Aller au contenu principal
Toutes les lois
Environnement
John Englart from Fawkner, Australia · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia
DéposéProposition de loi ordinaire

Renforcer le droit de retrait en période de canicule et instaurer un congé climatique

Où en est ce texte

  1. Étape actuelle : Déposéen attente d'examen
Partager

En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte arrive dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les risques liés aux canicules et aux catastrophes climatiques. Les statistiques indiquent une augmentation des décès liés à la chaleur au travail, avec au moins neuf morts en 2025 et des événements climatiques extrêmes affectant de nombreuses régions. Le droit du travail actuel est jugé insuffisant pour protéger les travailleurs face à ces nouvelles réalités climatiques. La proposition vise à adapter le cadre juridique pour mieux répondre aux enjeux de santé et de sécurité au travail en période de canicule.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 11« le droit du travail demeure insuffisamment adapté à cette nouvelle réalité. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 13« les canicules qui frappent la France dès le début de l’été 2026 ne constituent qu’une des manifestations du nouveau régime climatique. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 19« le dérèglement climatique crée aujourd’hui des risques sociaux nouveaux. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte propose de modifier le code du travail pour instaurer un droit de retrait en cas de canicule et un congé climatique. L'article 1 crée un droit de retrait pour les travailleurs dans les départements en vigilance orange ou rouge canicule, si l'employeur ne respecte pas les obligations de prévention. L'article 2 introduit un congé climatique de cinq jours par an pour les travailleurs vivant dans des zones touchées par des catastrophes naturelles ou des canicules. L'article 3 prévoit une cotisation à la charge des employeurs pour financer ce congé, et l'article 4 aborde la compensation des pertes de recettes pour l'État et la sécurité sociale.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« un travailleur peut se retirer d’une situation même si elle ne présente pas de danger grave et imminent. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 9« a droit à un congé, pris en une ou plusieurs fois, sous réserve que l’activité qu’il exerce ne relève pas d’un secteur ou d’une profession exclus par décret. »
  3. [3] Article 3 · alinéa 4« Le taux de cette cotisation est fixé à 0,1 %. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, les travailleurs dans des départements en vigilance orange ou rouge pourront se retirer sans avoir à prouver un danger imminent, à condition que leur employeur ne respecte pas les obligations de prévention. De plus, un congé climatique de cinq jours par an sera disponible pour les travailleurs dans des zones touchées par des catastrophes naturelles ou des canicules, avec maintien de la rémunération dans la limite d'un plafond. Les employeurs devront financer ce congé par une cotisation de 0,1 % sur les revenus d'activité.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 2 · alinéa 11« la durée du congé climatique ne peut être imputée sur la durée du congé payé annuel. »
  2. [2] Article 3 · alinéa 5« Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions. »
ExempleCas concret avant/après

Julien, ouvrier du bâtiment à Marseille, travaille souvent en extérieur. Avant l'adoption de ce texte, il devait prouver que la chaleur représentait un danger pour se retirer. Avec le nouveau droit de retrait, il pourra quitter son poste lors d'une vigilance rouge sans crainte de sanctions. De plus, s'il vit une canicule, il pourra bénéficier d'un congé climatique de cinq jours, rémunéré, pour se protéger. Cela lui permettra de mieux gérer sa santé pendant les périodes de chaleur extrême.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article 1 er · alinéa 3« un travailleur peut se retirer d’une situation même si elle ne présente pas de danger grave et imminent. »
  2. [2] Article 2 · alinéa 11« la durée du congé climatique ne peut être imputée sur la durée du congé payé annuel. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

Et vous ?

Pour ou contre ce texte ?

Donnez votre avis de citoyen, en un clic. Ce n'est pas le vote des députés : c'est le vôtre.

Votre vote sera enregistré après connexion. Pas de mot de passe — juste votre e-mail.

Votez, puis découvrez

  • Ce qu'en pensent les autres citoyens — vous seriez la première voix sur ce texte

À l'Assemblée nationale

Pas encore de vote

Les députés n'ont pas encore voté sur ce texte en scrutin public.

Prédiction

Ce que chaque groupe pourrait voter

Ce n'est pas un résultat : c'est une estimation, tirée du vote final de chaque groupe sur les textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée. Le vote réel peut être différent. La méthode et sa fiabilité

  • ECOSPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe ECOS a voté pour 9 fois (100 %).

  • LFI-NFPPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LFI-NFP a voté pour 9 fois (100 %).

  • LIOTPour · 100 %

    Sur les 8 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe LIOT a voté pour 8 fois (100 %).

  • NIPour · 100 %

    Sur les 6 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe NI a voté pour 6 fois (100 %).

  • SOCPour · 100 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe SOC a voté pour 9 fois (100 %).

  • GDRPour · 89 %

    Sur les 9 textes déposés par le groupe ECOS déjà votés à l'Assemblée, la majorité du groupe GDR a voté pour 8 fois (89 %).

