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parlementvia France 24··4 min de lecture

Violences à l'école : les députés adoptent à l'unanimité la proposition de loi post-Bétharram

Personnalités citées :Violette SpilleboutPaul VannierGabriel AttalFrançois BayrouXavier Breton
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Le contexte

La proposition de loi adoptée s'inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les violences à l'école, exacerbées par l'affaire Bétharram, qui a révélé des abus dans l'enseignement privé catholique. Une commission d'enquête avait été mise en place pour examiner ces violences, impliquant des auditions de personnalités politiques et des acteurs du secteur éducatif.

Ce qu'il faut retenir

Les députés ont adopté à l'unanimité une proposition de loi visant à renforcer la protection des enfants contre les violences à l'école et dans le périscolaire. Le texte prévoit un contrôle accru des intervenants et une régulation des établissements privés. Bien que le secret de la confession n'ait pas été levé, des mesures symboliques et pratiques ont été mises en place, comme la création d'une journée d'hommage pour les victimes.

Ce que ça change

Cette loi marque une avancée significative dans la lutte contre les violences à l'école, en renforçant les contrôles sur les adultes en contact avec les enfants. Elle répond à une demande sociétale croissante pour une meilleure protection des élèves et pourrait influencer les pratiques dans les établissements scolaires, notamment privés.

L'article complet

Source originale sur france24.com

Les députés ont approuvé à l’unanimité, lundi, une proposition de loi visant à mieux protéger les enfants des violences à l’école et dans le périscolaire. Rédigé dans le sillage de l'affaire Bétharram – symbole des violences physiques et sexuelles infligées aux enfants dans l'enseignement privé catholique –, le texte renforce le contrôle des intervenants et la régulation des établissements privés.

Au terme d'une course contre la montre, les députés ont adopté lundi 1 er juin à l'unanimité la proposition de loi visant à mieux protéger les enfants contre les violences à l'école et dans le périscolaire, rédigée dans le sillage de la commission d'enquête sur le scandale de Bétharram .

Peu avant minuit, heure prévue de la fin des débats, les députés ont approuvé en première lecture ce texte par 187 voix, contre 0.

Le texte prévoit notamment de renforcer le contrôle des intervenants susceptibles d'être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire, ainsi qu'une plus importante régulation des établissements privés. Il ne lève finalement pas le secret de la confession pour les ministres du culte.

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Comme elle l'avait fait au début de l'examen, la rapporteuse Renaissance du texte Violette Spillebout s'est adressée, à l'issue du vote, aux victimes venues assister aux débats depuis les tribunes. "On est avec vous", leur a-t-elle lancé, faisant un signe du cœur avec ses deux mains, avant de les rejoindre en dehors de l'hémicycle avec l'autre coauteur de la proposition de loi, Paul Vannier.

Le député La France insoumise (LFI) a dit son "émotion" après un an de travail, et plusieurs de leurs propositions adoptées, et a appelé le gouvernement à inscrire ce texte à l'ordre du jour du Sénat , pour qu'il puisse entrer en vigueur dès la rentrée prochaine.

En 2025, c'est ensemble que l'élue du Nord et le député LFI avaient mené la commission d'enquête sur les violences dans le milieu scolaire , qui avait notamment entendu François Bayrou , alors Premier ministre, sur sa connaissance supposée des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau.

De ces mois de travaux et d'auditions est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains et cosignée par plus de 150 députés de différents groupes politiques.

Si le texte a finalement été adopté à l'unanimité, les députés de chaque groupe présent votant pour, son examen a été houleux.

Les députés n'avaient que jusqu'à minuit pour étudier le texte, le groupe de Gabriel Attal ayant refusé de soutenir une proposition de loi portée conjointement avec un député insoumis. Ce soutien aurait permis au texte d'être inscrit sur du temps transpartisan, avec davantage de temps pour les débats.

Or les derniers articles, qui concernent l'enseignement privé, et surtout celui prévoyant l'obligation pour les prêtres de dénoncer les actes de pédocriminalité entendus dans le confessionnal, en violation du droit canonique, ont provoqué une levée de boucliers des députés de droite et d'extrême droite, qui avaient déposé de très nombreux amendements, compromettant l'adoption finale du texte.

Un compromis a finalement été trouvé dans l'hémicycle entre les différents groupes, avec notamment la suppression de cette dernière mesure menaçant le secret de la confession et une abstention de la plupart des députés de gauche, permettant d'aller au vote sur l'ensemble du texte.

Tout en dénonçant "légiférer dans de mauvaises conditions" du fait de la décision de Gabriel Attal – remercié à l'inverse par Violette Spillebout pour avoir tout de même permis l'examen du texte en l'inscrivant sur l'un des créneaux réservés –, Paul Vannier a déclaré à l'AFP avoir accepté "à ces conditions-là" de s'abstenir pour permettre l'application de dispositions utiles dès la rentrée prochaine.

Le texte prévoit un volet symbolique, avec la condamnation par la Nation de ces violences, mais aussi la reconnaissance d'un manque de contrôle de l'État qui leur ont permis de perdurer. Il prévoit la création d'une journée d'hommage pour les victimes, le 19 novembre.

Initialement, il prévoyait la création d'un fonds national d'indemnisation pour les victimes qui ne pourraient pas aller en justice, notamment du fait des délais de prescription. Mais le gouvernement a mis en doute la faisabilité d'un tel fonds, et les députés ont finalement voté pour la remise d'un seul rapport sur la question.

Sur le plan de la prévention de ces violences, le cœur du texte, les députés ont voté à l'unanimité des mesures renforçant le contrôle des adultes intervenant dans les écoles et le milieu du périscolaire .

Avec le scandale provoqué par la révélation de violences sexuelles dans le périscolaire à Paris , cette question s'est imposée dans le débat public.

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Ainsi, les députés ont adopté plusieurs mesures, l'une prévoyant l'obligation, au moment du recrutement puis tous les trois ans, de présenter un "certificat d'honorabilité" pour les personnes au contact des élèves, notamment dans le périscolaire. Une autre crée une "liste noire" où seront inscrites les personnes avec un comportement dangereux de façon à empêcher leur emploi dans un autre établissement.

Sur l'enseignement privé, les députés ont adopté deux articles renforçant le contrôle de l'État, mais supprimé le dispositif prévoyant le renouvellement des contrats d'associations.

Le respect de cette "ligne rouge", ainsi que le secret de la confession gardé intact, a permis le vote "pour" des députés Les Républicains, a précisé Xavier Breton.

Texte extrait depuis l'article original sur france24.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur france24.com.

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