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DéposéProposition de loi ordinaire

Renforcer la prévention des violences et abus commis sur les mineurs

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à renforcer la protection des mineurs dans les accueils périscolaires et collectifs, suite à des révélations sur des violences et abus dans ces structures. Ces événements ont suscité une perte de confiance des familles envers les dispositifs d'accueil. Le texte répond à des défaillances dans le recrutement et le contrôle des personnels encadrant les enfants, et cherche à établir des obligations de prévention et de signalement pour garantir la sécurité des mineurs.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 3« Les faits de violences et d’agressions sexuelles commis sur des mineurs dans ce cadre constituent une trahison particulière de cette confiance »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 4« Les révélations successives intervenues ces derniers mois concernant des faits de violences sexuelles, d’agressions sexuelles et de maltraitances commis sur des mineurs »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 6« La présente proposition de loi consacre ainsi un véritable principe de précaution à l’égard des personnes appelées à exercer des missions impliquant un contact habituel avec des mineurs »
QuoiCe que dit le texte

Le texte introduit plusieurs mesures pour renforcer la protection des mineurs. L'article 1 crée un système d'alerte rapide pour informer les employeurs en cas de mise en cause d'un salarié travaillant avec des mineurs. L'article 2 alourdit les sanctions pour les fausses accusations. L'article 3 impose une interdiction définitive d'exercer auprès de mineurs pour les personnes condamnées pour certaines infractions. L'article 4 supprime une disposition sur l'inscription des décisions concernant les mineurs de moins de treize ans. L'article 5 exige un extrait du fichier judiciaire pour les personnes souhaitant travailler avec des mineurs. L'article 6 prévoit la création d'une taxe pour compenser les coûts.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 2« le ministère public informe par écrit et sans délai l’employeur dont la sphère d’activité est susceptible d’impliquer des contacts habituels avec des mineurs »
  2. [2] Article 3 · alinéa 2« Le prononcé de la peine complémentaire d’interdiction d’exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs est obligatoire »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les employeurs devront informer immédiatement les autorités en cas de mise en cause d'un salarié travaillant avec des mineurs. Les sanctions pour fausses accusations seront renforcées. Les personnes condamnées pour certaines infractions ne pourront plus exercer d'activités en contact avec des mineurs, sauf décision motivée du juge. De plus, toute personne souhaitant travailler avec des mineurs devra prouver son absence d'inscription dans le fichier des auteurs d'infractions. Ces mesures visent à améliorer la sécurité des mineurs dans les structures périscolaires.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 6« l’employeur s’assure que les activités exercées par la personne employée n’impliquent pas de contacts habituels avec des mineurs »
  2. [2] Article 2 · alinéa 2« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque la dénonciation mentionnée »
  3. [3] Article 3 · alinéa 2« Le prononcé de la peine complémentaire d’interdiction d’exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole »
ExempleCas concret avant/après

Julien, animateur dans un centre de loisirs, a été mis en cause pour des faits graves. Avant le texte, son employeur n'était pas obligé de le suspendre immédiatement. Avec le texte, l'employeur doit le suspendre dès qu'il est informé de la mise en cause, garantissant ainsi que Julien n'a plus de contact avec les enfants. De plus, s'il avait été condamné pour une infraction grave, il ne pourrait plus jamais travailler avec des mineurs, sauf décision motivée du juge (article 3).

▸1 source dans le texte officiel
  1. [1] Article 3 · alinéa 2« Le prononcé de la peine complémentaire d’interdiction d’exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs est obligatoire »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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À l'Assemblée nationale

Pas encore de vote

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Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté contre 7 fois (100 %).

  • EPRContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe EPR a voté contre 7 fois (100 %).

  • GDRContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté contre 7 fois (100 %).

  • LFI-NFPContre · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté contre 6 fois (100 %).

  • RNPour · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe RN a voté pour 7 fois (100 %).

  • SOCContre · 100 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté contre 7 fois (100 %).

  • UDRPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe UDR a voté pour 6 fois (100 %).

  • DEMContre · 86 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DEM a voté contre 6 fois (86 %).

  • DRPour · 86 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe DR a voté pour 6 fois (86 %).

