Ce texte vise à modifier le régime de prescription des crimes commis sur des mineurs, en rendant imprescriptibles certains crimes graves. Actuellement, la prescription de l'action publique est un principe fondamental de la procédure pénale, mais des délais peuvent poser des obstacles pour les victimes, notamment en raison de leur jeune âge ou de la difficulté à révéler les faits. Le texte s'inscrit dans une évolution législative qui a déjà allongé les délais de prescription pour les infractions sexuelles sur mineurs, mais qui est jugée insuffisante face à la complexité des situations vécues par les victimes.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« La prescription de l’action publique, qui constitue un principe essentiel de notre procédure pénale, répond à l’idée que l’écoulement du temps peut rendre plus difficile la recherche des preuves »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 5« Certaines victimes ne parviennent à mettre en mots les violences vécues que plusieurs décennies après les faits »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 7« L’imprescriptibilité répond également à un impératif de protection de la société. »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 8« Elle vise donc à rendre imprescriptibles les crimes les plus graves commis sur des mineurs. »