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DéposéProposition de loi ordinaire

Permettre la prise en compte de l’emploi et de l’activité industrielle en phase de liquidation judiciaire

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à modifier le cadre juridique des procédures de liquidation judiciaire en France. Actuellement, le maintien de l'activité et de l'emploi est un critère prioritaire en redressement judiciaire, mais il est moins pris en compte lors de cessions isolées d'actifs. Cette situation a conduit à des pertes d'emplois significatives, comme dans l'affaire Brandt en 2026. Le texte propose d'introduire une faculté pour le juge-commissaire de privilégier des offres industrielles moins disantes, afin de préserver l'emploi et l'activité dans des cas d'ampleur sociale significative.

▸5 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« le maintien de l’activité et de l’emploi constitue un critère légal prioritaire »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« cette exigence disparaît largement lorsque la procédure prend la forme d’une cession isolée d’actifs »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 4« Cette asymétrie produit des conséquences industrielles graves »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 5« la présente proposition de loi vise donc à introduire »
  5. [5] Exposé des motifs · alinéa 6« réservée aux dossiers d’une ampleur sociale significative »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie l'article L. 642-19 du Code de commerce pour permettre au juge-commissaire de retenir une offre industrielle dont le montant net est inférieur à celui de l'offre la plus élevée, à condition que l'écart ne dépasse pas 15 %. Cette option est réservée aux cessions susceptibles d'affecter au moins 250 emplois et doit garantir le maintien d'une activité sur le territoire national pour une durée minimale de trois ans. Pour certaines activités industrielles stratégiques, cet écart peut être porté à 33 %. L'avis du ministère public est requis et l'ordonnance du juge est susceptible d'appel.

▸5 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« il peut retenir l’offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur »
  2. [2] Article unique · alinéa 3« Cette faculté ne peut être exercée que si l’offre retenue garantit »
  3. [3] Article unique · alinéa 5« L’offre retenue comporte un engagement de poursuite de l’activité d’une durée minimale de trois ans »
  4. [4] Article unique · alinéa 6« l’écart maximal de 15 % mentionné ci‑dessus peut être porté à 33 % »
  5. [5] Article unique · alinéa 7« L’avis du ministère public est obligatoirement recueilli. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, le juge-commissaire pourra choisir une offre moins avantageuse financièrement, mais qui préserve des emplois et une activité industrielle. Cela s'applique uniquement aux cas où la cession concerne au moins 250 emplois. L'écart entre l'offre retenue et l'offre la plus élevée ne pourra pas dépasser 15 %, sauf pour certaines activités stratégiques où cet écart peut atteindre 33 %. Ce changement vise à favoriser le maintien de l'emploi et de l'activité dans des situations de liquidation judiciaire.

▸5 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« l’écart entre ces deux offres n’excède pas 15 % »
  2. [2] Article unique · alinéa 6« l’écart maximal de 15 % mentionné ci‑dessus peut être porté à 33 % »
  3. [3] Article unique · alinéa 5« un engagement de poursuite de l’activité d’une durée minimale de trois ans »
  4. [4] Article unique · alinéa 3« l’offre retenue garantit, dans des conditions sérieuses »
  5. [5] Article unique · alinéa 7« susceptible d’appel devant la cour d’appel dans un délai de dix jours »
ExempleCas concret avant/après

Jean, directeur d'une usine de fabrication de pièces automobiles, fait face à une liquidation judiciaire. Avant le texte, le juge devait choisir l'offre la plus élevée, ce qui a conduit à la fermeture de l'usine et à la perte de 300 emplois. Avec le texte, si une offre à 85 % de la valeur maximale garantit le maintien de l'activité et des emplois pour au moins trois ans, le juge peut l'accepter, préservant ainsi les emplois et l'activité industrielle.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« il peut retenir l’offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur »
  2. [2] Article unique · alinéa 5« un engagement de poursuite de l’activité d’une durée minimale de trois ans »
  3. [3] Article unique · alinéa 6« l’écart maximal de 15 % mentionné ci‑dessus peut être porté à 33 % »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • DRPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 10 fois (100 %).

  • HORPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe HOR a voté pour 10 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 10 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 5 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 5 fois (100 %).

  • DEMPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté pour 9 fois (90 %).

  • EPRPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté pour 9 fois (90 %).

  • SOCPour · 90 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (90 %).

  • ECOSPour · 80 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 8 fois (80 %).

