Aller au contenu principal
Toutes les lois
Justice
AdoptéRésolution Article 34-1

Libération des prisonniers arméniens détenus par l’Azerbaïdjan

Où en est ce texte

  1. Étape franchie : Dépôt
  2. Étape actuelle : Adoptévote de l'Assemblée
Partager

En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Le texte aborde la situation des prisonniers arméniens détenus par l'Azerbaïdjan, notamment après la prise de contrôle de l'Artsakh par les forces azerbaïdjanaises en septembre 2023. Cette offensive a conduit à l'exode de la population arménienne de l'enclave. Le procès de 16 prisonniers arméniens, dont d'anciens dirigeants de l'Artsakh, s'est ouvert à Bakou en janvier 2025. Ces prisonniers sont accusés de divers crimes, mais le texte souligne que ces accusations sont considérées comme non fondées. Le maintien en détention de ces prisonniers pourrait fragiliser la mise en œuvre d'une déclaration commune signée en août 2025 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui vise à mettre fin à un long conflit.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« le procès politique de 16 prisonniers arméniens »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 5« les forces azerbaïdjanaises ont pris le contrôle total d’Artsakh »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 8« il reste donc 23 prisonniers arméniens dans les geôles de Bakou »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 11« fragiliser la mise en œuvre de la déclaration commune signée le 8 août 2025 »
QuoiCe que dit le texte

La résolution appelle à la libération des prisonniers arméniens détenus par l'Azerbaïdjan. Elle rappelle que ces personnes sont emprisonnées en raison de leur origine arménienne ou de leurs fonctions passées en Artsakh. Le texte critique les conditions de détention et le manque d'accès à une défense équitable, soulignant que les accusations sont jugées infondées. Il condamne l'emprisonnement et le procès des responsables politiques de l'Artsakh et demande leur libération immédiate. La résolution invite également le gouvernement français à exiger de l'Azerbaïdjan la libération des prisonniers.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 4« retenues prisonnières du seul fait qu’elles sont arméniennes »
  2. [2] Article unique · alinéa 6« jugées sur des bases d’accusations non fondées »
  3. [3] Article unique · alinéa 22« Condamne l’emprisonnement et le procès arbitraires »
  4. [4] Article unique · alinéa 23« Invite le Gouvernement à exiger de la République d’Azerbaïdjan »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si la résolution est adoptée, elle pourrait renforcer la pression internationale sur l'Azerbaïdjan pour libérer les prisonniers arméniens. Le texte demande explicitement la libération immédiate et sans conditions des responsables politiques de l'Artsakh. Il appelle également le gouvernement français à intervenir auprès de l'Azerbaïdjan pour obtenir la libération des prisonniers. Cela pourrait améliorer les conditions de détention et offrir une meilleure protection juridique aux prisonniers arméniens, tout en soutenant les efforts de paix dans la région.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 22« demande leur libération immédiate et sans conditions »
  2. [2] Article unique · alinéa 23« exiger de la République d’Azerbaïdjan, la libération sans délai »
  3. [3] Article unique · alinéa 18« soutenir les efforts de paix fondés sur le droit international »
ExempleCas concret avant/après

Armen, ancien ministre en Artsakh, est détenu en Azerbaïdjan depuis 2023. Avant la résolution, il risquait une longue peine de prison sur des accusations jugées infondées. Si la résolution est adoptée, la France pourrait faire pression pour sa libération, améliorant ses chances de retour en Arménie.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 22« demande leur libération immédiate et sans conditions »
  2. [2] Article unique · alinéa 23« exiger de la République d’Azerbaïdjan, la libération sans délai »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

Et vous ?

Pour ou contre ce texte ?

Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.

Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.

Votez, puis découvrez

  • Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte

  • Si la majorité des députés a voté comme vous

Vote sur l'ensemble du texte

Les députés ont voté

Adopté

  • 183pour
  • 0contre
  • 0abstention

Groupe par groupe

  • RNPour

    38 pour · 0 contre · 0 abst.

  • EPRPour

    31 pour · 0 contre · 0 abst.

  • DRPour

    26 pour · 0 contre · 0 abst.

  • SOCPour

    24 pour · 0 contre · 0 abst.

  • 20 pour · 0 contre · 0 abst.

  • ECOSPour

    11 pour · 0 contre · 0 abst.

  • HORPour

    9 pour · 0 contre · 0 abst.

  • DEMPour

    7 pour · 0 contre · 0 abst.

  • GDRPour

    6 pour · 0 contre · 0 abst.

  • UDDPLRPour

    6 pour · 0 contre · 0 abst.

  • NIPour

    3 pour · 0 contre · 0 abst.

  • LIOTPour

    2 pour · 0 contre · 0 abst.

Groupes d'aujourd'hui : un député a pu en changer depuis le vote.

Assemblée nationale et Sénat

Comment ce texte a été voté

  1. Assemblée nationaleLecture unique

    Adopté

    Scrutin public n° 5297 : 183 pour, 0 contre. Le vote de chaque député

Source : dossier législatif de l'Assemblée nationale.

