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Roger Blackwell · CC BY 2.0 · Wikimedia
Examen AssembléeProposition de loi ordinaire

La responsabilité des parents pour les dégradations commises par leur enfant mineur lors d’une manifestation

Où en est ce texte

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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

La proposition de loi vise à clarifier la responsabilité des parents pour les dégradations causées par leurs enfants mineurs lors de manifestations. Actuellement, le cadre juridique existant, notamment l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure et l'article 1242 du code civil, prévoit déjà des mécanismes de responsabilité, mais l'articulation entre ces régimes est jugée insuffisante. Les dégradations lors de manifestations peuvent entraîner des coûts pour la collectivité, notamment pour les établissements d'enseignement, et la proposition cherche à remédier à cette situation.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Les manifestations constituent une liberté fondamentale dans une société démocratique. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 10« La présente proposition de loi ne crée aucun nouveau régime de responsabilité à la charge des parents. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 13« Elle poursuit un principe simple : lorsque l’auteur de dégradations commises sur un bien public est identifié. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte modifie l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour permettre à l'État d'exercer une action récursoire contre les parents d'un mineur ayant causé des dégradations sur des biens publics. Il précise que lorsque l'État a réparé ces dommages, il peut se retourner contre les personnes civilement responsables, c'est-à-dire les parents, selon les conditions de l'article 1242 du code civil. De plus, il impose à l'autorité compétente de l'État d'être informée des poursuites engagées contre un mineur pour des faits ayant causé un dommage.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« l’action récursoire de l’État peut également être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables. »
  2. [2] Article unique · alinéa 3« l’autorité compétente de l’État est informée des poursuites engagées à l’encontre d’un mineur. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 11« son action récursoire peut être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les parents d'enfants mineurs qui causent des dégradations lors de manifestations pourraient être tenus responsables financièrement. L'État pourra demander le remboursement des frais de réparation des biens publics endommagés. Cela s'applique spécifiquement lorsque les dégradations concernent des biens de l'État ou des collectivités territoriales. L'entrée en vigueur de ces dispositions dépendra de la promulgation de la loi, et les parents seront informés des poursuites engagées contre leurs enfants.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« l’action récursoire de l’État peut également être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 11« lorsque l’État a assuré la réparation de tels dommages. »
  3. [3] Article unique · alinéa 3« l’autorité compétente de l’État est informée des poursuites engagées. »
ExempleCas concret avant/après

Lucas, 15 ans, participe à une manifestation et endommage une vitrine d'un bâtiment public. Avant le texte, l'État devait assumer les coûts de réparation sans pouvoir se retourner contre ses parents. Après l'adoption de la loi, l'État pourra demander à ses parents de rembourser les frais de réparation, car Lucas est mineur et a causé des dommages à un bien public. Les parents seront informés des poursuites engagées contre leur fils.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« l’action récursoire de l’État peut également être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 11« lorsque l’État a assuré la réparation de tels dommages. »
  3. [3] Article unique · alinéa 3« l’autorité compétente de l’État est informée des poursuites engagées. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2Les manifestations constituent une liberté fondamentale dans une société démocratique. Toutefois, lorsque des manifestations ou des blocages, notamment lycéens et étudiants, s’accompagnent de dégradations de biens publics, cette liberté ne saurait avoir pour conséquence de faire supporter durablement à la collectivité le coût de leur remise en état.
    Alinéa 10La présente proposition de loi ne crée aucun nouveau régime de responsabilité à la charge des parents. Elle vise à rendre pleinement effectif le régime de responsabilité civile déjà prévu par l’article 1242 du code civil lorsque les dégradations commises par un mineur portent sur les biens de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics.
    Alinéa 11Elle prévoit ainsi expressément que, lorsque l’État a assuré la réparation de tels dommages dans les conditions prévues à l’article L. 211‑10 du code de la sécurité intérieure, son action récursoire peut être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables du mineur, dans les conditions prévues par le droit commun de la responsabilité civile.
    Alinéa 13La présente proposition de loi entend ainsi assurer une meilleure articulation entre la responsabilité de l’État à raison des dommages causés lors d’attroupements ou de rassemblements et la responsabilité civile des parents à raison des dommages causés par leurs enfants mineurs. Elle poursuit un principe simple : lorsque l’auteur de dégradations commises sur un bien public est identifié, le coût de ces dégradations n’a pas vocation à demeurer définitivement à la charge de la collectivité.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 2« Lorsque l’auteur du fait dommageable est mineur et que le dommage a été causé aux biens de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics, l’action récursoire de l’État peut également être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables de celui‑ci, dans les conditions prévues à l’article 1242 du code civil.
    Alinéa 3« Aux fins de permettre l’exercice de cette action récursoire, l’autorité compétente de l’État est informée des poursuites engagées à l’encontre d’un mineur à raison d’un crime ou d’un délit mentionné au premier alinéa ayant causé un dommage à l’un des biens mentionnés à l’alinéa précédent, ainsi que de l’identité de ses représentants légaux. »
    Lire Article unique en entier
    L’article L. 211‑10 du code de la sécurité intérieure est complété par deux alinéas ainsi rédigés : « Lorsque l’auteur du fait dommageable est mineur et que le dommage a été causé aux biens de l’État, des collectivités territoriales, de leurs groupements ou de leurs établissements publics, l’action récursoire de l’État peut également être exercée à l’encontre des personnes civilement responsables de celui‑ci, dans les conditions prévues à l’article 1242 du code civil. « Aux fins de permettre l’exercice de cette action récursoire, l’autorité compétente de l’État est informée des poursuites engagées à l’encontre d’un mineur à raison d’un crime ou d’un délit mentionné au premier alinéa ayant causé un dommage à l’un des biens mentionnés à l’alinéa précédent, ainsi que de l’identité de ses représentants légaux. »
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N55069.