Le signalement au procureur "ne porte pas sur ces violences elles-mêmes, mais sur ce qui les a entourées", notamment "la connaissance ancienne du risque" et "les défaillances dans son traitement", a déclaré dans un communiqué le Nouveau Paris populaire, coprésidé par l'élue et l'écologiste Emile Meunier (Verts populaires).
Le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI) au Conseil de Paris a annoncé, jeudi 11 juin, avoir fait un signalement au procureur pour mettre en cause la "responsabilité pénale" de la ville de Paris dans le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire. Ce signalement, fondé sur l'article 40 du Code de procédure pénale, "ne porte pas sur ces violences elles-mêmes, mais sur ce qui les a entourées" , notamment "la connaissance ancienne du risque" et "les défaillances dans son traitement" , a déclaré dans un communiqué le Nouveau Paris populaire, coprésidé par l'insoumise Sophia Ckikirou et l'écologiste Emile Meunier, qui compte neuf élus.
Dans son courrier au procureur, le groupe pointe une alerte, dès juin 2015, d'un rapport de l'Inspection générale de la ville dont les préconisations sont restées selon lui "sans effet" . Il dénonce aussi des "signalements tardifs" et "des agents déplacés plutôt qu'écartés" . Comme dans une école maternelle du 7e arrondissement, où "des faits susceptibles de constituer des agressions sexuelles, remontant à l'automne 2023, n'ont conduit au retrait de l'animateur concerné qu'à l'été 2025" . Ou encore dans une école du 7e arrondissement, où "un animateur signalé pour des violences n'a pas été suspendu" et déplacé dans un autre établissement du XIVe arrondissement, en décembre 2025.
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