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Bitamala · CC BY-SA 4.0 · Wikimedia
Examen AssembléeRésolution Article 34-1

Condamner l’instrumentalisation politique des mobilisations lycéennes et la légitimation des violences aux abords des établissements scolaires

Où en est ce texte

  1. Étape franchie : Dépôt
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte arrive dans un contexte de violences aux abords des lycées en septembre et octobre 2026, comprenant incendies, dégradations et agressions. Ces événements compromettent la mission éducative des établissements scolaires et mettent en danger les élèves et le personnel. Les difficultés rencontrées par les lycéens, telles que les absences d’enseignants et le vieillissement des infrastructures, sont reconnues, mais le texte souligne que cela ne doit pas justifier la violence ou l’intimidation. La résolution vise à condamner l’instrumentalisation politique de ces mobilisations et à rappeler la responsabilité des élus dans leurs déclarations.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 2« Les violences commises aux abords de certains lycées en septembre et octobre 2026 compromettent cette mission : incendies, dégradations, agressions et affrontements mettent en danger les élèves, les personnels et les forces de sécurité. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 3« Les difficultés rencontrées par les lycéens doivent être entendues. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 15« Cette résolution condamne la légitimation de la violence et dénonce l’instrumentalisation politique des mobilisations lycéennes. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte condamne les violences et dégradations survenues aux abords des établissements scolaires et l’instrumentalisation politique des mobilisations lycéennes. Il affirme que le droit à l’éducation implique un accès sécurisé aux établissements pour les élèves et le personnel. La résolution rappelle que les libertés d’expression et de manifestation ne doivent pas justifier la violence. Elle invite le Gouvernement à agir contre les infractions, à rechercher la réparation des dommages et à soutenir les victimes de ces violences. Les élèves doivent pouvoir exprimer pacifiquement leurs revendications sans intimidation.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 10« Condamne les violences et les dégradations commises dans les établissements scolaires ou à leurs abords. »
  2. [2] Article unique · alinéa 11« Condamne l’instrumentalisation des mobilisations lycéennes à des fins de confrontation violente. »
  3. [3] Article unique · alinéa 12« Réaffirme que les élèves doivent pouvoir exprimer pacifiquement leurs revendications. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, il établit une position claire de l’Assemblée nationale contre la violence et l’instrumentalisation politique des mobilisations lycéennes. Cela pourrait influencer les déclarations publiques des élus et les actions du Gouvernement face aux violences. Les élèves et le personnel des établissements scolaires pourraient bénéficier d’une protection renforcée, et les responsables des infractions pourraient être tenus de réparer les dommages causés. Le texte souligne également que les élèves doivent pouvoir choisir de participer ou non aux mobilisations sans subir de pressions.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 13« Affirme que la protection des mineurs et des membres du personnel des établissements scolaires doit prévaloir sur toute stratégie partisane. »
  2. [2] Article unique · alinéa 16« Rechercher la réparation systématique des dommages auprès des responsables desdites infractions. »
ExempleCas concret avant/après

