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DÉCRYPTAGE - Le blocage du détroit d’Ormuz porte un nouveau coup dur à des finances publiques déjà dans le rouge.
Il y a le choc immédiat, et l’onde provoquée. Pour l’économie française, la seconde pourrait être encore plus préjudiciable que la première. Ce mardi, la Banque de France dévoilait pour la première fois sa prévision de croissance 2026. Elle intègre naturellement les effets de la crise au Moyen-Orient et, même si nul ne s’attendait à une bonne nouvelle, le coup est rude. Au lieu du 1 % de hausse du PIB espéré par le gouvernement au moment du vote du budget, l’année 2026 pourrait s’achever sur une croissance atone de 0,5 %.
Outre les entreprises, les consommateurs et les travailleurs, les finances publiques seront, elles aussi, victimes de cette crise. En réalité, les effets se font déjà sentir. Dès le mois d’avril, le gouvernement chiffrait entre 4 et 6 milliards l’impact du conflit sur le budget en cours d’exécution. Pour éviter que le déficit public parte totalement dans le décor, Bercy a d’ailleurs mis en place un plan d’économies de 6 milliards d’euros via des coupes et des gels de crédits…
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