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Department of Foreign Affairs and Trade · CC BY 2.0 · Wikimedia
RejetéRésolution Article 34-1

Garantir un accès continu à l’eau potable dans les territoires ultramarins

Où en est ce texte

  1. Étape franchie : Dépôt
  2. Étape actuelle : Rejetévote de l'Assemblée
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En clair

Synthèse neutre, factuelle et sourcée

PourquoiLe contexte

Ce texte arrive dans un contexte où l'accès à l'eau potable dans les territoires ultramarins est souvent interrompu, entraînant des conséquences sur la santé et la dignité des habitants. Les coupures d'eau sont fréquentes, notamment à Mayotte, en Guyane, en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion et à Saint-Martin. Ces difficultés sont liées à des infrastructures insuffisantes et à des crises climatiques. Le texte vise à répondre à cette situation d'urgence en mobilisant les moyens de l'État pour garantir un accès continu à l'eau potable.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Exposé des motifs · alinéa 3« Or, aujourd’hui, en France, des femmes, des hommes et des enfants ont soif. »
  2. [2] Exposé des motifs · alinéa 5« une partie des habitants des territoires ultramarins vit sous le régime répété des coupures et des tours d’eau. »
  3. [3] Exposé des motifs · alinéa 7« une partie de la population organise sa vie autour de coupures tournantes pouvant durer plusieurs jours par semaine. »
  4. [4] Exposé des motifs · alinéa 10« la présente proposition de résolution invite donc le Gouvernement à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des prérogatives, dispositifs et moyens à la disposition de l’État. »
QuoiCe que dit le texte

Le texte invite le Gouvernement à agir pour garantir un accès continu à l'eau potable dans les territoires ultramarins. Il se base sur plusieurs articles de la Constitution et du code de l'environnement, affirmant que l'accès à l'eau potable est un droit fondamental. Il souligne que les difficultés d'accès à l'eau dans ces territoires nécessitent une intervention de l'État, en partenariat avec les collectivités locales, pour mettre fin à l'urgence sanitaire liée à cette question.

▸4 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 2« Vu l’article 34‑1 de la Constitution ; »
  2. [2] Article unique · alinéa 7« l’accès effectif et continu de tous à une eau potable de qualité constitue une exigence de dignité, de santé publique et d’égalité réelle entre les citoyens. »
  3. [3] Article unique · alinéa 9« la solidarité nationale justifie, lorsque l’ampleur de la crise excède les capacités locales, une intervention exceptionnelle, temporaire et proportionnée de l’État. »
  4. [4] Article unique · alinéa 10« Invitez le Gouvernement à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des prérogatives, dispositifs et moyens dont dispose l’État. »
Pour quiCe que ça change concrètement

Si le texte est adopté, l'État mobilisera des moyens pour garantir un accès immédiat à l'eau potable dans les territoires ultramarins. Cela inclut la possibilité de suppléer aux défaillances des collectivités locales lorsque celles-ci ne peuvent pas répondre aux besoins. L'objectif est de mettre fin aux coupures d'eau et d'assurer un approvisionnement constant et de qualité pour tous les usagers.

▸3 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 8« Mayotte, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Saint‑Martin connaissent, à des degrés divers, des difficultés persistantes d’accès. »
  2. [2] Article unique · alinéa 9« une intervention exceptionnelle, temporaire et proportionnée de l’État, conduite en partenariat avec les collectivités territoriales. »
  3. [3] Article unique · alinéa 10« garantir à chaque usager un accès effectif et immédiat à l’eau potable. »
ExempleCas concret avant/après

Jean, habitant de Mayotte, subit régulièrement des coupures d'eau qui peuvent durer plusieurs jours. Actuellement, il doit stocker de l'eau et acheter de l'eau en bouteille pour ses besoins quotidiens. Avec l'adoption de ce texte, l'État interviendrait pour garantir un approvisionnement constant en eau potable, ce qui lui permettrait de ne plus avoir à s'inquiéter des coupures et de bénéficier d'une eau de qualité sans interruption.

▸2 sources dans le texte officiel
  1. [1] Article unique · alinéa 7« l’accès effectif et continu de tous à une eau potable de qualité constitue une exigence de dignité. »
  2. [2] Article unique · alinéa 10« garantir à chaque usager un accès effectif et immédiat à l’eau potable. »
Chaque phrase est sourcée et liée à un alinéa précis du texte. Aucune affirmation ne provient d'une source externe ni d'une interprétation politique. Chaque référence renvoie au passage cité, reproduit plus bas sur cette page.

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Rejeté

  • 156pour
  • 160contre
  • 6abstentions

Groupe par groupe

  • RNPour

    120 pour · 0 contre · 0 abst.

  • LFI-NFPContre

    0 pour · 53 contre · 0 abst.

  • SOCContre

    0 pour · 46 contre · 0 abst.

  • EPRContre

    0 pour · 25 contre · 0 abst.

  • ECOSContre

    0 pour · 21 contre · 0 abst.

  • UDDPLRPour

    17 pour · 0 contre · 0 abst.

  • DRPour

    15 pour · 0 contre · 0 abst.

  • GDRContre

    0 pour · 8 contre · 0 abst.

  • HORPour

    4 pour · 1 contre · 1 abst.

  • DEMAbstention

    0 pour · 1 contre · 5 abst.

  • LIOTContre

    0 pour · 5 contre · 0 abst.

