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parlementvia Sud Ouest··2 min de lecture

Politique : l’intelligence artificielle déjà largement utilisée par les députés malgré le « gros risque de fuites de données »

Par Tom Levy · Fondateur & directeur de la publication

Personnalités citées :Nicolas BonnetDenis MasségliaYaël Braun-Pivet
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Le contexte

L'utilisation de l'intelligence artificielle au sein de l'Assemblée nationale est un sujet émergent, avec des parlementaires qui s'interrogent sur ses implications. Le rapport parlementaire récent met en lumière l'ampleur de cette utilisation et les risques associés, notamment en matière de sécurité des données.

Ce qu'il faut retenir

Un rapport parlementaire révèle que plus de 85 % des députés et leurs collaborateurs utilisent l'intelligence artificielle, principalement pour gagner du temps et améliorer l'efficacité. Cependant, des risques de fuites de données ont été identifiés, incitant à la mise en place de formations et de conseils pour une utilisation sécurisée. Les députés souhaitent également développer un outil pour faciliter le travail d'amendement des lois, avec une mise en œuvre prévue pour 2027. L'Assemblée nationale organise un hackathon pour explorer davantage l'application de l'IA dans le processus législatif.

Ce que ça change

Cette utilisation croissante de l'intelligence artificielle pourrait transformer le travail parlementaire, rendant les processus plus efficaces tout en soulevant des préoccupations sur la sécurité des données. Les recommandations de formation et de développement d'outils spécifiques pourraient également influencer la manière dont les députés interagissent avec la technologie dans l'exercice de leurs fonctions.

L'article complet

Source originale sur sudouest.fr

Un rapport parlementaire souligne l’usage massif de l’intelligence artificielle au sein de l’Assemblée nationale tout en mettant en garde contre les risques de fuites de données

L’intelligence artificielle est déjà largement utilisée par les députés et leurs collaborateurs, selon le rapport de deux parlementaires publié mercredi, qui alertent sur les risques engendrés, notamment de fuite de données. Les députés écologistes Nicolas Bonnet et Renaissance Denis Masséglia, qui ont planché plusieurs mois sur le sujet, insistent sur la nécessité de formations sur ces questions, mais aussi sur l’opportunité que représente l’IA pour le travail parlementaire.

Il y a « un large usage de l’IA au niveau des collaborateurs et des députés », a déclaré en conférence de presse Nicolas Bonnet, se disant « un peu » surpris par l’ampleur de son utilisation. Selon un questionnaire adressé en mars 2026 à l’ensemble des députés et leurs collaborateurs, auquel un peu plus de 500 d’entre eux ont répondu, plus de 85 % ont dit utiliser l’IA, et un sur deux le faire quotidiennement. Synthèse documentaire, comptes rendus, reformulation, gestion des agendas… les usages sont divers, avec pour principal avantage perçu un gain de temps ou une meilleure efficacité. Le premier outil utilisé était ChatGPT, suivi par l’IA de l’entreprise française Mistral.

« La première chose dont on s’est rendu compte, c’est qu’il y avait un gros risque de fuites de données », a alerté Nicolas Bonnet. Il a donné l’exemple d’une personne ayant branché une IA aux e-mails d’une boîte publique. Autre risque : fournir à l’IA un rapport confidentiel. « Les usages problématiques sont relativement faibles, mais ils sont existants », a concédé Denis Masséglia. Ne souhaitant pas entrer dans une logique de « stigmatisation », il a plaidé pour « un travail d’accompagnement ». Une fiche de conseils a ainsi été élaborée, et la mise en place de formations est recommandée.

Par ailleurs, les deux élus souhaitent le développement d’un outil facilitant le fastidieux mais crucial travail d’amendement des lois par les députés. L’objectif ne serait pas « d’écrire les amendements », mais par exemple de « voir en direct comment cela change le texte de loi », a expliqué Denis Masséglia. Un cahier des charges va être élaboré, qui devra conduire à un appel d’offre puis une mise en œuvre « courant 2027 », selon le député.

Les députés ont mené ces travaux avec les services de l’Assemblée, qui a déjà mis en place des outils pour ses propres employés. L’un d’eux est une aide à l’élaboration de comptes rendus de réunions, grâce à de la retranscription. L’autre permet de résumer les amendements déposés, parfois en grand nombre, pour aider les rapporteurs des textes. L’Assemblée organise par ailleurs début juillet un « hackathon » sur deux jours, afin d'« explorer le potentiel de l’intelligence artificielle appliquée à l’ensemble du parcours de la loi », selon sa présidente Yaël Braun-Pivet.

Texte extrait depuis l'article original sur sudouest.fr. Civiqo agrège les flux RSS publics des grands médias FR sans copier ni stocker leurs contenus payants — chaque article reste hébergé chez son éditeur. Lire sur sudouest.fr.

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