Une enquête administrative a été ouverte par l’IGPN concernant le numéro 2 de l’unité d’élite de la police nationale, mis en cause par plusieurs témoignages
Une enquête administrative prédisciplinaire a été ouverte par l’IGPN, la police des polices, en raison de soupçons de harcèlement sexuel au sein du RAID et visant le numéro 2 de cette unité d’élite, a annoncé mercredi la direction générale de la police nationale.
« L’objectif est vraiment de déterminer si les faits rapportés constituent ou pas des manquements au code de déontologie et aux obligations du policier », précise la DGPN. Il ne s’agit pas d’une procédure disciplinaire, l’Inspection générale de la police nationale devra déterminer si des fautes ont été commises par le numéro 2 du RAID, Philippe G.
Selon une source policière, confirmant une information du journal « Le Parisien », Philippe G., surnommé « Laser 2 », est mis en cause par plusieurs témoignages de femmes dénonçant des comportements et propos inappropriés. D’après le quotidien, une dizaine de femmes au sein des différentes antennes du RAID auraient évoqué des comportements inappropriés et propos limites. Une réunion sur le sujet a eu lieu la semaine dernière au sein du QG, situé à Bièvres, dans l’Essonne.
Fondé en 1985, le RAID (pour Recherche, assistance, intervention, dissuasion) est une unité d’élite de la police nationale, qui a notamment participé à la sécurisation des Jeux olympiques de Paris 2024. En comptant le personnel administratif, plus de 500 personnes travaillent au sein de cette unité.
