La proposition de loi vise à répondre aux difficultés rencontrées par les parents protecteurs d'enfants victimes de violences incestueuses, notamment les mères, qui subissent des poursuites judiciaires après avoir signalé ces violences. Le texte s'inscrit dans un contexte où le délit de non-représentation d'enfant est souvent utilisé pour sanctionner ces parents, les plaçant dans une situation de harcèlement judiciaire. La commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) a mis en lumière l'ampleur de ces violences et les conséquences sur les familles, soulignant la nécessité d'une réforme législative.
▸4 sources dans le texte officiel
- [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Une mère qui signale des violences incestueuses s’attend naturellement à ce que la justice l’écoute. »
- [2] Exposé des motifs · alinéa 3« La commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) évalue à 160 000 le nombre d’enfants victimes de violences sexuelles chaque année. »
- [3] Exposé des motifs · alinéa 4« Ces violences de masses entraînent par ricochet la persécution judiciaire des parents protecteurs. »
- [4] Exposé des motifs · alinéa 13« La présente proposition de loi s’attaque donc au point de départ d’un engrenage judiciaire et administratif. »