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (4 articles) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 11L’Institut national de recherche et de sécurité estime qu’au‑delà de 30° C pour une activité sédentaire et de 28° C pour un travail physique, la chaleur présente un risque pour la santé des salariés. Pourtant, le droit du travail demeure insuffisamment adapté à cette nouvelle réalité.
    Alinéa 13Les canicules qui frappent la France dès le début de l’été 2026 ne constituent qu’une des manifestations du nouveau régime climatique dans lequel notre pays est entré.
    Alinéa 19Notre modèle social s’est construit en créant de nouveaux droits pour répondre aux grands risques de chaque époque. Les accidents du travail, la maladie, la vieillesse, le chômage ou la parentalité ont progressivement conduit à l’édification de nouvelles protections collectives. Le dérèglement climatique crée aujourd’hui des risques sociaux nouveaux. Il appelle à son tour des protections nouvelles.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article 1 er

    Alinéa 3« Art. L. 4131 ‑ 1 ‑ 1. – I. – Par exception au premier alinéa de l’article L. 4131‑1, un travailleur peut se retirer d’une situation même si elle ne présente pas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé si le département dans lequel il exerce son activité est touché par un épisode de chaleur intense, défini dans des conditions déterminées par arrêté des ministres chargés du travail, de l’environnement et de l’agriculture.
    Lire Article 1 er en entier
    La quatrième partie du code du travail est ainsi modifiée : 1° Après l’article L. 4131‑1, il est inséré un article L. 4131‑1‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 4131 ‑ 1 ‑ 1. – I. – Par exception au premier alinéa de l’article L. 4131‑1, un travailleur peut se retirer d’une situation même si elle ne présente pas de danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé si le département dans lequel il exerce son activité est touché par un épisode de chaleur intense, défini dans des conditions déterminées par arrêté des ministres chargés du travail, de l’environnement et de l’agriculture. « II. – L’employeur ne peut contester l’exercice de ce droit qu’à condition qu’un agent de l’inspection du travail n’ait pas constaté, à l’occasion d’un contrôle, de méconnaissance des obligations de prévention des risques liés à un épisode de chaleur intense prévues par le décret mentionné à l’article L. 4111‑6, dans des conditions définies par décret. « III. – Un décret, pris après avis des organisations professionnelles et syndicales représentatives au niveau national et interprofessionnel, établit les secteurs dans lesquels le présent article n’est pas applicable en raison de contraintes spécifiques et précise, pour ces mêmes secteurs, les modalités de contrôle régulier de l’application des obligations d’évaluation et de prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense. » ; 2° À l’article L. 4131‑2, après le mot : « imminent », sont insérés les mots : « ou une méconnaissance des obligations de prévention des risques liés à un épisode de chaleur intense » ; 3° L’article L. 4131‑3 est complété par les mots : « ou d’une situation réunissant les conditions prévues à l’article L. 4131‑1‑1 » ; 4° Au second alinéa de l’article L. 4132‑2, après le mot : « danger », sont insérés les mots : « ou la méconnaissance des obligations de prévention des risques liés à un épisode de chaleur intense » ; 5° Au premier alinéa de l’article L. 4132‑3, après le mot : « installation, », sont insérés les mots : « ou sur la méconnaissance par l’employeur des obligations de prévention des risques liés à un épisode de chaleur intense » ; 6° L’article L. 4731‑1 est complété par un 7° ainsi rédigé : « 7° Soit de l’absence de mesures de prévention ou de protection contre les risques liés à un épisode de chaleur intense prévues par le décret mentionné à l’article L. 4111‑6. »
  3. Article 2

