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DéposéProposition de loi ordinaire

Faire de la caravane un habitat en France

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à reconnaître la caravane comme un habitat légal en France. Elle est portée par l'Association régionale des tsiganes et de leurs amis gadjé (ARTAG) et s'inscrit dans une démarche participative initiée par le député Gabriel Amard. Ce texte répond à des inégalités persistantes rencontrées par les résidents en habitat mobile, qui ne bénéficient pas des mêmes droits que les citoyens sédentaires, notamment en matière d'accès aux aides au logement et aux services essentiels.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Cette association villeurbannaise repose sur la rencontre et le dialogue entre les gens du voyage et les gadjé »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 6« La présente proposition de loi vise à reconnaître la caravane comme un habitat à part entière »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 7« Ce défaut de reconnaissance constitue une discrimination structurelle »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie plusieurs articles de lois existants pour établir un cadre juridique pour les résidents en habitat mobile. Il remplace la dénomination "Gens du voyage" par "résidents en habitat mobile" (article 1). Il reconnaît la caravane comme un "logement" (article 2) et instaure un statut d'abonné temporaire pour l'eau et l'électricité (article 3). Il prévoit également un prix plafond pour les emplacements (article 4) et des contrats d'assurance habitation pour les résidents (article 6).

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 1« La dénomination de « Gens du voyage » est supprimée »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« La caravane est reconnue juridiquement comme un “logement” »
  3. [3] Article 3 · alinéa 3« Un statut d’abonné temporaire à l’électricité et à l’eau est instauré »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les résidents en habitat mobile bénéficieront des mêmes droits que les citoyens sédentaires. Ils pourront accéder à des aides au logement, souscrire des contrats d'assurance habitation, et bénéficier d'un tarif d'électricité et d'eau avec une facturation nominative. De plus, les collectivités devront respecter des obligations concernant la domiciliation et la scolarisation des enfants, sans discrimination liée au mode d'habitat.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 3 · alinéa 3« Le paiement de cette facture doit se faire après consommation des fluides »
  2. [2] Article 12 · alinéa 2« Les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale ainsi que les organismes agréés sont tenus d’assurer la domiciliation »
  3. [3] Article 13 · alinéa 2« Un maire ne peut, sans engager sa responsabilité, refuser le droit à la scolarisation »
ExempleCas concret avant/après

Julien, résident en habitat mobile à Lyon, n'a pas accès aux aides au logement et doit payer ses factures d'eau et d'électricité sans contrat. Avec la nouvelle loi, il pourra être reconnu comme occupant d'un logement, ce qui lui permettra de bénéficier d'un tarif d'abonné temporaire pour ses services. De plus, il pourra faire domicilier ses enfants à l'école sans que le maire puisse refuser leur scolarisation en raison de son mode de vie.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« La caravane est reconnue juridiquement comme un “logement” »
  2. [2] Article 3 · alinéa 3« Un statut d’abonné temporaire à l’électricité et à l’eau est instauré »
  3. [3] Article 13 · alinéa 2« Un maire ne peut, sans engager sa responsabilité, refuser le droit à la scolarisation »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 8 fois (100 %).

  • GDRPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 8 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 8 fois (100 %).

  • LIOTPour · 86 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 6 fois (86 %).

