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santevia Sud Ouest··2 min de lecture

Santé : les dépassements d’honoraires sont de plus en plus fréquents, « 90 % des spécialistes » pourraient en pratiquer d’ici à 2040

Personnalités citées :Yann-Gaël AmgharFéreuze Aziza
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Le contexte

Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) est un organisme consultatif qui évalue les politiques de santé en France. Les dépassements d’honoraires sont un sujet de débat récurrent, car ils impactent l’accès aux soins pour les patients, notamment ceux à revenus modestes. La question de la régulation de ces pratiques est devenue cruciale dans le contexte actuel de la santé publique.

Ce qu'il faut retenir

Le HCAAM prévoit que les dépassements d’honoraires pourraient dépasser 10 milliards d’euros d’ici 2040, avec 90 % des spécialistes en secteur 2. Actuellement, plus d’un spécialiste sur deux pratique déjà ces dépassements. Les patients pourraient faire face à des restes à charge élevés, atteignant jusqu'à 800 euros pour certaines interventions. Le HCAAM propose plusieurs scénarios de réforme, y compris l'interdiction des dépassements pour les revenus modestes et l'instauration de plafonds par acte.

Ce que ça change

Ces projections soulèvent des inquiétudes quant à l'accès aux soins et aux inégalités croissantes dans le système de santé. Les réformes proposées pourraient transformer la manière dont les soins sont financés et dispensés, mais elles nécessiteront également une revalorisation des spécialités moins rémunérées pour compenser la perte de revenus des praticiens.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Selon le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM), les dépassements d’honoraires vont plus que doubler et pourraient dépasser les 10 milliards d’euros d’ici à 2040. Une évolution qui menace l’accès aux soins et accentue les inégalités entre patients

L’information, publiée par Franceinfo ce mardi 9 juin, s’appuie sur les conclusions du dernier rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM). Son président, Yann-Gaël Amghar, y dresse un constat préoccupant : « Si rien ne change, en 2040, 90 % des spécialistes seront installés en secteur 2 et feront des dépassements d’honoraires . »

Aujourd’hui déjà, plus d’un spécialiste sur deux pratique des dépassements. Selon les projections du HCAAM, leur montant pourrait « plus que doubler » dans les quinze prochaines années, passant de 4,7 milliards d’euros en 2025 à plus de 10 milliards d’euros en 2040.

Pour les patients, les conséquences pourraient être considérables. Yann-Gaël Amghar rappelle que le reste à charge atteint déjà des niveaux élevés dans certaines situations : « On peut atteindre 800 euros en moyenne pour quelqu’un qui se fait poser une prothèse de hanche. »

Une perspective qui inquiète les associations de patients. « Ce n’est pas entendable », réagit Féreuze Aziza, conseillère nationale de France Assos Santé. « L’accès aux soins, c’est pour tout le monde », insiste-t-elle, dénonçant le risque d’une médecine à deux vitesses qui pénaliserait en premier lieu les publics les plus fragiles.

Face à cette évolution, le HCAAM plaide pour une réforme rapide. Parmi les scénarios étudiés figure l’interdiction des dépassements d’honoraires pour les patients disposant de revenus modestes. Une mesure qui permettrait, selon le rapport, de rendre le système plus lisible pour les assurés.

Autre option : conditionner l’accès aux dépassements à l’ancienneté du praticien. Les spécialistes pourraient ainsi y recourir après plusieurs années d’exercice. Une formule qui ralentirait la progression des dépassements sans toutefois les faire disparaître.

Le scénario le plus ambitieux consisterait à instaurer progressivement des plafonds par acte, fixés à une fois et demie ou deux fois le tarif de la Sécurité sociale. À terme, cette trajectoire pourrait conduire à une suppression des dépassements d’honoraires.

Une telle réforme aurait toutefois un impact important sur les revenus des praticiens concernés. Selon le HCAAM, si les spécialistes du secteur 2 exerçaient aux conditions actuelles du secteur 1, près de 95 % d’entre eux verraient leurs honoraires diminuer de 28 % en moyenne. Le conseil estime donc qu’une telle évolution devrait s’accompagner d’une revalorisation des spécialités les moins rémunérées, notamment la psychiatrie, la pédiatrie et la gynécologie.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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