Léa, élève de terminale à Nantes, a été témoin d’un incendie dans son lycée, causant des perturbations dans ses cours. Avant l’adoption de ce texte, elle se sentait menacée par l’atmosphère de violence et d’intimidation. Avec l’adoption de cette résolution, elle pourrait bénéficier d’un environnement scolaire plus sécurisé, où elle peut exprimer ses préoccupations sans crainte de représailles. De plus, les responsables des dégradations pourraient être tenus de réparer les dommages, ce qui pourrait contribuer à un retour à la normale dans son établissement.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 10« Condamne les violences et les dégradations commises dans les établissements scolaires. »
  2. [2] Article unique · alinéa 16« Rechercher la réparation systématique des dommages auprès des responsables desdites infractions. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 2L’École doit permettre à chaque jeune d’apprendre, de préparer son avenir et d’exercer son jugement librement. Les violences commises aux abords de certains lycées en septembre et octobre 2026 compromettent cette mission : incendies, dégradations, agressions et affrontements mettent en danger les élèves, les personnels et les forces de sécurité. Les attaques contre les sapeurs‑pompiers, venus protéger les personnes et les biens, témoignent de la gravité de la situation.
    Alinéa 3Les difficultés rencontrées par les lycéens doivent être entendues. Les absences d’enseignants non remplacées, le vieillissement de certains établissements et les inquiétudes concernant l’orientation appellent des réponses. Reconnaître ces difficultés ne saurait toutefois conduire à accepter que des élèves soient empêchés d’étudier, que des personnels soient menacés ou que des établissements soient incendiés.
    Alinéa 15Cette résolution condamne la légitimation de la violence et dénonce l’instrumentalisation politique des mobilisations lycéennes par les responsables de La France insoumise qui entretiennent cette confusion. Cette appréciation politique ne préjuge pas des responsabilités pénales individuelles, dont l’établissement appartient à l’autorité judiciaire.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 10Condamne les violences et les dégradations commises dans les établissements scolaires ou à leurs abords, notamment à l’encontre des membres de leur personnel, des élèves, des forces de sécurité intérieure et de la sécurité civile ;
    Alinéa 11Condamne l’instrumentalisation des mobilisations lycéennes à des fins de confrontation violente avec les institutions, ainsi que les déclarations et les comportements de responsables politiques qui banalisent, justifient et encouragent ces violences ;
    Alinéa 12Réaffirme que les élèves doivent pouvoir exprimer pacifiquement leurs revendications et choisir librement de participer ou de ne pas participer à une mobilisation, sans subir de menace ni d’intimidation ;
    Alinéa 13Affirme que la protection des mineurs et des membres du personnel des établissements scolaires doit prévaloir sur toute stratégie partisane et qu’aucun objectif politique ne saurait justifier leur exposition à la violence ;
    Alinéa 162. Rechercher la réparation systématique des dommages auprès des responsables desdites infractions, conformément au droit applicable, notamment aux dispositions relatives à la responsabilité civile des parents ;
    Lire Article unique en entier
    L’Assemblée nationale, Vu l’article 34‑1 de la Constitution ; Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale ; Considérant que le droit à l’éducation implique que les élèves et les membres du personnel des établissements scolaires puissent accéder à ceux‑ci, y étudier et y travailler en sécurité ; Considérant que l’exercice des libertés d’expression et de manifestation ne saurait justifier les destructions matérielles, d’une part, et les entraves, les menaces et les violences vis‑à‑vis des personnes, d’autre part ; Considérant que la présence de mineurs dans les affrontements avec les forces de l’ordre aux abords des lycées impose aux responsables politiques un devoir particulier de responsabilité dans leurs déclarations et leurs actions ; Considérant l’ampleur des troubles qui, à compter du lundi 21 septembre 2026, ont donné lieu à des violences, à la dégradation de 24 établissements scolaires et à la suspension des cours dans 891 lycées, causé des blessures à 715 policiers et gendarmes et conduit à plus de 6 000 interpellations, pour un montant de plusieurs dizaines de millions d’euros de dégâts ; Considérant l’impératif de protéger les mineurs de toute exposition à la violence et de garantir aux élèves comme aux membres du personnel des établissements scolaires des conditions d’étude et de travail sereines ; Considérant que la légitimation publique de la violence par des parlementaires est incompatible avec leurs responsabilités de représentants de la Nation ; Condamne les violences et les dégradations commises dans les établissements scolaires ou à leurs abords, notamment à l’encontre des membres de leur personnel, des élèves, des forces de sécurité intérieure et de la sécurité civile ; Condamne l’instrumentalisation des mobilisations lycéennes à des fins de confrontation violente avec les institutions, ainsi que les déclarations et les comportements de responsables politiques qui banalisent, justifient et encouragent ces violences ; Réaffirme que les élèves doivent pouvoir exprimer pacifiquement leurs revendications et choisir librement de participer ou de ne pas participer à une mobilisation, sans subir de menace ni d’intimidation ; Affirme que la protection des mineurs et des membres du personnel des établissements scolaires doit prévaloir sur toute stratégie partisane et qu’aucun objectif politique ne saurait justifier leur exposition à la violence ; Invite le Gouvernement à : 1. Engager sans délai une réponse effective et diligente aux infractions commises, dans le respect de l’indépendance de l’autorité judiciaire, de la présomption d’innocence et de l’individualisation des sanctions ; 2. Rechercher la réparation systématique des dommages auprès des responsables desdites infractions, conformément au droit applicable, notamment aux dispositions relatives à la responsabilité civile des parents ; 3. Soutenir les élèves, les familles et les membres du personnel des établissements scolaires affectés par ces violences, ainsi que les forces de sécurité intérieure et de la sécurité civile qui assurent leur protection.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N55054.