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Assemblée nationale et Sénat

Comment ce texte a été voté

  1. Assemblée nationaleLecture unique

    Rejeté

    Scrutin public n° 8609 : 156 pour, 160 contre. Le vote de chaque député

Source : dossier législatif de l'Assemblée nationale.

Passages cités dans le texte officiel

Les alinéas sur lesquels s'appuie la synthèse ci-dessus, reproduits à l'identique. Le texte complet (1 article) est dans l'onglet « Le texte ». Texte intégral sur assemblee-nationale.fr

  1. Exposé des motifs

    Alinéa 3Avant la répartition des compétences, les procédures administratives et la hiérarchie des normes, il y a la hiérarchie des besoins humains. La pyramide de Maslow place à sa base les besoins physiologiques sans lesquels aucun autre droit ne peut réellement s’exercer. Boire en est le deuxième après respirer. Or, aujourd’hui, en France, des femmes, des hommes et des enfants ont soif. Des citoyens français ne savent pas toujours quand l’eau coulera de nouveau au robinet ni si elle pourra être consommée sans danger.
    Alinéa 5Alors qu’en métropole la continuité de l’alimentation en eau potable est la règle et que son interruption demeure exceptionnelle, une partie des habitants des territoires ultramarins vit sous le régime répété des coupures et des tours d’eau. Cette différence de traitement est une rupture concrète d’égalité. Les mêmes citoyens, soumis aux mêmes lois et titulaires des mêmes droits, ne disposent pas des mêmes garanties lorsqu’il s’agit de satisfaire le besoin le plus élémentaire qui soit.
    Alinéa 7Mayotte concentre cette urgence dans sa forme la plus brutale. Depuis plus de dix ans, une partie de la population organise sa vie autour de coupures tournantes pouvant durer plusieurs jours par semaine. Des familles stockent l’eau quand elles le peuvent, achètent à prix élevé de l’eau en bouteille et renoncent parfois à certains usages pourtant indispensables. Dans ce contexte sanitaire dégradé, des maladies que l’on croyait disparues réapparaissent, notamment le choléra et la diphtérie. Quand des habitants ont soif et que de telles maladies reviennent, il n’est plus possible de parler d’un simple dysfonctionnement du service : il s’agit d’une urgence sanitaire et humaine.
    Alinéa 10La présente proposition de résolution invite donc le Gouvernement à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des prérogatives, dispositifs et moyens à la disposition de l’État pour permettre un accès à l’eau potable dans les territoires ultramarins. Cette mobilisation, adaptée à chaque territoire et menée avec les collectivités compétentes, ne constitue pas une recentralisation générale. Elle traduira enfin la solidarité nationale face à une rupture manifeste d’égalité, pour le temps nécessaire à ce qu’il y soit mis fin. En France, le lieu de résidence, qu’il soit en métropole ou dans un territoire ultramarin, ne doit jamais déterminer si une personne peut boire, se laver ou protéger ses enfants de la maladie. Des Français ont soif : nous devons agir maintenant.

    Lire la suite dans le texte officiel

  2. Article unique

    Alinéa 2Vu l’article 34‑1 de la Constitution ;
    Alinéa 7Considérant que l’accès effectif et continu de tous à une eau potable de qualité constitue une exigence de dignité, de santé publique et d’égalité réelle entre les citoyens ;
    Alinéa 8Considérant que Mayotte, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Saint‑Martin connaissent, à des degrés divers, des difficultés persistantes d’accès, de continuité ou de qualité du service public de l’eau potable ;
    Alinéa 9Considérant que la solidarité nationale justifie, lorsque l’ampleur de la crise excède les capacités locales, une intervention exceptionnelle, temporaire et proportionnée de l’État, conduite en partenariat avec les collectivités territoriales ;
    Alinéa 10Invite le Gouvernement à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des prérogatives, dispositifs et moyens dont dispose l’État pour mettre fin à l’urgence sanitaire en Outre‑mer tenant aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable, le cas échéant en suppléant les défaillances locales, de façon à garantir à chaque usager un accès effectif et immédiat à l’eau potable.
    Lire Article unique en entier
    L’Assemblée nationale, Vu l’article 34‑1 de la Constitution ; Vu l’article 136 du Règlement de l’Assemblée nationale ; Vu l’article 1 er de la Charte de l’environnement de 2004 adossée à la Constitution par la loi constitutionnelle n° 2005‑205 du 1 er mars 2005 ; Vu les dispositions du code de l’environnement relatives au droit d’accéder à l’eau potable et notamment son article L. 210‑1 ; Vu le code de la santé publique et notamment son article L. 1321‑1 A ; Considérant que l’accès effectif et continu de tous à une eau potable de qualité constitue une exigence de dignité, de santé publique et d’égalité réelle entre les citoyens ; Considérant que Mayotte, la Guyane, la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion et Saint‑Martin connaissent, à des degrés divers, des difficultés persistantes d’accès, de continuité ou de qualité du service public de l’eau potable ; Considérant que la solidarité nationale justifie, lorsque l’ampleur de la crise excède les capacités locales, une intervention exceptionnelle, temporaire et proportionnée de l’État, conduite en partenariat avec les collectivités territoriales ; Invite le Gouvernement à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des prérogatives, dispositifs et moyens dont dispose l’État pour mettre fin à l’urgence sanitaire en Outre‑mer tenant aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable, le cas échéant en suppléant les défaillances locales, de façon à garantir à chaque usager un accès effectif et immédiat à l’eau potable.
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Données issues du référentiel officiel de l'Assemblée Nationale (open data, mises à jour automatiquement chaque jour). Identifiant AN : DLR5L17N54844.