Aller au contenu principal
Toute l'actualité
parlementvia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Ruptures conventionnelles: le Parlement valide l'accord des partenaires sociaux réduisant la durée de l’allocation chômage

Personnalités citées :Jean-Pierre FarandouSébastien LecornuJerôme EndNathalie Colin-OesterléSophie Taillé-Polian
PartagerXLinkedInWhatsAppEmail

Le contexte

Le Parlement français débat depuis plusieurs mois des réformes liées à l'assurance chômage, en particulier des ruptures conventionnelles, qui permettent une rupture amiable des contrats de travail. Ces mesures visent à réduire les dépenses liées aux allocations chômage, qui ont augmenté ces dernières années. L'accord entre partenaires sociaux a été signé en février 2024 et nécessite une modification législative pour être appliqué.

Ce qu'il faut retenir

Le Parlement a adopté un texte réduisant la durée d'indemnisation chômage en cas de rupture conventionnelle, passant de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans. Le projet a été soutenu par la droite et le centre, tandis que la gauche s'est opposée à la mesure. Le ministre du Travail a salué cette réforme comme un moyen d'améliorer le retour à l'emploi. Les économies annuelles attendues pourraient atteindre 800 millions d'euros à partir de 2029.

Ce que ça change

Cette réforme pourrait avoir un impact significatif sur les bénéficiaires d'allocations chômage, notamment les seniors qui verront leur indemnisation réduite. Elle soulève des inquiétudes parmi les opposants qui craignent que cela ne conduise à des licenciements déguisés et à une précarisation des travailleurs.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.

Le texte adopté par les députés, par 353 voix contre 114 transpose un accord conclu entre les partenaires sociaux.

Le Parlement a définitivement adopté mardi un texte transposant dans la loi un accord conclu entre partenaires sociaux pour réduire la durée d’allocation chômage en cas de rupture conventionnelle , une mesure qui doit permettre des économies importantes pour le régime d’assurance chômage. L’Assemblée nationale a approuvé par 353 voix contre 114 ce projet de loi en deuxième lecture, avec le soutien de la droite, du centre et de l’extrême droite, et dans les mêmes termes que le Sénat il y a deux semaines.

«Vous avez permis à la démocratie sociale de rejoindre la démocratie parlementaire» , s’est félicité le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou dans l’hémicycle. «Cette réforme doit permettre 15.000 retours à l’emploi supplémentaires» , a ajouté sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu. Mi-avril, en première lecture, le texte avait essuyé un revers inattendu en étant rejeté par les députés, faute de mobilisation des troupes gouvernementales, dépassées en nombre ce soir-là par celles de la gauche, La France insoumise en tête. Ce qui avait forcé l’exécutif à le remettre à l’ordre du jour.

Créées en 2008, les ruptures conventionnelles permettent à un employeur et un salarié de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage. Avec 515.000 ruptures conventionnelles individuelles signées en 2024, elles sont en augmentation, et représentent désormais plus d’un quart des dépenses d’assurance chômage. «Une dérive» , selon Jerôme End (LR). La députée Horizons Nathalie Colin-Oesterlé a pointé le profil des bénéficiaires de ruptures conventionnelles, «plus qualifiés» , et pourtant restant comparativement «plus longtemps au chômage» . «Ce paradoxe a un nom, l’optimisation des droits» , a-t-elle déclaré.

L’accord conclu en février entre trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et trois organisations syndicales (CFDT, CFTC et FO) prévoit notamment de ramener de 18 à 15 mois la durée maximale d’indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans, après une fin de contrat de travail à l’amiable. Cette durée serait fixée à 20,5 mois pour les plus de 55 ans (contre 22,5 mois actuellement pour les 55-56 ans, et 27 mois à partir de 57 ans). Les séniors auraient toutefois possibilité de demander une prolongation de leur indemnisation, appréciée au cas par cas. Cet accord, que la CGT et la CFE-CGC n’ont pas signé, nécessitait une modification du code du travail pour permettre sa mise en œuvre.

À gauche, si une majorité de socialistes s’est abstenue, la France insoumise, le groupe communiste et les Écologistes se sont opposés au texte. Les plus de 57 ans vont perdre «un quart de leurs allocations» , a dénoncé Sophie Taillé-Polian (groupe écologiste). Ce alors que nombre de ruptures conventionnelles sont «en réalité des licenciements déguisés, utilisés par les employeurs pour se débarrasser d’un salarié sans motif et sans risque d’être mis devant les prud’hommes» , a-t-elle ajouté. La mesure doit permettre jusqu’à 800 millions d’euros d’économies annuelles à partir de 2029.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Le brief politique du matin

L'actu politique française en 3 min, sans pub ni bullshit. Vulgarisations sourcées, articles agrégés des 35 grands médias FR — chaque matin à 7h.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Le résumé semble incorrect ou orienté ? Signalez-le via le formulaire de contact — Civiqo applique une politique de neutralité stricte : nos règles éditoriales bannissent tout vocabulaire évaluatif et toute affirmation non sourcée.