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Éducation
Frances Benjamin Johnston (1864-1952), photographer · Public domain · Wikimedia
Examen AssembléeProposition de loi ordinaire

Créer un délit d’entrave au droit à l’éducation

Où en est ce texte

  1. Étape franchie : Dépôt
  2. Étape actuelle : Examen à l'Assembléeen coursdernière action :
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à des situations où des blocages d'établissements d'enseignement empêchent les élèves et étudiants d'accéder à leurs cours. Actuellement, le code pénal sanctionne certaines entraves aux libertés, mais ne couvre pas spécifiquement l'accès à l'éducation. Ce texte cherche à combler cette lacune en ajoutant des dispositions pour protéger le droit à l'éducation dans le cadre des manifestations et grèves.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 4« Le code pénal réprime déjà, à son article 431‑1, le fait d’entraver de manière concertée et à l’aide de menaces l’exercice de plusieurs libertés »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 5« Cette lacune apparaît particulièrement à l’occasion des blocages d’établissements scolaires et universitaires. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie l'article 431-1 du code pénal pour y inclure des dispositions spécifiques concernant l'accès aux établissements d'enseignement. Il ajoute que le fait d'entraver l'accès à un établissement ou à une formation, de manière concertée et avec des menaces, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. Cela vise à protéger le droit des élèves et étudiants à suivre leurs enseignements sans être empêchés par des blocages.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« Au premier alinéa, après le mot : « travail, », sont insérés les mots : « d’aller et venir, » »
  2. [2] Article unique · alinéa 4« Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’accès à un établissement d’enseignement... est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, il sera désormais illégal d'entraver l'accès à un établissement d'enseignement ou à une formation, ce qui inclut les blocages lors de manifestations. Les personnes qui participent à de tels blocages pourraient faire face à des sanctions pénales, y compris une peine d'emprisonnement et une amende. Cela vise à garantir que les élèves et étudiants puissent accéder à leur éducation sans interruption due à des actions de tiers.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 7« Elle affirme qu’aucune de ces libertés ne donne le droit d’empêcher autrui d’exercer les siennes. »
ExempleCas concret avant/après

Lucas, étudiant en droit à Paris, se rend chaque jour à son université. Actuellement, lors de certaines manifestations, des blocages empêchent l'accès à son établissement, ce qui l'oblige à manquer des cours. Avec l'adoption de ce texte, si un blocage se produit, les organisateurs pourraient être poursuivis et risquer une amende de 15 000 euros et un an d'emprisonnement, ce qui pourrait dissuader de tels blocages à l'avenir.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 4« Le fait d’entraver... l’accès à un établissement d’enseignement... est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 4Le code pénal réprime déjà, à son article 431‑1, le fait d’entraver de manière concertée et à l’aide de menaces l’exercice de plusieurs libertés, parmi lesquelles les libertés d’expression, du travail, d’association, de réunion ou de manifestation. Il protège également l’exercice de la fonction d’enseignant. Il ne vise cependant expressément ni la liberté d’aller et venir, ni la possibilité pour les élèves et les étudiants d’accéder aux enseignements auxquels ils ont droit.
    Alinéa 5Cette lacune apparaît particulièrement à l’occasion des blocages d’établissements scolaires et universitaires. Quelle que soit la cause défendue, nul ne devrait pouvoir imposer à un élève ou à un étudiant de renoncer à suivre un cours ou à accéder à son établissement.
    Alinéa 7Elle ne remet en cause ni le droit de grève, ni la liberté de manifestation, ni la liberté d’expression. Elle affirme qu’aucune de ces libertés ne donne le droit d’empêcher autrui d’exercer les siennes.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 21° Au premier alinéa, après le mot : « travail, », sont insérés les mots : « d’aller et venir, » ;
    Alinéa 4« Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’accès à un établissement d’enseignement ou à une formation ainsi que l’exercice, par un élève ou un étudiant, de son droit à suivre un enseignement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »
    Lire Article unique en entier
    L’article 431‑1 du code pénal est ainsi modifié : 1° Au premier alinéa, après le mot : « travail, », sont insérés les mots : « d’aller et venir, » ; 2° Après le troisième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’accès à un établissement d’enseignement ou à une formation ainsi que l’exercice, par un élève ou un étudiant, de son droit à suivre un enseignement est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N55073.