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parlementvia Le Figaro — Économie··2 min de lecture

Des députés appellent les supermarchés à renoncer aux marges réalisées sur les produits vendus lors de collectes alimentaires

Personnalités citées :Boris TavernierFrançois RuffinClémentine Autain
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Le contexte

La question de la précarité alimentaire en France est de plus en plus préoccupante, avec environ 8 millions de Français touchés. Les collectes alimentaires sont une réponse à cette crise, mais les marges réalisées par les supermarchés sur les produits donnés suscitent des débats. Des députés de gauche et du centre souhaitent que ces marges soient reversées aux associations.

Ce qu'il faut retenir

Près de 50 députés de gauche et du centre ont appelé les supermarchés à renoncer aux marges sur les produits vendus lors de collectes alimentaires. Ils estiment que l'intégralité des dons doit bénéficier à la solidarité alimentaire. Les députés s'engagent à porter une initiative législative pour que ce principe devienne la norme. Ils citent l'exemple de Biocoop, qui reverse 100% de ses marges sur les produits offerts lors de collectes.

Ce que ça change

Cette initiative pourrait renforcer les ressources des associations aidant les personnes en situation de précarité alimentaire. Si la proposition de loi est adoptée, cela pourrait modifier le fonctionnement des collectes alimentaires en France et accroître la confiance des citoyens dans le don.

L'article complet

Source originale sur lefigaro.fr

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«Lorsqu’un citoyen fait un don, l’intégralité de son geste doit bénéficier à la solidarité alimentaire», plaident près de 50 députés de gauche et du centre, estimant qu’«aucune marge commerciale ne devrait pouvoir être conservée sur les produits achetés pour être donnés».

Près de 50 députés de gauche et du centre ont appelé jeudi la grande distribution à reverser aux associations l'intégralité des marges réalisées sur les produits vendus lors de collectes alimentaires , s'engageant à porter «une initiative législative» en ce sens. Les associations aidant les quelque «8 millions» de Français «confrontés à la précarité alimentaire» agissent «dans un contexte de tension croissante» , avec des «ressources souvent insuffisantes» , alerte le député écologiste Boris Tavernier, rejoint entre autres par François Ruffin (Debout!) et Clémentine Autain (L'Après).

«Contribuant à la chaîne de solidarité, vos magasins accueillent régulièrement des opérations de collectes solidaires» , ajoutent les signataires du courrier adressé aux dirigeants d'E. Leclerc, Carrefour, Intermarché, Coopérative U, Auchan, Casino, Lidl et Aldi, appelés «à maximiser l'impact» de ces collectes. «Lorsqu'un citoyen fait un don, l'intégralité de son geste doit bénéficier à la solidarité alimentaire» , plaident-ils, estimant qu' «aucune marge commerciale ne devrait pouvoir être conservée sur les produits achetés pour être donnés» .

«Cela est possible» , insistent les députés, citant l'exemple des magasins Biocoop qui reversent 100% de la marge réalisée sur les produits offerts aux associations par les clients lors de l'opération «collecte bio solidaire» , organisée au niveau national depuis 2019 et dont la prochaine édition démarre vendredi. Ce modèle permet de renforcer les ressources des associations tout en augmentant «la confiance des citoyens dans le don» , assurent les parlementaires, prenant «l'engagement de porter une initiative législative» pour qu'il devienne «la norme» .

Sollicité, Boris Tavernier évoque une possible «proposition de loi très courte» d'ici à la fin de l'année, malgré un agenda parlementaire déjà «bien rempli» . Mais «je veux encore croire» que les distributeurs, récemment étrillés par une commission d'enquête sénatoriale sur leurs marges, «sont capables de faire œuvre de solidarité» sans y être contraints, lance-t-il. «Il y a une urgence sociale très forte» , assure le député, cofondateur de l'association Vrac France (Vers un réseau d'achat en commun), qui lutte contre la précarité alimentaire dans les quartiers populaires.

Selon Biocoop, la collecte de 150.000 produits en 2025 a permis à la coopérative et ses magasins de redistribuer plus de 220.000 euros aux structures bénéficiaires. Sur ce total, 58.000 euros, issus de la marge de la seule coopérative, ont été partagés entre deux associations, dont Vrac France.

Texte extrait depuis l'article original sur lefigaro.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur lefigaro.fr.

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