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socialvia Sud Ouest··2 min de lecture

Pouvoir d’achat : les syndicats dénoncent une France de « bas salaires » dans un courrier à Sébastien Lecornu

Personnalités citées :Sébastien Lecornu
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Le contexte

Les syndicats français, représentant divers secteurs, expriment des préoccupations croissantes concernant le pouvoir d'achat des travailleurs. La lettre adressée au Premier ministre s'inscrit dans un contexte de tensions économiques exacerbées par l'inflation et les inégalités salariales. Les entreprises du CAC 40 ont récemment été critiquées pour leurs dividendes élevés alors que les salaires stagnent.

Ce qu'il faut retenir

Dans une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu, les syndicats dénoncent la situation des bas salaires en France. Ils soulignent que les entreprises du CAC 40 ont versé 107,5 milliards d'euros à leurs actionnaires en 2025, tandis que les travailleurs subissent une érosion de leur pouvoir d'achat. Les syndicats demandent que la réduction du déficit public ne pèse pas sur les plus modestes et saluent le gel des allègements de cotisations sur les bas salaires.

Ce que ça change

Cette lettre des syndicats pourrait influencer les débats sur le budget de l'État pour 2027, en mettant en lumière les inégalités salariales et les aides publiques aux entreprises. Elle souligne la nécessité d'une réévaluation des priorités économiques pour protéger le pouvoir d'achat des travailleurs.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Dans une lettre envoyée au Premier ministre, Sébastien Lecornu, les principaux syndicats réclament notamment une hausse des salaires pour les travailleurs alors que les entreprises du CAC 40 ont versé 107,5 milliards d’euros à leurs actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions en 2025

« La France est désormais un pays de bas salaires » où le travail n’est pas suffisamment rétribué mais où les entreprises bénéficient d’aides massives, dénoncent à l’unisson les huit centrales syndicales dans une lettre adressée à Sébastien Lecornu envoyée à la presse jeudi.

Les numéros un de la CFDT, de la CGT, de FO, de la CFE-CGC, de la CFTC, de l’Unsa, de Solidaires et de la FSU rappellent le choc pétrolier lié à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui pèse sur l’activité et l’emploi de travailleurs « dont le pouvoir d’achat s’érode, des familles modestes dont le reste à vivre fond à chaque passage en caisse », selon leur courrier daté de mercredi.

« Le déclassement est massif, les qualifications et l’expérience sont niées, la France est désormais un pays de bas salaires. Ce n’est pas le travail qui pèse trop : c’est sa rétribution qui pèse trop peu », affirment Marylise Léon, Sophie Binet, Frédéric Souillot ou encore François Hommeril.

« En 2025, les entreprises du CAC 40 ont versé un record absolu de 107,5 milliards d’euros à leurs actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions, en hausse de 55 % depuis 2021 », alors que « dans le même temps, les salariés ont absorbé le choc inflationniste de 2022-2023 par une stagnation durable de leur pouvoir d’achat, dont la modeste reprise de 2024 ne suffit pas à compenser les années perdues ».

Dans la perspective des débats sur le budget de l’État pour 2027, les dirigeants syndicaux demandent que la réduction du déficit public ne repose pas « sur celles et ceux qui n’ont déjà plus de marge » et estiment, à l’intention notamment du patronat, que « celles et ceux qui appellent avec le plus de constance à la réduction des dépenses publiques sont aussi ceux qui défendent le plus farouchement les dispositifs dont ils bénéficient ».

Ils saluent le gel des allégements généraux de cotisations sur les bas salaires annoncé par le gouvernement - et dénoncé par les organisations patronales -, qui évite que la hausse de 2,41 % du Smic au 1er juin ne se traduise « par une hausse supplémentaire des exonérations accordées aux employeurs ».

Les syndicats rappellent que le coût des allégements de cotisations pour la Sécurité sociale a presque quadruplé en dix ans, pour atteindre 77,3 milliards d’euros en 2024, et que les aides publiques aux entreprises pèsent 211 milliards d’euros par an.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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