  • RNPour · 80 %

    Sur les 10 textes déposés par le groupe LIOT déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 8 fois (80 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2En l’état actuel du droit français, le maintien de l’activité et de l’emploi constitue un critère légal prioritaire en redressement judiciaire ou en cas de cession d’entreprise autorisée par le tribunal pendant une procédure de liquidation judiciaire avec poursuite provisoire d’activité, en application des articles L.642‑2 et L.642‑5 du Code de commerce.
    Alinéa 3En revanche, cette exigence disparaît largement lorsque la procédure prend la forme d’une cession isolée d’actifs , régie notamment par les articles L.642‑18 et L.642‑19 du même code. Dans ce cadre, le juge ‑ commissaire est conduit à privilégier l’offre permettant de maximiser le montant net effectivement revenant à la liquidation , c’est‑à‑dire l’offre la plus favorable à l’apurement du passif.
    Alinéa 4Cette asymétrie produit des conséquences industrielles graves . L’affaire Brandt, en 2026, en constitue une illustration récente : environ 700 emplois supprimés et deux sites industriels historiques de Centre‑Val de Loire non repris, alors même que certaines offres portaient une ambition industrielle et territoriale. Elle rappelle également d’autres dossiers emblématiques, tels que Whirlpool Amiens ou ArcelorMittal Florange, dans lesquels la question du maintien des sites productifs, des emplois et des savoir‑faire a été posée avec force.
    Alinéa 5La présente proposition de loi vise donc à introduire , au sein de l’article L.642‑19 du Code de commerce, une faculté strictement encadrée permettant au juge ‑ commissaire de retenir une offre industrielle moins ‑ disante lorsque celle‑ci présente un intérêt significatif pour le maintien de l’activité et de l’emploi.
    Alinéa 6Cette faculté serait réservée aux dossiers d’une ampleur sociale significative, lorsque la cession est susceptible d’affecter le maintien d’au moins 250 emplois . Elle ne pourrait être exercée que si l’offre retenue garantit, dans des conditions sérieuses et avec des garanties d’exécution équivalentes, le maintien durable d’une activité industrielle ou de service sur le territoire national ainsi que le maintien d’un nombre significatif de ces emplois.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 2« Lorsque le juge‑commissaire est saisi de plusieurs offres concurrentes portant sur les mêmes actifs ou sur un ensemble cohérent d’actifs dont la cession est susceptible d’affecter le maintien d’au moins deux cent cinquante emplois, il peut retenir l’offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur à celui de l’offre présentant le montant net le plus élevé, dès lors que l’écart entre ces deux offres n’excède pas 15 %.
    Alinéa 3« Cette faculté ne peut être exercée que si l’offre retenue garantit, dans des conditions sérieuses et avec des garanties d’exécution équivalentes :
    Alinéa 5« 2° le maintien d’un nombre significatif de ces emplois. L’offre retenue comporte un engagement de poursuite de l’activité d’une durée minimale de trois ans à compter de la date de cession, dont la méconnaissance ouvre une action en réparation au profit de toute personne intéressée.
    Alinéa 6« Lorsque l’offre retenue porte sur une activité industrielle contribuant aux intérêts essentiels de la Nation, notamment dans l’un des secteurs mentionnés à l’article R. 151‑3 du code monétaire et financier et dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, l’écart maximal de 15 % mentionné ci‑dessus peut être porté à 33 %.
    Alinéa 7« L’avis du ministère public est obligatoirement recueilli. L’ordonnance par laquelle le juge‑commissaire retient une offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur à celui de l’offre présentant le montant net le plus élevé est susceptible d’appel devant la cour d’appel dans un délai de dix jours à compter de sa notification. »
    Lire Article unique en entier
    Après le premier alinéa de l’article L. 642‑19 du code de commerce, sont insérés six alinéas ainsi rédigés : « Lorsque le juge‑commissaire est saisi de plusieurs offres concurrentes portant sur les mêmes actifs ou sur un ensemble cohérent d’actifs dont la cession est susceptible d’affecter le maintien d’au moins deux cent cinquante emplois, il peut retenir l’offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur à celui de l’offre présentant le montant net le plus élevé, dès lors que l’écart entre ces deux offres n’excède pas 15 %. « Cette faculté ne peut être exercée que si l’offre retenue garantit, dans des conditions sérieuses et avec des garanties d’exécution équivalentes : « 1° le maintien durable d’une activité industrielle ou de service sur le territoire national ; « 2° le maintien d’un nombre significatif de ces emplois. L’offre retenue comporte un engagement de poursuite de l’activité d’une durée minimale de trois ans à compter de la date de cession, dont la méconnaissance ouvre une action en réparation au profit de toute personne intéressée. « Lorsque l’offre retenue porte sur une activité industrielle contribuant aux intérêts essentiels de la Nation, notamment dans l’un des secteurs mentionnés à l’article R. 151‑3 du code monétaire et financier et dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, l’écart maximal de 15 % mentionné ci‑dessus peut être porté à 33 %. « L’avis du ministère public est obligatoirement recueilli. L’ordonnance par laquelle le juge‑commissaire retient une offre dont le montant net effectivement revenant à la liquidation est inférieur à celui de l’offre présentant le montant net le plus élevé est susceptible d’appel devant la cour d’appel dans un délai de dix jours à compter de sa notification. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54535.