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Vu l’article 34‑1 de la Constitution,
Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale,
Considérant que la loi n° 2023‑270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a été « réputée adoptée » sans vote de l’Assemblée nationale ;
Considérant que le Conseil constitutionnel a, le 14 avril 2023 puis le 3 mai 2023, jugé irrecevables les propositions de loi demandant un référendum d’initiative partagée sur un âge légal de départ à la retraite ne pouvant être supérieur à soixante‑deux ans ;
Considérant que la proposition de loi « abrogeant le recul de l’âge effectif de départ à la retraite et proposant la tenue d’une conférence de financement du système de retraite » déposée le 25 avril 2023 a fait l’objet d’un usage abusif des règles de recevabilité afin d’en empêcher son examen et son vote en séance publique le 8 juin 2023 ;
Considérant que la proposition de loi n° 284 visant à « restaurer un système de retraite plus juste en annulant les dernières réformes portant sur l’âge de départ et le nombre d’annuités » déposée le 18 septembre 2024 a fait l’objet d’un usage abusif des règles de recevabilité afin de la vider de son contenu pour son examen en séance publique le 31 octobre 2024 ;
Considérant que la proposition de loi n° 438 « d’abrogation de la retraite à 64 ans » déposée le 15 octobre 2024 a fait l’objet d’une obstruction par voie d’amendements en vue d’en empêcher son examen et son vote en séance publique le 28 novembre 2024 ;
Considérant que le « conclave » des retraites a été ouvertement entravé dans ses discussions et délibérations par les nombreuses déclarations des membres du Gouvernement ;
Considérant que la loi n° 2023‑270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 produit d’ores et déjà des effets sociaux et économiques régressifs ;
Affirme l’impérieuse nécessité d’aboutir à l’abrogation des mesures les plus régressives de la loi n° 2023‑270 du 14 avril 2023 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 dite « réforme des retraites » : le recul de l’âge légal de départ à la retraite de soixante‑deux à soixante‑quatre ans et l’augmentation de la durée de cotisation portée à quarante‑trois annuités dès 2027.
( [1] ) En-deçà de 14% de part de PIB jusqu’en 2027, aux alentours de 14,2%, voire 14,7%, entre 2028 et 2032
( [2] ) Déclaration de Renaud Villard, rencontre organisée par l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis) le 11 février 2025.
( [3] ) Voir notamment la note du 17 novembre 2024
( [4] ) « Situation financière et perspectives du système de retraites », Cour des comptes, 20 février 2025
( [5] ) Proposition de loi présentée en application de l'article 11 de la Constitution visant à affirmer que l'âge légal de départ à la retraite ne peut être fixé au-delà de 62 ans, n° 959, déposée le lundi 20 mars 2023.
( [6] ) Cf. notamment Dominique Rousseau, constitutionnaliste, qui a déclaré que « la décision du Conseil constitutionnel s’impose » mais est « mal fondée et mal motivée en droit », et ne peut donc « clore le contentieux des retraites » ; Denis Baranger, professeur de droit public, qui a considéré que « le Conseil constitutionnel a perdu une chance de rétablir un degré d’équilibre entre les pouvoirs » ou encore, le professeur de droit public, Paul Cassia, qui a considéré que la décision du Conseil constitutionnel constitue « un revirement de jurisprudence ».
[(1)] (1) Ce groupe est composé de : M. Édouard BÉNARD, Mme Soumya BOUROUAHA, M. Julien BRUGEROLLES, M. Jean-Victor CASTOR, Mme Elsa FAUCILLON, Mme Émeline K/BIDI, Mme Karine LEBON, M. Jean-Paul LECOQ, M. Frédéric MAILLOT, M. Emmanuel MAUREL, M. Yannick MONNET, M. Marcellin NADEAU, M. Stéphane PEU, Mme Mereana REID ARBELOT, M. Davy RIMANE, M. Nicolas SANSU, M. Emmanuel TJIBAOU.