    Alinéa 9« Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 1 . – Le salarié résidant ou habituellement employé dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou dans un département touché par un épisode de chaleur intense a droit à un congé, pris en une ou plusieurs fois, sous réserve que l’activité qu’il exerce ne relève pas d’un secteur ou d’une profession exclus par décret, pris après avis des organisations professionnelles et syndicales représentatives au niveau national et interprofessionnel.
    Alinéa 11« Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 2 . – La durée du congé climatique ne peut être imputée sur la durée du congé payé annuel et est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits à congés payés ainsi que pour l’ensemble des autres droits résultant pour l’intéressé de son contrat de travail.
    Lire Article 2 en entier
    I. – Le titre IV du livre I er de la troisième partie du code du travail est ainsi modifié : 1° L’article L. 3141‑5 est complété par un 9° ainsi rédigé : « 9° ) Les périodes pendant lesquelles l’exécution du contrat de travail est suspendue dans le cadre d’un congé climatique. » ; 2° Le chapitre II est complété par une section 5 ainsi rédigée : « Section 5 « Congé climatique « Sous‑section 1 « Ordre public « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 1 . – Le salarié résidant ou habituellement employé dans une zone touchée par une catastrophe naturelle ou dans un département touché par un épisode de chaleur intense a droit à un congé, pris en une ou plusieurs fois, sous réserve que l’activité qu’il exerce ne relève pas d’un secteur ou d’une profession exclus par décret, pris après avis des organisations professionnelles et syndicales représentatives au niveau national et interprofessionnel. « Le congé climatique entraîne la suspension du contrat de travail. À l’issue du congé, le travailleur retrouve son emploi. « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 2 . – La durée du congé climatique ne peut être imputée sur la durée du congé payé annuel et est assimilée à une période de travail effectif pour la détermination des droits à congés payés ainsi que pour l’ensemble des autres droits résultant pour l’intéressé de son contrat de travail. « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 3. – Le bénéfice du congé ne peut être refusé par l’employeur au travailleur remplissant les conditions de l’article L. 3142‑130‑1. Son début peut être différé de vingt‑quatre heures lorsque l’exercice de ce droit aurait pour effet de porter le pourcentage de salariés simultanément absents à ce titre à un niveau excessif au regard de l’effectif total de l’entreprise. « La décision de l’employeur de différer le début du congé intervient après avis du comité social et économique. Elle est motivée. « En cas de différend, la décision de l’employeur peut être directement contestée devant le conseil de prud’hommes, statuant selon la procédure accélérée au fond, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. « Aucune rupture ne peut être prononcée en raison de l’exercice régulier du congé sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat. « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 4. – Bénéficient également du congé climatique, dans des conditions fixées par décret, les agents publics. « Sous‑section 2 « Champ de la négociation collective « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 4 . – Pour mettre en œuvre le droit à congé mentionné à l’article L. 3142‑130‑1, une convention ou un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, une convention ou un accord de branche détermine : « 1° La durée totale maximale du congé, qui ne peut être inférieure à cinq jours ouvrés par année civile ; « 2° Le délais dans lequel le salarié adresse sa demande de congé, qui ne peut être supérieur à vingt‑quatre heures ; « Sous‑section 3 « Dispositions supplétives « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 5. – À défaut de convention ou d’accord mentionné à l’article L. 3142‑130‑4 : « 1° La durée totale maximale du congé est de cinq jours ouvrés par année civile ; « 2° Le délai minimal dans lequel le salarié adresse à l’employeur sa demande de congé est de douze heures ; « Art. L. 3142 ‑ 130 ‑ 6. – Les modalités de la présente section sont déterminées par décret en Conseil d’État » II. – Le titre III du livre IV du code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 1° Avant le dernier alinéa de l’article L. 431‑1, il est inséré un 5° ainsi rédigé : « 5° ) L’indemnité journalière due aux bénéficiaires d’un congé climatique. » 2° Après le 4° de l’article L. 431‑2, il est inséré un 5° ainsi rédigé : « 5° dans le cas prévu par l’article L. 3142‑130‑1, du jour de la catastrophe naturelle ou de l’épisode de chaleur intense. » ; 3° Après le chapitre 4, il est inséré un chapitre IV bis ainsi rédigé : « Chapitre IV bis « Indemnisation du congé climatique « Art. L. 434 ‑ 22 . – Lorsqu’il exerce son droit à congé prévu à l’article L. 3142‑130‑1 du code du travail, l’assuré reçoit, dans la limite de la durée maximale prévue au 1° de l’article L3142‑130‑5, une indemnité journalière versée par la caisse primaire dans les deux semaines suivant l’exercice de son droit à congé. « Art. L. 434 ‑ 23. – L’indemnité journalière est égale au salaire journalier de base mentionné à l’article L433‑2, dans la limite du plafond journalier de la sécurité sociale mentionné à l’article L. 241‑3. »
  4. Article 3

    Alinéa 4« Le taux de cette cotisation est fixé à 0,1 %.
    Alinéa 5« Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que la cotisation prévue à l’article L. 242‑5. »
    Lire Article 3 en entier
    Le code de la sécurité sociale est ainsi modifié : 1° Après l’article L. 242‑6, il est inséré un article L. 242‑6‑1 ainsi rédigé : « Art. L. 242 ‑ 6 ‑ 1. – I. – Il est institué une cotisation additionnelle assise sur les revenus d’activité des salariés et des agents publics tels qu’ils sont pris en compte pour la détermination de l’assiette des cotisations définie à l’article L. 242‑1. Le produit de la cotisation est affecté à la branche mentionnée au 2° de l’article L. 2002 du code de la sécurité sociale. « Le taux de cette cotisation est fixé à 0,1 %. « Elle est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que la cotisation prévue à l’article L. 242‑5. » 2° L’article L. 242‑7 est complété par un II ainsi rédigé : « II. – Les ristournes ou les cotisations supplémentaires peuvent être appliquées à la cotisation prévue à l’article L. 242‑6‑1 pour tenir compte des mesures de prévention prises contre les risques liés aux épisodes de chaleur intense ou de l’existence d’un plan de transition prévu au cinquième alinéa de l’article L. 229‑25 du code de l’environnement dans les mêmes conditions que celles prévues au I.
Newsletter quotidienne · gratuite · sans pub

Suivez les lois qui changent votre quotidien

Chaque matin à 7h : les nouvelles lois en discussion, vulgarisées en 3 min. Sans pub, sans bullshit.

  • Lois du jour vulgarisées (contexte, à retenir, ce que ça change)
  • 5 articles politiques marquants, sourcés
  • Aucune pub, aucune revente, désinscription en 1 clic
Fréquence

Sans publicité. Sans revente. Désinscription en 1 clic.

Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54858.