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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Salah Abdeslam : les restrictions de parloir maintenues après des menaces contre le directeur de sa prison

Personnalités citées :Salah Abdeslam
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Le contexte

Salah Abdeslam est le dernier membre en vie du commando responsable des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Il purge une peine de réclusion à perpétuité à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil, où il est placé à l'isolement. Des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place pour ses parloirs en raison de menaces présumées contre le directeur de la prison.

Ce qu'il faut retenir

La justice a validé le maintien des restrictions de parloir pour Salah Abdeslam en raison de menaces proférées contre le directeur de sa prison. Le tribunal administratif de Lille a rejeté sa demande de lever les mesures de séparation par hygiaphone. Des éléments nouveaux ont été présentés par l'administration pénitentiaire, indiquant que Salah Abdeslam aurait demandé à un autre détenu de l'aider à menacer le directeur. Le ministère de la Justice a souligné la dangerosité persistante de M. Abdeslam.

Ce que ça change

Le maintien des restrictions de parloir pour Salah Abdeslam souligne les préoccupations de sécurité entourant sa détention. Cela pourrait influencer la gestion des parloirs pour d'autres détenus considérés comme dangereux. La décision de la justice reflète également la tension entre les droits des détenus et les impératifs de sécurité dans les établissements pénitentiaires.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La justice a validé le maintien des mesures de sécurité renforcées pour les visites de Salah Abdeslam, invoquant des menaces proférées contre le directeur de sa prison

Le bras de fer judiciaire continue entre Salah Abdeslam et l’administration pénitentiaire : le maintien de restrictions pour ses parloirs a été validé par la justice, au vu de nouveaux éléments, notamment le fait qu’il aurait menacé le directeur de sa prison.

Dans une nouvelle ordonnance rendue mercredi et consultée jeudi, le tribunal administratif de Lille a rejeté la demande de Salah Abdeslam d e lever le dispositif de séparation par hygiaphone au parloir qui lui est actuellement imposé. Le juge des référés a été sensible à de nouveaux éléments apportés en défense par l’administration pénitentiaire.

Selon cette dernière, Salah Abdeslam a demandé le 4 avril à un autre détenu « s’il pouvait se procurer l’adresse du directeur de sa prison, afin qu’il envoie « deux ou trois gars » pour faire une « catastrophe », sans « vouloir attendre 2086 » ». Salah Abdeslam dément de tels propos. Plusieurs visiteuses, dont sa mère, ont aussi tenté de lui remettre des produits interdits lors de parloirs : nourriture, parfum, huile essentielle ou encore un objet en plastique pour massage, toujours selon l’administration pénitentiaire.

« Ces éléments démontrent la dangerosité persistante de M. Abdeslam et la volonté de ses proches de commettre des actes irréguliers à l’occasion des parloirs, justifiant qu’il ne bénéficie plus de parloirs ordinaires », a estimé le ministère de la Justice dans son mémoire en défense.

Début avril, le tribunal administratif de Lille avait ordonné à l’État d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam, ajoutant même par la suite une astreinte financière de 100 euros par jour si l’administration pénitentiaire ne respectait pas cette injonction. Mais compte tenu des nouveaux éléments apportés par l’administration, la justice a déjà supprimé cette astreinte financière depuis le 20 mai.

Salah Abdeslam, dernier membre en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, purge une peine de réclusion à perpétuité à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il est placé à l’isolement. Selon les observations de son avocat Me Benoît David, citées dans la nouvelle ordonnance du tribunal révélée par le quotidien régional « La Voix du Nord » , les menaces verbales reprochées à son client ont été « sorties de manière opportune par l’administration, sans que ce soit vérifiable et contestable ».

La mère et la sœur de Salah Abdeslam avaient été arrêtées en avril avant un parloir puis libérées au bout de 48 heures, sans poursuites judiciaires. Fin 2025, Salah Abdeslam lui-même avait été placé en garde à vue après la découverte d’une clé USB remise par une ex-compagne au parloir, qui contenait de la propagande « d’organisations terroristes, État islamique ou Al-Qaïda » selon le parquet national antiterroriste.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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