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justicevia BFM TV··2 min de lecture

Affaire Lyhanna: plus de 8 Français sur 10 estiment qu'il existe "un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions"

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Sébastien Lecornu
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Le contexte

L'affaire Lyhanna, une tragédie impliquant la mort d'une jeune fille de 11 ans, a suscité une forte indignation en France. Cette affaire met en lumière des questions sur le fonctionnement des institutions judiciaires et la prise en charge des violences sexuelles sur mineurs. Le débat sur la responsabilité des pouvoirs publics et la réaction de la justice est au cœur des préoccupations des citoyens.

Ce qu'il faut retenir

Selon un sondage Ipsos BVA, 86% des Français estiment que l'affaire Lyhanna révèle un problème récurrent dans le fonctionnement des institutions. Les principales critiques portent sur la prise en compte insuffisante des affaires de violences sexuelles sur mineurs et le laxisme de la justice. De plus, 52% des sondés jugent que les pouvoirs publics n'ont pas réagi correctement après la découverte du corps de l'enfant. Le Premier ministre a déclaré que la réponse à cette affaire doit être intégrale et ne peut se limiter à une seule loi.

Ce que ça change

Cette affaire et les résultats du sondage soulignent une crise de confiance envers les institutions judiciaires en France. Les propositions des candidats à l'élection présidentielle sur le traitement des violences sexuelles pourraient influencer le débat public et les futures réformes législatives. Les attentes des citoyens en matière de justice et de protection des mineurs sont désormais plus pressantes.

L'article complet

Source originale sur bfmtv.com

Plus d'une semaine après la découverte du corps de Lyhanna , 11 ans, l'indignation des Français se fait toujours ressentir. 86% des Français pensent que l’affaire Lyhanna révèle un "problème récurrent dans le fonctionnement des institutions", selon un sondage Ipsos BVA-Cesi écoles d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche publié ce dimanche 14 juin. Cette opinion est partagée par toutes les catégories de la population, précise le journal. A contrario, seuls 8% des personnes interrogées considèrent qu'il s’agit d’un "dysfonctionnement exceptionnel".

L'enfant, qui avait disparu depuis une semaine , a été retrouvée morte le 4 juin dernier dans le Gers, son corps ayant été identifié le lendemain.

Elle avait été vue vivante pour la dernière fois le 29 mai dernier, alors qu'elle se trouvait dans la voiture de Jérôme Barella, 41 ans, pourtant déjà visé par plusieurs plaintes et signalements pour des faits de violences sexuelles sur mineurs, sans que cela n'aboutisse à aucune mesure judiciaire.

Parmi les explications possibles à ce mauvais fonctionnement, les personnes interrogées placent en première position la prise en compte insuffisante des affaires de violences sexuelles sur mineurs (29%), selon le baromètre. Les sondés citent ensuite le laxisme de la justice (23%), puis une mauvaise coordination entre les services concernés et la lourdeur administrative (17%), ex aequo avec le manque de moyens de la justice et de la gendarmerie , et enfin les erreurs et les négligences individuelles (11%).

Après le fonctionnement de la justice, les personnes interrogées pointent aussi du doigt les pouvoirs publics. Ils sont 52% à estimer que ceux-ci n'ont pas correctement réagi après la découverte du corps, contre 30% de personnes qui affirment le contraire; 18% ne se prononcent pas.

À cela s'ajoutent 47% d'interrogés qui affirment que le lancement de la revue de 70.000 dossiers de plaintes par le gouvernement d'ici le 14 juillet ne permettra pas d'éviter de nouveaux drames. 64% pensent que cet objectif n'est pas réaliste.

Dans La Tribune Dimanche, le directeur d'Ipsos Brice Teinturier estime que le jugement des Français sur le fonctionnement des institutions est "quasi unanime". Ils "considèrent qu’il s’agit d’un drame incompréhensible, impardonnable et qui était évitable".

Brice Teinturier ajoute que "les Français ne sont pas dupes sur le manque de moyens" de la justice, que le président de la République a réfuté en pleine affaire Lyhanna.

Plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont formulé des propositions de campagne sur le traitement des violences sexuelles sur mineurs. Alors qu'une partie de la gauche demande le vote d'une "loi intégrale" sur le sujet, ce dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré dans Le Parisien que la "réponse" à l'affaire Lyhanna doit être "intégrale" et qu'une "unique loi" ne suffirait pas.

Ce sondage Ipsos BVA - Cesi écoles d'ingénieurs pour La Tribune Dimanche a été effectué du 10 au 12 juin auprès d'un échantillon représentatif de la population française de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, interrogées par Internet selon la méthode des quotas.

Texte extrait depuis l'article original sur bfmtv.com. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur bfmtv.com.

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