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environnementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Risque d’inondations : plus d’un million d’habitants de la région Île-de-France vivent sous la menace d’une crue majeure, selon une étude

Personnalités citées :Ludovic Faytre
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Le contexte

L'Île-de-France est une région densément peuplée, avec une grande partie de sa population vivant à proximité de la Seine et de la Marne. Les inondations majeures, comme celle de 1910, ont eu des impacts significatifs sur la région, et des plans de prévention ont été mis en place depuis les années 2000 pour limiter les risques.

Ce qu'il faut retenir

Une étude de l’Institut Paris Région indique qu’un million d’habitants d’Île-de-France vivent sous la menace d’inondations majeures. Les zones les plus exposées se situent le long de la Seine et de la Marne. Les plans de prévention des risques inondations ont permis de construire plus de 100 000 logements en zones inondables. Les crues centennales, bien que non prévisibles, laissent le temps de prévenir les dégâts matériels. Une crue similaire à celle de 1910 pourrait affecter 600 000 personnes et priver cinq millions d’eau potable.

Ce que ça change

Cette étude souligne l'importance de la sensibilisation des populations vulnérables face aux risques d'inondation. Elle met en lumière les défis de l'urbanisation dans des zones à risque et la nécessité d'une planification urbaine adaptée pour prévenir les conséquences des crues. Les résultats pourraient influencer les politiques publiques en matière de logement et de sécurité environnementale en Île-de-France.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Une étude de l’Institut Paris Région révèle qu’une large partie de la population francilienne vit dans des zones menacées par un débordement de la Seine ou de la Marne

Plus d’un million de personnes, soit plus de 8 % de la population d’Île-de-France, vivent dans des zones directement menacées par une crue majeure comme celle de la Seine en 1910, selon une étude de l’Institut Paris Région (IPR) parue ce lundi. Près de 555 000 logements de la région, très majoritairement collectifs, sont exposés aux risques d’inondations par débordement, essentiellement le long de la Seine et de la Marne, dont les crues se caractérisent par une lente montée des eaux.

Les fortes crues centennales - qui ont un risque sur 100 de se produire chaque année - ne sont pas prévisibles, « mais nous laissent le temps de suivre la montée des eaux et de prévenir d’importants dégâts matériels », indique le géographe urbaniste Ludovic Faytre, auteur des travaux. D’où l’importance de localiser les populations vulnérables, afin de les sensibiliser au risque d’une crue majeure comme celle de la Seine en janvier 1910, où les hauteurs d’eau de submersion ont été supérieures à un mètre. De nombreuses communes et quartiers étaient alors restés sous les eaux pendant plusieurs semaines, rappelle l’étude.

La dernière crue de la Seine, en 2016, avait surtout eu des impacts sur la vallée du Loing, l’un des principaux affluents du fleuve. Paris et sa proche banlieue concentrent plus de 70 % de la population potentiellement exposée aux inondations majeures. Le XVe arrondissement de la capitale, où le quartier de Beaugrenelle comprend plusieurs grands immeubles sur les berges de Seine, compte le plus grand nombre de personnes exposées (près de 70 000). Alfortville (Val-de-Marne) est proportionnellement la commune la plus exposée (environ 45 000) de la région, suivie par Asnières-sur-Seine, Gennevilliers et Colombes (Hauts-de-Seine), puis Créteil.

Depuis la mise en œuvre, au début des années 2000, des premiers plans de prévention des risques inondations (PPRi) en Île-de-France, plus de 100 000 logements ont été construits en zones inondables. « Ces plans ont été extrêmement efficaces pour éviter l’extension de l’urbanisation dans les zones à risques. Ils ont un peu moins bien maîtrisé la densification », relève Ludovic Faytre. Dans un contexte de forte demande de logements et de rareté des espaces disponibles, la requalification de nombreux territoires passe notamment par la mutation d’anciens sites industriels construits le long de la voie d’eau, pointe l’étude.

Les logements situés au rez-de-chaussée sont les plus exposés à la montée des eaux, en première ligne pour l’évacuation. Mais les habitants des étages plus élevés doivent « aussi se sentir concernés, car si leurs biens ne sont pas directement impactés, ils subiront d’autres conséquences », comme une coupure d’électricité, souligne l’expert. Selon des projections de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) restituées dans l’Atlas de la Métropole du Grand Paris, le retour d’une crue analogue à celle de 1910 au sein du périmètre métropolitain (130 communes), inonderait 600 000 personnes, laisserait cinq millions de personnes sans eau potable et un million sans électricité.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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