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Le 17 janvier 2025, dans l’indifférence internationale, s’est ouvert à Bakou, devant un tribunal militaire, le procès politique de 16 prisonniers arméniens.
    Alinéa 5La plupart ont été arrêtés en septembre 2023, lorsque les forces azerbaïdjanaises ont pris le contrôle total d’Artsakh à l’issue d’une offensive éclair qui a jeté sur les routes de l’exode vers l’Arménie, la majeure partie de la population arménienne de l’enclave, soit plus de 100 000 personnes.
    Alinéa 8À ce jour, il reste donc 23 prisonniers arméniens dans les geôles de Bakou. 7 d’entre eux ont d’ores et déjà été condamnés à des lourdes peines – entre 15 et 20 ans – de prison.
    Alinéa 11Le procès en cours et le maintien en détention de ces prisonniers pourraient, à terme, fragiliser la mise en œuvre de la déclaration commune signée le 8 août 2025 à Washington entre les Présidents arméniens et azerbaïdjanais. Le sort des prisonniers n’est pas évoqué dans ce document qui acte « la fin » d’un conflit qui dure depuis des décennies.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 4Rappelant que ces personnes sont retenues prisonnières du seul fait qu’elles sont arméniennes ou ont occupé des fonctions au sein de la République d’Artsakh ;
    Alinéa 6Considérant qu’elles sont aujourd’hui jugées sur des bases d’accusations non fondées voire fabriquées de toutes pièces ;
    Alinéa 18Considérant que la France, doit soutenir les efforts de paix fondés sur le droit international, le respect de la souveraineté des États, l’intégrité territoriale, et les droits fondamentaux des populations concernées ;
    Alinéa 223. Condamne l’emprisonnement et le procès arbitraires des responsables politiques de la République d’Artsakh et demande leur libération immédiate et sans conditions ;
    Alinéa 234. Invite le Gouvernement à exiger de la République d’Azerbaïdjan, la libération sans délai, des prisonniers arméniens qu’elle détient.
    Lire Article unique en entier
    L’Assemblée nationale, Vu l’article 34‑1 de la Constitution, Vu l’article 136 du Règlement, Rappelant que ces personnes sont retenues prisonnières du seul fait qu’elles sont arméniennes ou ont occupé des fonctions au sein de la République d’Artsakh ; Considérant que ces prisonniers sont des otages d’État dont l’avenir est conditionné par le chantage et les transactions politiques et territoriales ; Considérant qu’elles sont aujourd’hui jugées sur des bases d’accusations non fondées voire fabriquées de toutes pièces ; Constatant que leurs conditions d’incarcérations ne leur permettent pas de communiquer avec leurs proches en dehors de quelques appels via le Comité international de la Croix‑Rouge ; Constatant que le Comité international de la Croix‑Rouge , à la suite d’une décision du gouvernement azerbaïdjanais, a fermé son bureau à Bakou le 3 septembre 2025 privant,et cela dès le mois de juin 2025, les prisonniers de ce rare canal de communication ; Considérant qu’un recours a été déposé par l’avocat d’un des prévenus auprès de la rapporteur spéciale des Nations unies sur la torture pour dénoncer les mauvais traitements dont il fait l’objet qui sont « autant de tortures, actes cruels, inhumains et dégradants » ; Constatant qu’ils sont jugés par un tribunal militaire alors que la plupart des prévenus n’ont jamais revêtu le moindre uniforme ; Constatant que les premières audiences préliminaires ont été tenues dans le secret au nom de la sécurité nationale ; Considérant que le procès, même s’il ne se tient pas à huis clos, est interdit aux observateurs internationaux, aux organisations non gouvernementalesou aux médias étrangers ;. Considérant que les avocats des prévenus n’ont eu accès aux dossiers d’instruction qu’une semaine avant l’ouverture du procès et que les avocats étrangers ne sont pas autorisés sur le sol azerbaïdjanais et n’ont donc pas accès à leurs clients ; Constatant que les dossiers à charge sont en azerbaïdjanais ou en russe et traduits oralement aux accusés ; Rappelant que l’impartialité et le manque d’indépendance du système judiciaire azéri sont dénoncées par les organisations non gouvernementales depuis de nombreuses années et qu’elles soulignent « l’emprise totale du régime sur le pouvoir judiciaire » ; Considérant que l’Arménie s’est engagée de manière transparente et constructive dans un processus de paix avec l’Azerbaïdjan ; Considérant que depuis l’annonce d’un accord de paix en mars 2025 et la signature d’une déclaration commune le 8 août 2025, l’Azerbaïdjan ne cesse d’en retarder la mise en œuvre en ajoutant de nouvelles exigences ; Considérant que la France, doit soutenir les efforts de paix fondés sur le droit international, le respect de la souveraineté des États, l’intégrité territoriale, et les droits fondamentaux des populations concernées ; Considérant la nécessité de renforcer les liens entre la France et l’Arménie, partenaire de longue date dans la région du Caucase du Sud ; 1. Rappelle son soutien aux populations arméniennes d’Artsakh chassées de force de leur terre millénaire ; 2. Rappelle que le respect du droit des peuples à disposer d’eux‑mêmes doit s’appliquer aux populations arméniennes d’Artsakh et qu’il est du devoir de la communauté internationale d’exiger de l’Azerbaïdjan de tout mettre en œuvre pour garantir le droit au retour des populations arméniennes en Artsakh dans des conditions garantissant leur sécurité ; 3. Condamne l’emprisonnement et le procès arbitraires des responsables politiques de la République d’Artsakh et demande leur libération immédiate et sans conditions ; 4. Invite le Gouvernement à exiger de la République d’Azerbaïdjan, la libération sans délai, des prisonniers arméniens qu’elle détient.
Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Suivez les lois qui changent votre quotidien

Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N53378.