  • LIOTContre · 71 %

    Sur les 7 textes déposés par le groupe RN déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté contre 5 fois (71 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (6 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 3Les faits de violences et d’agressions sexuelles commis sur des mineurs dans ce cadre constituent une trahison particulière de cette confiance et appellent une réponse juridique particulièrement ferme, cohérente et durable.
    Alinéa 4Les révélations successives intervenues ces derniers mois concernant des faits de violences sexuelles, d’agressions sexuelles et de maltraitances commis sur des mineurs dans le cadre d’activités périscolaires ont profondément ébranlé la confiance des familles dans les dispositifs d’accueil entourant l’enfant. Plusieurs enquêtes judiciaires, notamment à Paris, ont mis au jour des défaillances graves dans les mécanismes de recrutement, de contrôle, de signalement et de suivi des personnels intervenant auprès de mineurs en temps périscolaire, parfois malgré des alertes préexistantes. Ces affaires, qui concernent des enfants parfois très jeunes, ont révélé l’existence de vulnérabilités structurelles dans un espace pourtant censé constituer une continuité protectrice du cadre scolaire. Elles imposent aujourd’hui au législateur de renforcer les obligations de prévention, de contrôle, de formation et de signalement afin de garantir une protection effective des mineurs contre toute forme de prédation ou d’abus dans les structures périscolaires.
    Alinéa 6La présente proposition de loi consacre ainsi un véritable principe de précaution à l’égard des personnes appelées à exercer des missions impliquant un contact habituel avec des mineurs dans le cadre périscolaire. Elle instaure des outils de contrôle à la fois préalables au recrutement et continus pendant l’exercice des fonctions, afin de prévenir toute situation de danger récidive.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 2« Art. 11 ‑ 4. – Par dérogation au I de l’article 11‑2, le ministère public informe par écrit et sans délai l’employeur dont la sphère d’activité est susceptible d’impliquer des contacts habituels avec des mineurs, des décisions suivantes rendues contre une personne qu’elle emploie, y compris à titre bénévole, lorsqu’elles concernent une infraction prévue par les sections 1, 1 bis et 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal et que l’une au moins des personnes identifiées comme victimes est mineure :
    Alinéa 6« L’employeur s’assure que les activités exercées par la personne employée n’impliquent pas de contacts habituels avec des mineurs. Dans l’hypothèse où les activités de la personne employée impliquent de tels contacts, il suspend sans délai son contrat et met en œuvre les mesures propres à assurer la cessation de tout contact avec des mineurs au sein de la structure.
    Lire Article 1 er en entier
    Après l’article 11‑3 du code de procédure pénale, il est inséré un article 11‑4 ainsi rédigé : « Art. 11 ‑ 4. – Par dérogation au I de l’article 11‑2, le ministère public informe par écrit et sans délai l’employeur dont la sphère d’activité est susceptible d’impliquer des contacts habituels avec des mineurs, des décisions suivantes rendues contre une personne qu’elle emploie, y compris à titre bénévole, lorsqu’elles concernent une infraction prévue par les sections 1, 1 bis et 3 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal et que l’une au moins des personnes identifiées comme victimes est mineure : « 1° La condamnation non définitive ; « 2° La saisine d’une juridiction de jugement par le procureur de la République ou par le juge d’instruction ; « 3° La mise en examen. « L’employeur s’assure que les activités exercées par la personne employée n’impliquent pas de contacts habituels avec des mineurs. Dans l’hypothèse où les activités de la personne employée impliquent de tels contacts, il suspend sans délai son contrat et met en œuvre les mesures propres à assurer la cessation de tout contact avec des mineurs au sein de la structure. « Les II à V de l’article 11‑2 sont applicables. »
  3. Article 2

    Alinéa 2« Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque la dénonciation mentionnée à l’avant‑dernier alinéa se rapporte à des faits relevant de l’une des infractions prévues par les sections 1, 1 bis et 3 du chapitre II du présent titre et que l’une des personnes présentées comme victime était mineure. »
    Lire Article 2 en entier
    L’article 226‑10 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende lorsque la dénonciation mentionnée à l’avant‑dernier alinéa se rapporte à des faits relevant de l’une des infractions prévues par les sections 1, 1 bis et 3 du chapitre II du présent titre et que l’une des personnes présentées comme victime était mineure. »
  4. Article 3

    Alinéa 2« Le prononcé de la peine complémentaire d’interdiction d’exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs est obligatoire à l’encontre de toute personne déclarée coupable des infractions prévues par les sections 1, 1 bis et 3 du présent chapitre, lorsque l’une au moins des victimes est mineure.
    Lire Article 3 en entier
    L’article 222‑45 du code pénal est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Le prononcé de la peine complémentaire d’interdiction d’exercer à titre définitif une activité professionnelle ou bénévole impliquant un contact habituel avec des mineurs est obligatoire à l’encontre de toute personne déclarée coupable des infractions prévues par les sections 1, 1 bis et 3 du présent chapitre, lorsque l’une au moins des victimes est mineure. « Toutefois, la juridiction peut, par une décision spécialement motivée, décider de ne pas prononcer la peine prévue par l’avant‑dernier alinéa, en considération des circonstances de l’infraction et de la personnalité de son auteur. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54546.