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Immigration
Fibonacci Blue from Minnesota, USA · CC BY 2.0 · Wikimedia
DéposéProposition de loi ordinaire

Lutter contre la précarité administrative des travailleuses et travailleurs étrangers

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à répondre à la précarité administrative des travailleurs étrangers en France, qui sont souvent soumis à des titres de séjour temporaires. Ces titres, d'une durée limitée, créent une insécurité juridique et sociale, affectant leur capacité à travailler et à accéder à des droits sociaux. Le texte s'inscrit dans un contexte où des procédures de renouvellement sont jugées dysfonctionnelles, entraînant des conséquences graves pour ces travailleurs et leurs familles. La loi cherche à stabiliser leur situation en allongeant la durée de validité de leurs titres de séjour.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs étrangers vivent aujourd’hui en France sous le régime de titres de séjour d’une durée particulièrement limitée. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 5« les procédures de renouvellement notoirement dysfonctionnelles auxquelles le Conseil d’État a récemment ordonné à l’État de remédier. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 6« L’expiration du document fait à elle seule basculer leur existence. »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 10« la présente proposition de loi poursuit donc l’objectif de stabiliser le parcours des travailleuses et des travailleurs étrangers. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pour allonger la durée de validité des titres de séjour des travailleurs étrangers et de la carte de séjour pour la vie privée et familiale. L’article 1er unifie le régime applicable aux travailleurs salariés, en portant la durée de validité de leur titre de séjour de un à quatre ans. L’article 2 étend également cette durée à la carte de séjour délivrée pour la vie privée et familiale, également portée de un à quatre ans.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ». »
  2. [2] Article 2 · alinéa 3« les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ». »
  3. [3] Article 2 · alinéa 4« les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ». »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, la durée de validité des titres de séjour pour les travailleurs étrangers sera prolongée, ce qui réduira la fréquence des renouvellements nécessaires. Cela pourrait diminuer la précarité administrative et permettre aux travailleurs de s'investir davantage dans leur vie professionnelle et sociale. Les préfectures seront également désengorgées, ce qui pourrait améliorer le traitement des autres demandes administratives. Les travailleurs étrangers bénéficieront ainsi d'une plus grande stabilité dans leur statut.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ». »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 10« en diminuant la fréquence des renouvellements. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 4« les conditions de travail abusives (vols de salaire, heures de travail prolongées). »
ExempleCas concret avant/après

Ahmed, travailleur étranger à Paris, a actuellement un titre de séjour temporaire d'un an. Chaque année, il doit renouveler son titre, ce qui lui prend du temps et engendre des frais. Avec la nouvelle loi, son titre de séjour sera valable quatre ans, ce qui lui permettra de se concentrer sur son travail sans l'angoisse d'un renouvellement annuel. Cela lui donnera également plus de temps pour s'intégrer dans la société française.

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 2« les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ». »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).

  • GDRPour · 89 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (3 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Des dizaines de milliers de travailleuses et de travailleurs étrangers vivent aujourd’hui en France sous le régime de titres de séjour d’une durée particulièrement limitée. Les cartes temporaires portant les mentions “salarié”, “travailleur temporaire” ou encore “vie privée et familiale”, délivrées pour quelques mois ou une année seulement lors d’une première admission au séjour, installent durablement ces personnes dans une précarité administrative qui alimente leur vulnérabilité ( A la merci d’un papier. Comment l’État fabrique la précarité des travailleur·euses étranger·es, Amnesty France, nov. 2025).
    Alinéa 4Outre l’acquittement d’une taxe de 250 euros à chaque renouvellement, ces personnes perdent leur temps dans des démarches absurdes qui les empêchent de construire leur vie et de s’investir pleinement dans la vie sociale et culturelle. Elles affrontent également l’angoisse permanente d’une instabilité administrative qui les expose à des conditions de travail abusives (vols de salaire, heures de travail prolongées, conditions de travail dangereuses, multiples violences et discriminations fondées sur des biais racistes), qu’elles ne peuvent dénoncer, sous peine de perdre leur emploi, sésame indispensable à leur séjour en France. Ce système de cartes temporaires compromet également leur perspective d’évolution professionnelle, les enferme dans des métiers surexploités et accroît la dépendance à leur employeur.
    Alinéa 5Ce cercle vicieux n’a rien d’une fatalité. Il repose sur un choix politique - celui de la brièveté des titres de séjours - aggravé par des procédures de renouvellement notoirement dysfonctionnelles auxquelles le Conseil d’État a récemment ordonné à l’État de remédier (CE, 5 mai 2026, n° 502860). La dématérialisation intégrale des démarches, les délais d’instruction interminables, les bugs informatiques, les erreurs et le silence prolongé d’une administration lointaine, peu diligente, sous‑dotée et perdue dans une législation aussi instable qu’illisible produisent des conséquences particulièrement graves : ils désorganisent les employeurs, bouleversent la scolarité des enfants et provoquent des ruptures de droits, aux effets dramatiques, désormais largement documentées par la Défenseure des droits ( L’ANEF : une dématérialisation à l’origine d’atteintes massives aux droits des étrangers , 2024).
    Alinéa 6Le temps n’a pas les mêmes effets juridiques selon que l’on est Français ou étranger. Pour un citoyen français, l’écoulement des jours marque tout au plus la fin de validité d’un document administratif, jamais le droit de vivre, de travailler ou d’être protégé socialement. Pour les personnes étrangères titulaires d’un titre de séjour temporaire, c’est l’inverse. L’expiration du document fait à elle seule basculer leur existence : elle entraîne l’extinction de leur droit au séjour, l’impossibilité de travailler légalement, l’entrée dans l’économie informelle et, par ricochet, la perte de l’accès à l’essentiel des droits sociaux (assurance chômage, allocations familiales, aides au logement). Une défaillance administrative suffit alors à précipiter des familles entières dans la grande pauvreté.
    Alinéa 10La meilleure manière de défendre l’universalisme est de cesser d’en exclure une partie de celles et ceux qui vivent parmi nous. La présente proposition de loi poursuit donc l’objectif de stabiliser le parcours des travailleuses et des travailleurs étrangers. Elle allonge, pour ce faire, la durée de validité des principaux titres délivrés pour l’exercice d’une activité salariée ainsi que de la carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale ». Par ricochet, en diminuant la fréquence des renouvellements, le présent texte vise à désengorger les préfectures afin de recentrer leurs missions sur des situations qui nécessitent un véritable examen.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 2

    Alinéa 21° Au premier alinéa de l’article L. 423‑1, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ;
    Alinéa 32° À la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 423‑2, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ;
    Alinéa 43° À l’article L. 423‑7, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ;
    Lire Article 2 en entier
    Le chapitre III du titre II du livre IV du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile est ainsi modifié : 1° Au premier alinéa de l’article L. 423‑1, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 2° À la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 423‑2, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 3° À l’article L. 423‑7, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 4° À la fin de la première phrase de l’article L. 423‑13, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 5° À la fin de l’article L. 423‑14, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 6° À la fin de l’article L. 423‑15, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 7° À la fin de la seconde phrase de l’article L. 423‑18, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 8° À la fin de la première phrase du premier alinéa de l’article L. 423‑21, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 9° Au premier alinéa de l’article L. 423‑22, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans » ; 10° Au premier alinéa de l’article L. 423‑23, les mots : « d’un an » sont remplacés par les mots : « de quatre ans ».
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54709.