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internationalvia L'Express··2 min de lecture

Vers un déploiement supplémentaire d’armes nucléaires américaines en Europe ?

Personnalités citées :Donald TrumpAndrzej Duda
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Le contexte

Le déploiement d'armes nucléaires américaines en Europe fait partie d'une stratégie de dissuasion collective au sein de l'OTAN, mise en place durant la guerre froide. Ce programme est crucial pour les pays européens qui ne possèdent pas d'armes nucléaires, leur permettant de garantir leur sécurité. La menace russe, exacerbée par l'invasion de l'Ukraine, a ravivé les discussions sur le partage nucléaire en Europe.

Ce qu'il faut retenir

Les États-Unis envisagent de déployer davantage d'armes nucléaires en Europe pour rassurer leurs alliés de l'OTAN. Actuellement, seuls six pays européens peuvent accueillir des bombardiers américains capables de transporter des bombes nucléaires. La Pologne et les pays baltes expriment un intérêt particulier pour ce déploiement face à la menace russe. Parallèlement, la France a modifié sa doctrine de dissuasion pour inclure un déploiement potentiel de sa force nucléaire en Europe.

Ce que ça change

Cette situation souligne l'importance croissante de la sécurité européenne face aux tensions avec la Russie. Le soutien à une dissuasion nucléaire, tant américaine que française, pourrait renforcer la coopération militaire entre les pays européens et l'OTAN, tout en redéfinissant les responsabilités de défense collective en Europe.

L'article complet

Source originale sur lexpress.fr

C’est une manière de dire "tout va bien". Les Etats-Unis pourraient prochainement déployer davantage d’armes nucléaires au sein des pays européens de l’Otan, rapporte le Financial Times . À l’heure où l’alliance atlantique doit se repenser et presque s’européaniser , l’ouverture de ces discussions confidentielles par Washington vise à rassurer les alliés de l’Europe. Les Etats-Unis ne se désengagent pas totalement de la sécurité européenne, malgré la volonté affichée du président américain Donald Trump de transférer la responsabilité de la défense collective européenne aux Européens. C’est ainsi que le chef de l’Etat américain avait annoncé, début mai, le retrait de 5 000 soldats américains stationnés en Allemagne et l’abandon du déploiement de missiles de longue portée dans le pays. Les Européens avaient aussi accepté d’augmenter leurs dépenses dans le domaine défensif et militaire.

À ce jour, seuls six pays de l’Otan sont autorisés par les Etats-Unis à accueillir des bombardiers américains pouvant transporter et larguer des bombes nucléaires : le Royaume-Uni, la Belgique, la Turquie, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas. Ces bombes américaines, certes hébergées par des pays européens, ne peuvent cependant être utilisées que sur décision des Etats-Unis.

Mis en place dès 1954 dans un contexte de fortes tensions durant la guerre froide, ce programme de partage des armes nucléaires au sein de l’Otan reste un pilier de l’alliance atlantique et de sa dissuasion collective. Fondamental pour bon nombre de pays non dotés d’armes, il leur offre "un moyen de garantir leur sécurité sans acquérir d'armes nucléaires" explique l’Otan, cité par le Financial Times .

Face à la menace russe et l’invasion de l’Ukraine, les pays du flanc Est de l’Otan, dont la Pologne et les Etats baltes, Estonie, Lettonie, Lituanie, se sont montrés particulièrement intéressés par ce déploiement nucléaire. En mars 2025, la Pologne, par la voix de son ancien président Andrzej Duda dans les colonnes du Financial Times , avait incité les Etats-Unis à déployer sur son territoire des bombes nucléaires. Il s’agit de répondre à la Russie qui a fait de même en Biélorussie.

En attendant que cet élargissement du partage nucléaire soit effectif, quelques pays européens privilégient le parapluie nucléaire français. Depuis mars, la France a fait évoluer sa doctrine vers une "dissuasion avancée" , prévoyant un déploiement, selon les circonstances, d’une partie de sa force nucléaire aux pays européens partenaires. Aux côtés, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la Pologne, des Pays-Bas, de la Belgique, de la Grèce, de la Suède et du Danemark, la Norvège a récemment rejoint l’initiative .

Texte extrait depuis l'article original sur lexpress.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lexpress.fr.

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