  • EPRAbstention · 71 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe LFI-NFP déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR s'est abstenue 5 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (14 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Les membres de l’Association régionale des tsiganes et de leurs amis gadjé (ARTAG) ont rédigé une proposition de loi visant à faire de la caravane un habitat en France. Cette association villeurbannaise repose sur la rencontre et le dialogue entre les gens du voyage et les gadjé (non‑voyageurs). Elle agit pour améliorer la qualité de vie, défendre les droits et garantir la pleine citoyenneté des résidents en habitat mobile.
    Alinéa 6La présente proposition de loi vise à reconnaître la caravane comme un habitat à part entière, afin de garantir aux personnes vivant en habitat mobile les mêmes droits que les citoyens sédentaires. L’absence de statut juridique clair pour la caravane engendre des inégalités persistantes : non‑éligibilité aux aides au logement (APL), absence d’accès aux chèques énergie, difficulté à souscrire un contrat d’assurance habitation, coupures d’eau ou d’électricité.
    Alinéa 7Ce défaut de reconnaissance constitue une discrimination structurelle, qui touche notamment les résidents en habitat mobile, pourtant pleinement citoyens français. Leur mode de vie doit être respecté et mieux intégré dans la vie communale comme dans celle du pays, sans relégation dans des aires d’accueil à la périphérie des communes, dans des zones polluées (à proximité des déchetteries par exemple). Il est également essentiel que les règlements intérieurs des aires respectent le droit commun, et que les équipements soient dans un état décent pour de nouveaux locataires.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 1I. – La dénomination de « Gens du voyage » est supprimée dans tous les textes législatifs et remplacée par celle de « résidents en habitat mobile »
    Lire Article 1 er en entier
    I. – La dénomination de « Gens du voyage » est supprimée dans tous les textes législatifs et remplacée par celle de « résidents en habitat mobile » II. – Le remplacement de la dénomination énoncée au I du présent article est effectuée dans les dispositions réglementaires concernées.
  3. Article 2

    Alinéa 2« 1° bis La caravane est reconnue juridiquement comme un “logement” ouvrant l’accès aux droits communs en la matière. »
    Lire Article 2 en entier
    Après le 1° de l’article L. 111‑1 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un 1° bis ainsi rédigé : « 1° bis La caravane est reconnue juridiquement comme un “logement” ouvrant l’accès aux droits communs en la matière. »
  4. Article 3

    Alinéa 3« Un statut d’abonné temporaire à l’électricité et à l’eau est instauré pour les résidents en habitat mobile sur les aires d’accueil, donnant droit à une facture nominative avec adresse permettant de justifier leur lieu de résidence. Le paiement de cette facture doit se faire après consommation des fluides relevée par le gestionnaire de l’aire d’accueil. »
    Lire Article 3 en entier
    I. – Après l’article 1 er de la loi n° 2000‑614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, il est inséré un article ainsi rédigé : « Art. 1 er bis « Un statut d’abonné temporaire à l’électricité et à l’eau est instauré pour les résidents en habitat mobile sur les aires d’accueil, donnant droit à une facture nominative avec adresse permettant de justifier leur lieu de résidence. Le paiement de cette facture doit se faire après consommation des fluides relevée par le gestionnaire de l’aire d’accueil. » II. – Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant la qualité des dispositifs d’accès à l’eau potable menés par l’État. Ce rapport est élaboré en associant la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (DIHAL). Il vise à garantir le droit à l’eau conformément à la directive UE n° 2020/2184 du 16 décembre 2020 relative à la qualité de l’eau et notamment au terme de son article 16.
  5. Article 12

    Alinéa 2« Les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale ainsi que les organismes agréés sont tenus d’assurer la domiciliation des résidents en habitat mobile qui en font la demande dans les conditions prévues au présent chapitre. Aucun refus de domiciliation ne peut être fondé sur le mode d’habitat du demandeur.
    Lire Article 12 en entier
    Après le deuxième alinéa de l’article L. 264‑2 du code de l’action sociale et des familles, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés : « Les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale ainsi que les organismes agréés sont tenus d’assurer la domiciliation des résidents en habitat mobile qui en font la demande dans les conditions prévues au présent chapitre. Aucun refus de domiciliation ne peut être fondé sur le mode d’habitat du demandeur. « Le maire veille au respect de cette obligation par les organismes compétents sur le territoire de la commune. »
  6. Article 13

    Alinéa 2« Un maire ne peut, sans engager sa responsabilité, refuser le droit à la scolarisation. La preuve du domicile peut être fournie par tout moyen. »
    Lire Article 13 en entier
    L’article L. 131‑6 du code de l’éducation est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Un maire ne peut, sans engager sa responsabilité, refuser le droit à la scolarisation. La preuve du domicile peut être fournie par tout moyen. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54887.