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DéposéRésolution

Le contrôle de l’usage de la force publique par les inspections générales de la police et de la gendarmerie

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte vise à créer une commission d'enquête sur le contrôle exercé sur l'action des personnels de la police nationale et de la gendarmerie nationale. Il s'inscrit dans un contexte où des préoccupations ont été soulevées concernant l'impartialité et l'efficacité des inspections générales, notamment l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) et l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). Ces préoccupations ont été exprimées par des institutions comme la Commission nationale consultative des droits de l'homme et l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui ont appelé à une réforme pour renforcer la confiance du public dans ces organes de contrôle.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 9« la CNCDH (...) rappelait l’impérieuse nécessité de restaurer la confiance du public »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 10« l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (...) a également appelé la France à revoir l’organisation du contrôle interne »
QuoiCe que dit le texte

Le texte propose la création d'une commission d'enquête de trente membres chargée d'examiner l'organisation et le fonctionnement des inspections générales de la police et de la gendarmerie. Cette commission se penchera sur plusieurs aspects, notamment l'indépendance et l'impartialité des inspections, les critères de saisine, les moyens humains et matériels, ainsi que les méthodes de collecte et de traitement des preuves. Elle devra également évaluer l'articulation entre les enquêtes administratives et judiciaires et les suites données aux enquêtes.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 1« il est créé une commission d’enquête de trente membres »
  2. [2] Article unique · alinéa 11« garantir un contrôle cohérent, impartial et effectif de l’action de la police nationale et de la gendarmerie nationale »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, une commission d'enquête sera mise en place pour examiner en profondeur le contrôle exercé sur les forces de l'ordre. Cela pourrait entraîner des recommandations pour améliorer l'indépendance et l'efficacité des inspections générales. Les résultats de cette enquête pourraient influencer les pratiques de contrôle interne et externe, ainsi que la perception du public sur l'impartialité des enquêtes concernant les agents de police et de gendarmerie. Les délais de traitement des enquêtes et les conditions de traitement des plaintes pourraient également être révisés.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 12« formule, le cas échéant, des propositions visant à renforcer l’indépendance, l’efficacité et la transparence »
  2. [2] Article unique · alinéa 5« les moyens humains, matériels et budgétaires consacrés aux missions d’enquête et de contrôle »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Prédiction

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Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).

  • GDRPour · 89 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 9Plusieurs institutions ont d’ailleurs souligné les limites de ce modèle en matière d’impartialité. En 2021, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) ( [1] ) rappelait l’impérieuse nécessité de restaurer la confiance du public dans les organes de contrôle, estimant que l’IGPN et l’IGGN, en tant qu’organes internes, n’offrent pas l’apparence d’indépendance et d’impartialité requises par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’Homme.
    Alinéa 10De son côté, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, dans un rapport adopté le 10 octobre 2023 ( [2] ) , a également appelé la France à revoir l’organisation du contrôle interne pour en renforcer l’impartialité et améliorer la perception d’indépendance.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 1En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de trente membres, chargée d’examiner l’organisation, le fonctionnement et l’effectivité du contrôle exercé sur l’action des personnels de la police nationale et de la gendarmerie nationale par l’Inspection générale de la police nationale, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale.
    Alinéa 5– les moyens humains, matériels et budgétaires consacrés aux missions d’enquête et de contrôle, leur répartition territoriale et les délais de traitement des enquêtes ;
    Alinéa 11La commission doit déterminer si l’organisation actuelle permet de garantir un contrôle cohérent, impartial et effectif de l’action de la police nationale et de la gendarmerie nationale et, en particulier, de l’usage de la force par leurs personnels.
    Alinéa 12Elle formule, le cas échéant, des propositions visant à renforcer l’indépendance, l’efficacité et la transparence des mécanismes de contrôle, à harmoniser les pratiques d’enquête sur l’ensemble du territoire et à garantir un contrôle effectif de l’usage de la force publique.
    Lire Article unique en entier
    En application des articles 137 et suivants du Règlement de l’Assemblée nationale, il est créé une commission d’enquête de trente membres, chargée d’examiner l’organisation, le fonctionnement et l’effectivité du contrôle exercé sur l’action des personnels de la police nationale et de la gendarmerie nationale par l’Inspection générale de la police nationale, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale. La commission d’enquête s’attache notamment à examiner : – l’organisation, le positionnement institutionnel et la chaîne hiérarchique de l’Inspection générale de la police nationale et de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, ainsi que les garanties d’indépendance et d’impartialité dont elles disposent dans l’exercice de leurs missions ; – les critères de saisine des inspections générales et de répartition des enquêtes entre celles‑ci et les services territoriaux de la police et de la gendarmerie, ainsi que le degré d’harmonisation des procédures, méthodes et doctrines appliquées par ces différents services ; – les moyens humains, matériels et budgétaires consacrés aux missions d’enquête et de contrôle, leur répartition territoriale et les délais de traitement des enquêtes ; – les méthodes mises en œuvre pour recueillir, conserver et exploiter les éléments de preuve, notamment les enregistrements vidéo, ainsi que pour identifier les agents et unités concernés, retracer l’usage des armes et reconstituer les chaînes de commandement ; – les conditions dans lesquelles sont conduites et articulées les enquêtes administratives et judiciaires, notamment les relations entre les inspections générales, les services territoriaux, les autorités hiérarchiques et l’autorité judiciaire ; – les conditions de traitement des signalements et plaintes mettant en cause des personnels de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, ainsi que l’information et l’accompagnement des personnes concernées au cours des procédures ; – les suites administratives et disciplinaires données aux enquêtes, les délais dans lesquels elles interviennent et les conditions dans lesquelles leur exécution et leur effectivité sont assurées ; – l’articulation entre les mécanismes de contrôle interne et les autorités ou institutions exerçant des missions de contrôle externe sur l’action des forces de sécurité. La commission doit déterminer si l’organisation actuelle permet de garantir un contrôle cohérent, impartial et effectif de l’action de la police nationale et de la gendarmerie nationale et, en particulier, de l’usage de la force par leurs personnels. Elle formule, le cas échéant, des propositions visant à renforcer l’indépendance, l’efficacité et la transparence des mécanismes de contrôle, à harmoniser les pratiques d’enquête sur l’ensemble du territoire et à garantir un contrôle effectif de l’usage de la force publique. [1] Commission nationale consultative des droits de l’homme, Avis « Rapports entre police et population : rétablir la confiance entre la police et la population » , 11 février 2021. [2] « Le Conseil de l’Europe appelle Paris à réformer l’IGPN et l’IGGN afin d’améliorer la perception de leur indépendance et de leur impartialité », Le Monde , 10 octobre 2023 [3] Inspection générale de la police nationale, Rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale – 2024, Direction générale de la police nationale, 2024. [4] Inspection générale de la gendarmerie nationale , Rapport annuel de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale – 2024 , Direction générale de la gendarmerie nationale, 2024. [5] Flagrant Déni, Rapport « Polices des polices : pourquoi il faut tout changer », 18 novembre 2025. [6] Sébastian Roché, « En matière de contrôle externe de la police, la France est une anomalie », Le Monde , 23 mars 2023. [7] « Le patron de l’IGPN veut renforcer le contrôle des cellules de déontologie », France 24 , 19 novembre 2025. [8] « Contrôle de la police : les mesures enterrées d’Emmanuel Macron », Libération, 8 avril 2022.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54915.