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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Affaire Lyhanna : la procureure générale de Paris veut aller plus loin que la directive ministérielle en scrutant aussi les plaintes à peine déposées

Personnalités citées :Marie-Suzanne Le Quéau
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Le contexte

L'affaire Lyhanna a suscité une forte émotion en France, notamment en raison des circonstances tragiques entourant le décès d'une collégienne de 11 ans. Cette affaire a mis en lumière des lacunes dans le traitement des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, ce qui a conduit à une réaction au niveau judiciaire.

Ce qu'il faut retenir

La procureure générale de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, a annoncé une intensification de l'examen des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs. Elle souhaite aller au-delà des directives ministérielles en incluant les plaintes récemment déposées. Actuellement, environ 7 000 procédures sont à examiner dans les parquets sous sa responsabilité. Elle a également souligné l'importance de la mise à jour et de l'interconnexion des fichiers judiciaires.

Ce que ça change

Cette initiative vise à restaurer la confiance du public envers la justice en assurant un traitement plus rigoureux des affaires de violences sexuelles sur mineurs. L'accent mis sur la réactivité des magistrats et la mise à jour des fichiers judiciaires pourrait améliorer l'efficacité du système judiciaire et la protection des victimes.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La procureure générale près la cour d'appel de Paris, Marie-Suzanne Le Quéau, a annoncé vouloir intensifier l’examen des procédures liées aux violences sexuelles sur mineurs après le décès de la jeune Lyhanna

La procureure générale près la cour d'appel de Paris a indiqué jeudi avoir demandé d'« aller plus loin » que la revue d’ici mi-juillet des 70 000 plaintes déposées pour des violences sexuelles sur des mineurs, exigée par le garde des Sceaux après le décès de Lyhanna.

« J’ai demandé d’aller plus loin que ce que le garde (des Sceaux) nous a demandé de faire », dans le sillage de la mort de la collégienne de 11 ans dans le Gers, affaire dans laquelle le principal suspect avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes pour viols, a déclaré Marie-Suzanne Le Quéau sur BFMTV. « Nous allons procéder non seulement au recensement des affaires que nous connaissons déjà, c’est-à-dire qui sont arrivées chez nous et qui sont reparties avec des instructions auprès des services d’enquête », a poursuivi la magistrate.

« Pour la cour d'appel de Paris, nous avons déjà immédiatement procédé à un recensement et nous avons environ, pour l’ensemble des neuf parquets qui sont placés sous ma responsabilité, 7 000 procédures à examiner », a-t-elle précisé. Mais « nous allons examiner aussi toutes les affaires dont nous ne sommes pas informés, c’est-à-dire la plainte qui vient d’être déposée, qui n’a pas encore commencé à être traitée par les services de police et de gendarmerie ».

Marie-Suzanne Le Quéau a détaillé les objectifs de cette revue : « Nous allons aussi regarder ce qui se passe dans la maison justice : est-ce que toutes les procédures qui nous ont été transmises sont enregistrées rapidement par un service qui s’appelle le bureau d’ordre avant d’être données aux magistrats ? Est-ce que les magistrats qui ont ces procédures les regardent en priorité avec beaucoup de rapidité ? On doit aussi s’en assurer. »

Dans l’affaire Lyhanna, la plainte qui concentre les critiques avait été déposée le 22 août 2025 par la mère d’une fillette de 11 ans pour des faits de viols commis entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile du suspect, Jérôme B.

La procureure générale entend par ailleurs « regarder le bout de la chaîne pour bien m’assurer que » pour « toutes les personnes qui ont été condamnées pour des faits d’agression sexuelle ou d’atteinte, leurs condamnations sont effectivement mises à exécution » et qu’elles « sont inscrites au casier judiciaire ». « Si nous voulons recréer le lien de confiance qui est très altéré, entre les Français et la justice, nous devons effectivement rendre des comptes aux Français sur la manière dont ce dossier a été traité », estime-t-elle.

Il faut aussi selon elle régler « la question des fichiers », de leur « mise à jour » et de leur « interconnexion », notamment entre le TAJ (traitement d’antécédents judiciaires, utilisé par la police judiciaire) et le logiciel Cassiopée, introduit depuis 2009 pour informatiser l’ensemble de la chaîne judiciaire mais qui, selon de nombreux professionnels, tombe régulièrement en panne et n’est pas mis à jour en temps réel.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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