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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

« Cancérogène en cas d’exposition prolongée », un texte pour réduire l’exposition au cadmium, adopté en commission

Personnalités citées :Benoît BiteauClémentine AutainJean-Luc FugitLouise MorelChristelle Minard
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Le contexte

La proposition de loi sur la réduction du cadmium dans les engrais est portée par le député écologiste Benoît Biteau. Ce métal lourd est reconnu comme toxique et cancérogène, et la France est particulièrement exposée à ses effets à travers l'alimentation. Le sujet de la régulation des engrais et de la sécurité alimentaire est un enjeu de santé publique en France.

Ce qu'il faut retenir

La proposition de loi adoptée en commission vise à réduire progressivement la teneur en cadmium dans les engrais minéraux phosphatés. Elle prévoit une réduction à 40 mg/kg d'ici 2027 et à 20 mg/kg d'ici 2030. Le gouvernement propose une approche plus lente, avec des objectifs de 60 mg/kg en 2027 et 40 mg/kg en 2030. Les débats portent sur l'impact économique pour les agriculteurs et la compétitivité du secteur.

Ce que ça change

Cette loi pourrait avoir des conséquences significatives sur la santé publique en réduisant l'exposition au cadmium. Elle soulève également des questions sur la compétitivité des agriculteurs français et les coûts associés à la transition vers des engrais moins contaminés. Le débat sur les délais d'application des normes met en lumière les tensions entre santé environnementale et viabilité économique.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

La proposition de loi écologiste portée par le député de Charente-Maritime, Benoît Biteau, a pour objectif de limiter la quantité de cadmium dans les aliments, un métal lourd toxique

Une proposition de loi écologiste pour limiter les risques d’exposition au cadmium, un métal lourd toxique auquel la population française est particulièrement exposée, a été adoptée mercredi en commission à l’Assemblée nationale. Elle sera examinée la semaine prochaine dans l’hémicycle.

Le texte très médiatisé du député écologiste Benoît Biteau, également porté par Clémentine Autain (l’Après), a été réécrit par rapport à une première version, qui prônait une interdiction totale.

Dans un esprit de compromis, il propose cette fois une baisse progressive dès 2027 des taux de cadmium dans les engrais minéraux phosphatés, source importante d’apport en cadmium dans les sols agricoles. Dans un récent rapport, l’agence de sécurité sanitaire française Anses a confirmé que l’alimentation est en France la première source d’exposition au cadmium, toxique pour la reproduction et cancérogène en cas d’exposition prolongée.

L’Anses recommande d’abaisser les limites maximales autorisées de cadmium dans les engrais phosphatés à 20 mg/kg, contre 90 mg/kg actuellement en France, et 60 mg/kg en Europe. Pour des « raisons d’approvisionnement » et « diplomatiques », en France, « on s’est autorisé 90 milligrammes […] le gisement marocain faisant partie de la principale ressource, avec un gisement riche en cadmium », a expliqué Benoît Biteau.

Résultat, « la population française est contaminée comme aucun autre peuple européen », et c’est pourquoi « il faut que la France avance plus vite que les autres États membres », a-t-il ajouté. La proposition de loi propose une trajectoire par paliers : réduire la teneur maximale autorisée à 40 milligrammes par kilo d’engrais dès 2027, puis à 20 mg/kg à partir de 2030.

Des amendements de Jean-Luc Fugit (Renaissance) visant à adoucir cette trajectoire, en atteignant ces cibles à des dates ultérieures, afin de « donner le temps aux producteurs » d’engrais de s’adapter, ont été rejetés. Le gouvernement envisage, lui, une baisse à 60 mg/kg en 2027, 40 mg/kg en 2030, et 20 mg/kg d’ici 2038.

Pour la députée MoDem Louise Morel, le texte « ferait peser un risque sur la compétitivité de nos agriculteurs », alors que la majorité des engrais minéraux sont importés. Il entraînerait « de fortes contraintes sur les approvisionnements » et donc « une hausse des coûts difficilement supportable » pour les agriculteurs, a abondé Christelle Minard (LR).

Un argument battu en brèche par Benoît Biteau, selon qui les producteurs d’engrais affirment pouvoir être prêts à temps, grâce à des processus de « décadmiation » jugés « pas très onéreux ».

Le surcoût pour les agriculteurs serait « de 2 euros par hectare et par an », selon le député, lui-même agriculteur.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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