Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d'appel de Paris, invitée de BFMTV-RMC, le 11 juin 2026 - BFMTV
La décision des juges tombera le 7 juillet, et elle ne sera "pas politique". Au micro de BFMTV-RMC ce jeudi 11 juin, Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale près la cour d'appel de Paris, est revenue sur le procès en appel de Marine Le Pen et du RN , mis en cause dans l' affaire des assistants d'eurodéputés du FN .
"Le procès est terminé. Désormais, il appartient aux magistrats qui composaient la cour de rendre leur décision", a résumé la procureure générale, ajoutant qu'elle a "fait valoir, au nom de la société, ce qu'[elle] estimai[t] demander dans cette affaire ; maintenant c'est aux magistrats du siège d'être convaincus, ou pas".
Après plusieurs semaines de débats et d'audiences, le parquet général de la cour d'appel de Paris a requis le 3 février dernier cinq ans d'inéligibilité , quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis et la possibilité d'aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi que 100.000 euros d'amende contre Marine Le Pen.
Aspirant à entrer dans la course présidentielle de 2027, Marine Le Pen martèle depuis plusieurs semaines qu'elle ne présentera pas de candidature si la justice l'en "empêchait". En revanche, elle assure qu'elle se présentera bien en cas de condamnation à une peine avec sursis .
La députée du Rassemblement national a été condamnée en première instance en mars 2025 par le tribunal correctionnel à quatre ans d'emprisonnement, dont deux fermes, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Les juges l'ont alors reconnue coupable d'avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un "système" de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et à Strasbourg.
