscolaires en France. Si les recommandations de l'Unicef sont suivies, cela pourrait améliorer la sécurité des enfants et renforcer la confiance des victimes dans le système de protection.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Face aux scandales du périscolaire, l’Unicef préconise plusieurs actions à réaliser pour créer une « culture de protection » des enfants

Face aux récents scandales de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, la France doit sortir d’une posture de « réaction pour construire une culture de protection » basée sur les droits des enfants, a estimé jeudi l’Unicef France.

Ces affaires, qui impliquent des animateurs travaillant dans des écoles parisiennes, « révèlent des failles structurelles, un manque de coordination et une absence de croisement des informations entre les services », a fustigé la présidente de l’ONG, Adeline Hazan.

Selon elle, c’est « tout un système qui est défaillant car en France, il ne se met en marche qu’après les faits et en réaction aux faits », au lieu que ce soit la prévention qui prime. Depuis début 2026, 78 agents de la Ville de Paris ont été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles, des chiffres traduisant un caractère « systémique », selon le nouveau maire PS Emmanuel Grégoire.

« Ce qui est insupportable, c’est une culture de la banalisation de ces violences », a affirmé Adeline Hazan lors d’une conférence de presse, en rappelant que 290 200 victimes mineures avaient été enregistrées en 2025 par les forces de l’ordre, soit un bond de 77 % par rapport à 2016. Dans ce scandale du périscolaire, dont bénéficient environ deux millions d’enfants en France selon l’Unicef, « les droits élémentaires des enfants ne sont pas respectés », a-t-elle insisté.

C’est pourquoi l’ONG préconise notamment de clarifier et harmoniser les procédures de signalement, créer une autorité administrative indépendante qui contrôle les lieux d’accueil, mieux accompagner les parents, et surtout former davantage les professionnels en lien avec les enfants.

« Quand on donne la possibilité aux enfants de parler, ils le font, mais encore faut-il qu’on les écoute et qu’on les accompagne », a relevé Jodie Soret, responsable du service plaidoyer et programmes à l’Unicef France. Selon les premiers éléments d’une enquête réalisée auprès d’enfants par l’ONG, « un tiers des enfants victimes de violences déclare ne pas avoir d’adulte de confiance » à qui se confier, a-t-elle affirmé.

Or, a expliqué Julie Zerlauth, responsable du service innovations pour la diffusion des droits de l’enfant à l’Unicef France, « cette perte de confiance dans les adultes, souvent par peur d’une absence de réponse de leur part », dénote une banalisation des violences subies par les mineurs.

Ainsi que de leur impunité, favorisée par un certain « culte de l’obéissance » qui prévaut à l’école mais aussi en famille, a-t-elle souligné.

« Les abus et violations des droits des enfants ne sont pas une fatalité et la protection de l’enfance ne peut plus être qu’une promesse : elle doit devenir une exigence, une culture partagée, et une priorité politique », a conclu Adeline Hazan.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.