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justicevia Sud Ouest··2 min de lecture

Détournement de fonds : l’ex-député LREM Jean-Jacques Bridey condamné à deux ans avec sursis

Personnalités citées :Jean-Jacques BrideyEmmanuel Macron
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Le contexte

Jean-Jacques Bridey, ancien député du Val-de-Marne, a été un membre actif de La République en marche et a soutenu Emmanuel Macron dès 2016. Son parcours politique a été marqué par des mandats successifs, y compris celui de maire de Fresnes. Le détournement de fonds publics est un sujet récurrent dans la politique française, soulevant des questions sur l'intégrité des élus.

Ce qu'il faut retenir

Jean-Jacques Bridey a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 75 000 euros pour détournement de fonds publics. Il a été reconnu coupable d'avoir utilisé des fonds destinés à ses frais de mandat pour des dépenses personnelles, incluant des séances de spa et des vêtements. Le tribunal a également prononcé une peine d'inéligibilité de cinq ans, entraînant sa démission d'office de son mandat de conseiller municipal. Il devra rembourser 145 000 euros à l'Assemblée nationale.

Ce que ça change

Cette condamnation souligne les enjeux de transparence et d'éthique dans la gestion des fonds publics par les élus. Elle pourrait avoir des répercussions sur la confiance des citoyens envers leurs représentants et sur la perception de La République en marche, dont Bridey était un membre éminent. La décision du tribunal pourrait également inciter d'autres élus à une plus grande vigilance dans l'utilisation des fonds publics.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

L’ancien député Jean-Jacques Bridey a été condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 75 000 euros pour détournement de fonds public

Jean-Jacques Bridey, ancien député socialiste puis La République en marche (devenue Renaissance) du Val-de-Marne, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans d’emprisonnement avec sursis, 75 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds public et concussion.

« Vous disposiez de mandats depuis plus de vingt ans : il vous appartenait de prêter attention aux obligations qui étaient les vôtres en matière de rémunération au sens large », a relevé le président du tribunal en rendant son jugement.

Celui qui fut également maire de Fresnes (Val-de-Marne) - il a échoué à reconquérir son siège à la mairie en mars - était notamment poursuivi pour avoir dépensé quelque 145 000 euros supposément en frais de mandat de député, mais qui recouvraient en fait des séances de spa, des amendes pour des contraventions routières, des bouteilles de vin ou des vêtements féminins.

Lors de l’audience, le 3 avril, celui qui a été l’un des premiers socialistes à soutenir la candidature d’Emmanuel Macron à la présidence de la République dès 2016 avait expliqué son besoin de se « détendre » dans les bains bouillonnants ou assuré que les tenues litigieuses étaient destinées à sa collaboratrice lorsqu’elle était en représentation. « Aucun lien avec l’exercice du mandat parlementaire », a finalement considéré le tribunal.

De même, les magistrats l’ont reconnu coupable de concussion, c’est-à-dire le fait d’avoir perçu des sommes indues, en l’espèce des indemnités de ses différents mandats dont le cumul dépassait de plus de 84 000 euros le plafond prévu par la loi.

En tout, l’ensemble des préjudices représente « 230 000 euros soit 3 200 euros par mois », a relevé le président du tribunal correctionnel, qui a prononcé l'« exécution provisoire », c’est-à-dire immédiate, de la peine d’inéligibilité : Jean-Jacques Bridey va donc être démissionné d’office de son mandat de conseiller municipal d’opposition de Fresnes.

L’ancien député a également été condamné à rembourser les 145 000 euros à l’Assemblée nationale, alors qu’une autre audience, prévue le 20 janvier, devra déterminer les préjudices des autres structures, dont la commune de Fresnes, qui s’est constitué partie civile.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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